Article de revue

Churchill, la férocité sur mesure

Pages 39 à 45

Citer cet article


  • Verger, F.
(2025). Churchill, la férocité sur mesure. Revue des deux Mondes, Juillet-Août(5), 39-45. https://doi.org/10.3917/rd2m.2507.0039.

  • Verger, Frédéric.
« Churchill, la férocité sur mesure ». Revue des deux Mondes, 2025/5 Juillet-Août, 2025. p.39-45. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2025-5-page-39?lang=fr.

  • VERGER, Frédéric,
2025. Churchill, la férocité sur mesure. Revue des deux Mondes, 2025/5 Juillet-Août, p.39-45. DOI : 10.3917/rd2m.2507.0039. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2025-5-page-39?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2507.0039


Notes

  • [1]
    La traduction en français rend la phrase plus vulgaire qu’elle ne sonne en anglais. Une adaptation pourrait être : « Dites-lui que je suis aux toilettes et que j’ai pour principe de ne m’occuper que d’une merde à la fois. »

Les bons mots de Winston Churchill sont devenus une industrie de contrebande. Il s’en crée, il s’en répand, l’authentique mêlé à l’apocryphe, le drôle au vulgaire dans le délire et la goinfrerie du Net. Les inventés sont parfois de qualité, la plupart du temps passables (le pire pour un bon mot) et souvent mauvais ou malveillants (ceux qui rapportent des propos racistes ou cruels notamment).
Un petit quiz pour commencer.
Parmi ces sept phrases souvent attribuées à Churchill, deux sont authentiques, deux ont été transformées et trois sont imaginaires :
« La plus lourde croix que j’ai à porter, c’est la Croix de Lorraine. »
« Vous avez des ennemis ? Très bien, cela veut dire qu’à un moment vous vous êtes levé pour défendre quelque chose. »
« Le gouvernement devait choisir entre la guerre et la honte. Il a choisi la honte et il aura la guerre. »
« À mon avis, il est préférable que tous les partis abandonnent le passé à l’histoire ; d’autant plus que c’est moi qui me propose de l’écrire. »
« Une devinette enveloppée dans un mystère serti dans une énigme. »
« Beaucoup de mensonges circulent de par le monde et le pire c’est que la moitié sont vrais. »
« Si j’étais votre femme, Winston, je verserais du poison dans votre verre. – Et si j’étais votre mari, Nancy, je le boirais. »L’humour de Churchill, quand il prend une dimension politique, n’adopte pas toujours le même registre. La férocité, quand elle prend un tour public, se tempère toujours de distance et d’ironie…


Date de mise en ligne : 02/01/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2507.0039

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