Article de revue

Avant-propos

Pages 9 à 32

Citer cet article


  • Caseau, A.-C.,
  • Mofakhami, M.
  • et Rossignol-Brunet, M.
(2025). Avant-propos. Revue française des affaires sociales, 252(2), 9-32. https://doi.org/10.3917/rfas.252.0009.

  • Caseau, Anne-Cécile.,
  • et al.
« Avant-propos ». Revue française des affaires sociales, 2025/2 n° 252, 2025. p.9-32. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-francaise-des-affaires-sociales-2025-2-page-9?lang=fr.

  • CASEAU, Anne-Cécile,
  • MOFAKHAMI, Malo
  • et ROSSIGNOL-BRUNET, Mathieu,
2025. Avant-propos. Revue française des affaires sociales, 2025/2 n° 252, p.9-32. DOI : 10.3917/rfas.252.0009. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-francaise-des-affaires-sociales-2025-2-page-9?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rfas.252.0009


Notes

  • [1]
    Voir la note de l’Insee : « L’essentiel sur… la pauvreté » [en ligne] insee.fr.
  • [2]
    Une distinction explicitée dans Brodiez-Dolino (2016).
  • [3]
    Les statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV) et les enquêtes sur les revenus fiscaux et sociaux (ERFS).

Mise en avant par les médias, en particulier depuis la crise sanitaire de 2020, la question de la précarité étudiante apparaît aujourd’hui centrale. Les difficultés d’accès aux produits de première nécessité et aux ressources financières des étudiant·es ont été largement documentées (Amsellem-Mainguy et Vuattoux, 2022 ; Caseau, 2025 ; Guénée et al., 2021), avec des chiffres alarmants : selon l’enquête Ifop-Cop1 (2023), deux étudiant·es sur trois ont déjà sauté un repas faute de moyens. La crise a également mis en exergue l’impact de cette précarité sur la santé mentale des étudiant·es, en particulier pour celles et ceux en situation d’isolement ou de vulnérabilité économique (Roux et al., 2021).
Si la pandémie a exacerbé ces problématiques, elle ne les a pas créées ex nihilo. Dès les années 1960-1970, les travaux de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron (1964) soulignaient les inégalités d’accès à l’université. Dans les années 1980, la massification de l’enseignement supérieur s’est accompagnée d’une détérioration des conditions d’études, menant certains chercheurs à évoquer une « prolétarisation » des étudiant·es (Baudelot et al., 1981). En 1998, Valérie Erlich questionnait la pertinence de la notion de « précarisation » pour évoquer les transformations de l’univers étudiant, notion qui traduisait autant la détérioration des conditions de vie durant les études que l’incertitude croissante quant à l’insertion professionnelle.
La question des conditions de vie des étudiant·es, remise au premier plan durant la crise sanitaire, est, à bien des égards, révélatrice de la complexité des espaces sociaux…


Date de mise en ligne : 27/08/2025

https://doi.org/10.3917/rfas.252.0009

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