Article de revue

Inédit au fil de l’encre

La sentinelle de Colette

Pages 112 à 115

Citer cet article


  • Forgeot, B.
(2026). Inédit au fil de l’encre La sentinelle de Colette. Revue des deux Mondes, Janvier-Février(1), 112-115. https://doi.org/10.3917/rd2m.2601.0112.

  • Forgeot, Benoît.
« Inédit au fil de l’encre : La sentinelle de Colette ». Revue des deux Mondes, 2026/1 Janvier-Février, 2026. p.112-115. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2026-1-page-112?lang=fr.

  • FORGEOT, Benoît,
2026. Inédit au fil de l’encre La sentinelle de Colette. Revue des deux Mondes, 2026/1 Janvier-Février, p.112-115. DOI : 10.3917/rd2m.2601.0112. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2026-1-page-112?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2601.0112


Notes

  • [1]
    Elle épousera Lucien Tissandier en novembre 1946.
  • [2]
    L’écriture de la lettre est particulière : nous avons respecté l’orthographe parfois fautive et la construction bancale de certaines phrases. En revanche, nous avons ajouté une ponctuation quand cela nous a paru nécessaire pour faciliter la lecture.
  • [3]
    Ces lettres sont toutes inédites.
  • [4]
    Cette solution aurait, par ailleurs, le mérite de résoudre la question du « prix Colette » disparu depuis 1993, quand il a été décerné aux Versets sataniques de Salman Rushdie, contre l’avis des ayants droit qui, depuis, ont retiré le droit d’utiliser le nom de l’écrivaine.
  • [5]
    Adresse de l’appartement de Colette au Palais-Royal où vivait toujours Pauline Tissandier près de quatre mois après le décès de sa patronne.

Si le nom de Céleste Albaret est passé à la postérité, celui de sa consœur Pauline Tissandier n’a pas connu pareille fortune ; elle fut pourtant, elle aussi, bien plus qu’une gouvernante attachée à un écrivain.
Corrézienne, née Pauline Vérine (), elle est entrée en 1916, à l’âge de 13 ans, au service de Colette : l’enfant qu’elle était alors ne pouvait imaginer qu’elle accompagnerait trente-huit ans durant la romancière, jusqu’à la mort de celle-ci, le 3 août 1954. Son visage était certes familier des amis de l’auteure du Blé en herbe, mais il fut une découverte pour le plus grand nombre lorsque, le 16 janvier 1973, elle est apparue dans l’émission Aujourd’hui Madame dont l’INA conserve la réjouissante mémoire. Cette femme directe, franche et forte, répondant sans détour aux questions, rapportait ce que fut son quotidien avec l’écrivaine, puis ce qu’il était devenu : « Vous avez beaucoup d’objets de Colette chez vous ? » lui demande l’animatrice. « Oui, des souvenirs, des lettres, des livres dédicacés. » « Vous vivez toujours avec elle ? » « Ah oui, toujours. » Dix-neuf ans après la disparition de Colette, Pauline Tissandier était donc « toujours avec elle » – l’aveu d’une fidélité sans faille.De fait, les deux femmes avaient tissé de tels liens d’affection, durant les presque quarante années vécues côte à côte, que la gouvernante devint une amie, puis la gardienne de la mémoire de l’écrivaine, une gardienne irascible et pointilleuse : pour avoir évoqué Colette d’une manière jugée trop sévère, Henriette Charasson en fit la douloureuse expérience, dont témoigne la lettre que lui a adressée Pauline Tissandier le 27 novembre 1954, reproduite ci-dessous …


Date de mise en ligne : 09/02/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2601.0112

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