Les énarques en politique ? Il en faudrait plus !
- Entretien avec François Hollande,
- Propos recueillis par Marianne Robinot Cottet-Dumoulin
- et Pierre-François Couture
Pages 35 à 36
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- Entretien avec HOLLANDE, François,
- Propos recueillis par ROBINOT COTTET-DUMOULIN, Marianne
- et COUTURE, Pierre-François,
- Entretien avec Hollande, François.,
- et al.
- Entretien avec Hollande, F.,
- Propos recueillis par Robinot Cottet-Dumoulin, M.
- et Couture, P.-F.
https://doi.org/10.3917/servir.540.0035
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- Entretien avec Hollande, F.,
- Propos recueillis par Robinot Cottet-Dumoulin, M.
- et Couture, P.-F.
- Entretien avec Hollande, François.,
- et al.
- Entretien avec HOLLANDE, François,
- Propos recueillis par ROBINOT COTTET-DUMOULIN, Marianne
- et COUTURE, Pierre-François,
https://doi.org/10.3917/servir.540.0035
Il est vrai qu’à l’époque, nombreux étaient les hauts fonctionnaires qui franchissaient le pas vers la vie politique, de Giscard à Chirac, en passant par Juppé, Jospin, Chevènement, ou Villepin. Ce passage nourrissait d’ailleurs une certaine méfiance vis-à-vis des énarques : on leur reprochait une conception trop centralisée du pouvoir. Mais cela, selon moi, ne portait pas atteinte, ni à l’État ni au prestige de l’école. Au contraire, la forte présence d’énarques en politique a contribué à sa notoriété.
Aujourd’hui, ce lien s’est distendu : peu d’anciens élèves s’engagent dans la vie parlementaire ou municipale. Pourquoi ? Parce que la politique est devenue moins attractive, plus incertaine, moins durable. Et aussi parce que les carrières dans l’administration ou le secteur privé offrent davantage de sécurité et de rémunération. Je le regrette : il était sain que 5 % d’une promotion, par exemple, choisisse la vie publique. Aujourd’hui, c’est beaucoup moins.
Quant aux cours, deux domaines me paraissent essentiels et trop négligés : la psychologie et les ressources humaines. Un haut fonctionnaire doit savoir comment les individus réagissent dans l’épreuve, en situation de crise, être préparé à gérer des équipes comme des citoyens. J’ajouterais également des connaissances en matière de santé publique et de risques collectifs, car ce sont des réalités auxquelles l’État est confronté de façon récurrente.
J’ajouterai une précision : lorsque je suis devenu Président, mes camarades de promotion ont parfois souffert d’une suspicion injuste…
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