Compte rendu

Félix Dubois, Tombouctou la mystérieuse, Brinon-sur-Sauldre, éditions Grandvaux, 2010, 432 pages

Pages 203c à 206c

Citer cet article


  • Le Moing, M.
(2011). Félix Dubois, Tombouctou la mystérieuse, Brinon-sur-Sauldre, éditions Grandvaux, 2010, 432 pages. Sigila, 28(2), 203c-206c. https://doi.org/10.3917/sigila.028.0203c.

  • Le Moing, Monique.
« Félix Dubois, Tombouctou la mystérieuse, Brinon-sur-Sauldre, éditions Grandvaux, 2010, 432 pages ». Sigila, 2011/2 N° 28, 2011. p.203c-206c. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-sigila-2011-2-page-203c?lang=fr.

  • LE MOING, Monique,
2011. Félix Dubois, Tombouctou la mystérieuse, Brinon-sur-Sauldre, éditions Grandvaux, 2010, 432 pages. Sigila, 2011/2 N° 28, p.203c-206c. DOI : 10.3917/sigila.028.0203c. URL : https://shs.cairn.info/revue-sigila-2011-2-page-203c?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/sigila.028.0203c


1 Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1897 par la Librairie Flammarion (Édition du Figaro), n’avait pas été réédité à ce jour. Monument de la littérature saharienne, il a été couronné par l’Académie française. L’auteur, le journaliste Félix Dubois, a écrit là un reportage remarquablement documenté sur son voyage en train, à cheval, puis en bateau et en pirogue au fil du Sénégal puis du Niger, de Dakar à Tombouctou à la fin du xixe siècle, à l’époque où débuta la colonisation française du Soudan. L’ouvrage se divise en deux parties : le voyage de Dakar à Tombouctou et la description de cette ville étrange, construite en brique crue et donc plusieurs fois reconstruite.

2 Tombouctou, reine du Soudan, ville des sables située à la limite sud du Sahara, dans la boucle du Niger, à la limite entre l’Afrique de l’Ouest et le monde arabe, point de jonction entre le nord et le sud de l’Afrique, doit sa fascination au fait que, au fil des siècles, elle fut soumise à des occupations de toutes sortes, convoitée par les touaregs, le Maroc, l’Égypte, l’Angleterre et… la France. Ce sont les Maures venus d’Espagne qui ont fait sa grandeur dès le ixe siècle. Finalement islamisée, elle est devenue « la » ville sainte, dotée de deux grandes mosquées et d’un oratoire en pisé, siège d’une université célèbre, sœur cadette des universités du Caire. La bibliothèque de la mosquée de Sankoré (un quartier de la ville) comprenait presque toute la littérature arabe. S’y côtoyaient les productions littéraires d’Espagne, du Maroc comme celles de Syrie et de Bagdad.

3 De nombreuses gravures d’une précision remarquable, exécutées à partir de photos de l’auteur, enrichissent cet ouvrage vraiment original et plein d’enseignements.

4 Monique Le Moing


Date de mise en ligne : 01/01/2019

https://doi.org/10.3917/sigila.028.0203c