Cyberpédocriminalité : dérives polymorphes et technologiques
- Par Véronique Béchu
Pages 40 à 41
Citer cet article
- BÉCHU, Véronique,
- Béchu, Véronique.
- Béchu, V.
https://doi.org/10.3917/servir.541.0040
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- Béchu, V.
- Béchu, Véronique.
- BÉCHU, Véronique,
https://doi.org/10.3917/servir.541.0040
Notes
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[1]
CIIVISE, novembre 2023 et CIASE, octobre 2023.
-
[2]
Rapport ONE in FIVE Campain, février 2012.
-
[3]
Loi n° 2021-478 du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste.
-
[4]
e-Enfance 3018.
-
[5]
En 2024, l’Office mineurs a traité 7 dossiers d’exploitation sexuelle de mineurs en ligne dont les auteurs présumés étaient des mineurs de 14 à 17 ans (victimes âgées de 2 à 9 ans). Rapport Véronique BECHU, audience publique FFCRIAVS, juin 2025.
-
[6]
35 millions effectués auprès du National Center for Missing and Exploited Children en 2024
Les violences sexuelles à l’égard des mineurs ont évolué à l’unisson des nouvelles technologies de communication. Les pédocriminels se sont rapidement emparés de toutes les possibilités que leur offre l’espace numérique : multiplicité, rapidité, facilité de passage à l’acte, adoptant tout nouvel outil développé démultipliant ainsi le nombre de leurs victimes.
Le constat est sans appel : la pédocriminalité est une délinquance de masse, systémique. Les spécialistes évaluent à 5,5 millions le nombre de français adultes victimes de violences sexuelles dans l’enfance et estiment qu’un enfant est victime toutes les trois minutes chaque année. Or, Internet, espace numérique qui a révolutionné notre quotidien, nos modes de vie, nos interactions aux autres, a multiplié le nombre de victimes par deux : actuellement un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles en ligne ou hors ligne selon le Conseil de l’Europe.
La cyberpédocriminalité se traduit dans l’imaginaire du grand public par le Darknet, ses réseaux criminels internationaux structurés et tentaculaires, alors qu’il s’agit d’une criminalité organisée autour de l’individualité et de la proximité. Ainsi, le Net a permis aux individus ayant des appétences pour les mineurs de pouvoir « faire communauté » bien que cultivant toujours ce goût pour l’individualité et la discrétion. Mais Internet a immanquablement favorisé le contact avec les mineurs d’aujourd’hui numériquement outillés très jeunes et hyperconnectés, mais aussi les échanges de contenus illicites et l’émulation à la création de toujours plus d’images et de vidéos…
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