Michel Maffesoli, Logique de l’assentiment : dire oui à la vie, Le Cerf, Paris, 2023, 220 p.
- Par Fabio La Rocca
Pages 113 à 115
Citer cet article
- LA ROCCA, Fabio,
- La Rocca, Fabio.
- La Rocca, F.
https://doi.org/10.3917/soc.160.0113
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- La Rocca, F.
- La Rocca, Fabio.
- LA ROCCA, Fabio,
https://doi.org/10.3917/soc.160.0113
Nous abordons une nouvelle époque : telle est la devise, pourrait-on dire, de la proposition de cette logique de l’assentiment proposée par Michel Maffesoli. Un dire « oui à la vie » comme une forme d’ajustement à ce qui est, le monde tel que nous le vivons, à un ordre des choses. Il s’agit ici d’une forme d’accordance avec le réel vécu dans sa complexité existentielle. Complexité qui émerge dans le tissage de diverses formes sociales donnant expression au vécu quotidien à travers une « manière d’être expérientielle ». Il y a alors une sorte de tournant épochal, ou mieux une « transmutation épochale » (chap. VIII) où s’enracine cette volonté de puissance vitaliste, pourrait-on dire, ce « oui tout de même » à la vie qui exprime bien la socialité, terme introduit dans le domaine de la connaissance sociologique par l’auteur depuis les années 1980, qu’exprime et renforce l’idée que le lien social au-delà de l’aspect rationnel repose sur la force de l’émotionnel, le partage des affects et sentiments en commun, du tribalisme dont aujourd’hui nous ne pouvons plus nier la pertinence dans la compréhension de la vie quotidienne. Dans cette réflexion d’un « oui à la vie », on sent tout de même l’écho nietzschéen d’un amor fati et donc d’une acceptation dans un monde tel qu’il est ; un monde fondé sur un dynamisme expressif comme celui de la communauté qu’il faut, par-delà le bien et le mal pour parler comme Nietzsche, accepter comme un « idéal » (chap. IV) permettant, par ce fait, une forme d’adhésion au réel, une accordance structurelle, une dynamique agissante dans les sphères de la vie et dans la subséquente importance de l’altérité…