Article de revue

Face à la violence de certains enfants, opposer une action « contenante »

Pages 30 à 32

Citer cet article


  • Entretien avec Berger, M.,
  • Lemierre, R.,
  • Propos recueillis par Bayle, C.
(2025). Face à la violence de certains enfants, opposer une action « contenante » Servir, 541(8), 30-32. https://doi.org/10.3917/servir.541.0030.

  • Entretien avec Berger, Maurice.,
  • et al.
« Face à la violence de certains enfants, opposer une action “contenante” ». Servir, 2025/8 n° 541, 2025. p.30-32. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-servir-2025-8-page-30?lang=fr.

  • Entretien avec BERGER, Maurice,
  • LEMIERRE, Régis,
  • Propos recueillis par BAYLE, Cyriaque,
2025. Face à la violence de certains enfants, opposer une action « contenante » Servir, 2025/8 n° 541, p.30-32. DOI : 10.3917/servir.541.0030. URL : https://shs.cairn.info/revue-servir-2025-8-page-30?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/servir.541.0030


SeRVir : La moyenne d’âge globale des émeutiers de juin 2023 se situait entre 17 et 18 ans, 1/3 des interpellés étaient mineurs (ministere de l’intérieur). Depuis 2019, entre 16% et 23% des mis en cause pour port d’arme sont mineurs, soit près de 3 000 jeunes chaque année (rapport Moutchou au Premier ministre), avec une succession retentissante d’agressions ces derniers mois (Nogent, Châteauroux, Paris, Évreux, etc.). Que disent ces faits sur certains jeunes ? Une partie de la jeunesse est-elle devenue hors de contrôle ?Régis Lemierre : Oui, une partie de la jeunesse est désormais hors de contrôle, ne craint plus l’autorité de l’Etat et des forces de police qu’elle attaque régulièrement. Cette jeunesse est dangereuse pour notre sécurité et elle est d’ailleurs devenue une source de recrutement pour le narcotrafic qui menace la France.SeRVir : Régis Lemierre, vous avez travaillé 40 ans à la protection judiciaire de la jeunesse. Comment analysez-vous son évolution ?R.L. : La Protection Judiciaire de la jeunesse a oublié qu’éduquer, c’est permettre aux mineurs qui lui sont confiés de devenir des sujets de droit (donc de devoirs), ce qui implique d’accepter de les contenir, de leur apprendre à maitriser leurs pulsions. L’Education Surveillée est devenue en 1990 Protection judiciaire de la Jeunesse, nouvelle appellation qui traduit une rupture dans la prise en charge des mineurs délinquants. Depuis 1970, la contrainte s’efface progressivement devant la recherche de l’adhésion du mineur et les éducateurs hésitent souvent à faire des rapports d’incident aux magistrats quand il ne respecte pas le placement et en cas de violence envers d’autres jeunes ou même d’éducateurs…


Date de mise en ligne : 27/03/2026

https://doi.org/10.3917/servir.541.0030

Cet article est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Revues

À partir de 25€ par mois

300 revues en texte intégral au cœur de votre métier

Acheter ce numéro

10,00 €

44 pages, format électronique (HTML et PDF, par article)

Acheter cet article

3,50 €

3 pages format électronique (HTML et PDF)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?