L’écologie industrielle et territoriale : une réponse concrète aux tensions sur les ressources
- Par Nathalie Boyer
Pages 50 à 52
Citer cet article
- BOYER, Nathalie,
- Boyer, Nathalie.
- Boyer, N.
https://doi.org/10.3917/servir.543.0050
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- Boyer, N.
- Boyer, Nathalie.
- BOYER, Nathalie,
https://doi.org/10.3917/servir.543.0050
Dans un contexte de fortes tensions sur les ressources naturelles, accentuées par le changement climatique, les crises géopolitiques et les enjeux de souveraineté, une question centrale s’impose : comment faire face à ces pressions multiples ?
Pour y répondre, les organisations doivent repenser en profondeur leur modèle économique et intégrer de nouvelles logiques de création de valeur. Parmi les leviers de transformation, l’économie circulaire s’impose comme une voie structurante, fondée sur la sobriété, le réemploi, le recyclage et la valorisation des ressources. Elle ouvre la voie à de nouveaux modèles économiques tels que l’éco-conception, l’économie de la fonctionnalité mais aussi à des approches plus collaboratives, où les acteurs d’un même territoire unissent leurs forces pour mutualiser leurs moyens et valoriser leurs flux : c’est tout le sens de l’écologie industrielle et territoriale (EIT).Car la transition ne se décrète pas, elle se construit sur le terrain. L’économie circulaire sera territoriale ou ne sera pas. C’est à l’échelle locale que se tissent et se pérennisent les boucles de valeur, grâce à la coopération entre entreprises, collectivités et citoyens. C’est là que l’EIT prend toute sa dimension, transformant les contraintes en leviers de durabilité et d’autonomie.
En France, l’EIT se déploie à travers une gouvernance organisée sur trois niveaux complémentaires :
Au niveau national, une feuille de route pilotée par l’ADEME structure l’action, notamment via le réseau SYNAPSE, chargé de l’animation et de la montée en puissance de l’écosystème EIT…
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