La BPI Lumière : restaurer une bibliothèque, penser l’économie circulaire
- Par Luis Cercos
Pages 44 à 47
Citer cet article
- CERCOS, Luis,
- Cercos, Luis.
- Cercos, L.
https://doi.org/10.3917/servir.543.0044
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- Cercos, L.
- Cercos, Luis.
- CERCOS, Luis,
https://doi.org/10.3917/servir.543.0044
La relocalisation de la BPI dans l’immeuble Lumière s’inscrit dans le cadre du projet de rénovation du Centre Pompidou et de la fermeture temporaire de la bibliothèque de la rue Beaubourg à partir de mars 2025. Dès 2023, la mission a été définie : garantir la continuité du service public en implantant, dans un immeuble de bureaux, une bibliothèque transitoire respectant l’identité de la BPI (accès libre, gratuité, ouverture à tous).
Les contraintes étaient multiples : délais très courts, enveloppe budgétaire contrainte et impératifs stricts de sécurité et d’accessibilité. L’enjeu était de transformer deux plateaux de bureaux en une bibliothèque nationale de référence, capable d’accueillir simultanément 1 550 lecteurs et une centaine de personnels (accueil, nettoyage, maintenance, sécurité).
Ouvrir une bibliothèque, c’est toujours restaurer la mémoire collective. Comme l’écrivait Jorge Luis Borges, « je m’étais toujours imaginé le paradis comme une sorte de bibliothèque » : un lieu où la mémoire du monde se concentre et se transmet. Une bibliothèque est, avant tout, un espace où se conserve, s’actualise et se transmet le patrimoine intellectuel de l’humanité, dans une tension permanente entre mémoire et modernité. De ce point de vue, concevoir une nouvelle bibliothèque est toujours, d’abord et avant tout, une opération de conservation patrimoniale.Cette conservation peut prendre plusieurs formes :
une opération de restauration des architectures anciennes qui abritent les collections (pensons, par exemple, à la Bibliothèque Richelieu, récemment rénovée dans le respect de son histoire)…
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