La quasi-guerre. Le conflit entre la France et les États-Unis, 1796-1800, Éric Schnakenbourg, Paris, Tallandier, 2024, 320 p.
- Par Lucien Bély
Pages 297 à 298
Citer cet article
- BÉLY, Lucien,
- Bély, Lucien.
- Bély, L.
https://doi.org/10.3917/rhd.243.0098
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- Bély, Lucien.
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https://doi.org/10.3917/rhd.243.0098
Éric Schnakenbourg est un historien moderniste, directeur du centre de recherches d’histoire de Nantes, spécialiste de l’histoire des relations internationales, en particulier dans les pays du nord de l’Europe. Il a publié récemment un remarquable ouvrage de synthèse sur Le monde atlantique. Un espace en mouvement, xve - xviiie siècle (2021). Il a lui-même travaillé et dirigé des ouvrages sur la neutralité, ce qui l’a guidé vers ce conflit larvé entre France et États-Unis entre 1796 et 1800. Conflit paradoxal aussi puisque la France a soutenu puissamment, à partir de 1778, la jeune République dans sa guerre d’indépendance contre la Grande-Bretagne. Une fois la paix signée en 1783, les Américains se rapprochent de l’ancienne métropole, ce qui crée une certaine désillusion en France. Lorsque la Révolution française commence, l’opinion publique outre-Atlantique se divise entre ceux qui regardent les événements avec faveur et ceux qui sont hostiles aux débordements. En tout cas, quand la guerre éclate en Europe, la jeune nation refuse d’y être entraînée : cette neutralité comporte des risques, car elle est interprétée de façon différente par les belligérants. Après Washington, John Adams prend ses distances avec la France en 1797 et une tentative de négociation avec le Directoire aboutit à la ténébreuse affaire XYZ. Ces lettres correspondent à trois agents chargés de négocier avec des envoyés américains un pot-de-vin très élevé, une « douceur », pour Talleyrand. Cette demande provoque l’indignation en Amérique, la tension grandit…
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