En Europe, le nouveau temps de la PAC (Perplexité Agricole Commune)
Pages 35 à 38
Citer cet article
- DUCROS, Emmanuelle,
- Ducros, Emmanuelle.
- Ducros, E.
https://doi.org/10.3917/servir.536.0035
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- Ducros, E.
- Ducros, Emmanuelle.
- DUCROS, Emmanuelle,
https://doi.org/10.3917/servir.536.0035
Bien avant que les agriculteurs français retournent les panneaux d’entrées de village pour signifier “qu’on marche sur la tête” et qu’ils prennent la route avec leurs tracteurs début 2024, d’autres colères agricoles s’étaient manifestées en Europe, et d’autres se sont manifestées après. Le mouvement de doutes et de protestations paysan a agité, depuis 2022, quasiment tous les pays européens. A chaque fois, manifs monstres, routes ou ports longuement bloqués par des tracteurs. A chaque fois, aussi, un large soutien populaire.
Ces colères agricoles ont eu pour particularité de naître d’étincelles politiques locales, et de se poursuivre sur des revendications transversales et communes. La crainte du changement climatique et la difficulté de transformer les pratiques à marche forcée. Le ras-le-bol des concurrences importées, déloyales par leurs coûts ou leurs pratiques. La dénonciation des contraintes à la production devenues étouffantes, la faiblesse des revenus.
Avec, en toile de fond, une question lancinante : quelle stratégie pour la première puissance agricole mondiale, structurée, depuis 1962, par la politique agricole commune – qui reste à ce jour la seule politique intégrée de l’UE ? La PAC a assuré la prospérité de l’Union, a apporté une nourriture abondante et saine au continent. Elle lui a aussi permis d’exporter et de devenir la première zone de production au monde, tout en faisant valoir les meilleurs standards environnementaux. Mais la suite est moins lisible…
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