Quel modèle pour nos armées ?
- Par Guillaume Pinget
Pages 44 à 46
Citer cet article
- PINGET, Guillaume,
- Pinget, Guillaume.
- Pinget, G.
https://doi.org/10.3917/servir.525.0044
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- Pinget, Guillaume.
- PINGET, Guillaume,
https://doi.org/10.3917/servir.525.0044
La loi de programmation militaire 2024-2030 porte « l’ambition d’un modèle rénové pour nos armées, au service d’une France souveraine qui défend son autonomie stratégique, puissance indépendante, libre de ses choix et de ses alliances et fiable comme partenaire diplomatique et militaire. Cette ambition s’inscrit dans le cadre d’alliances, en particulier au sein de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La présente loi assure la continuité de la défense du territoire national, notamment de nos outre-mer, qui permettent à la France de détenir la deuxième zone économique exclusive (ZEE) la plus étendue du monde. »
Pour décrire le modèle d’armée, il y a trois manières d’aborder le sujet, qui sont dépendantes et intimement liées. La première, s’appuie sur les grands paramètres structurants : armée professionnelle, conscription, place de la réserve, rôle des armées sur le territoire national et à l’étranger, cadre d’action, permanence de forces à l’étranger, niveau de souveraineté ou dépendances acceptées vis-à-vis d’États tiers, ambition pour l’industrie et l’économie de défense. La seconde, plus organique et à laquelle on pense spontanément, consiste en une description des grands commandements, des forces, des équipements qu’ils mettent en œuvre et des formats humains qu’ils recouvrent (active, réserves, garde nationale…). On peut y associer l’organisation du ministère qui permet le fonctionnement du modèle d’armée, qui se complète d’un modèle de soutiens et se prolonge dans le modèle de défense et de sécurité dans lequel il s’inscrit…
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