Article de revue

Olivier Weber, l’écrivain sans frontières

Pages 99 à 104

Citer cet article


  • Dalmayer, P.
(2024). Olivier Weber, l’écrivain sans frontières. Revue des deux Mondes, Novembre(8), 99-104. https://doi.org/10.3917/rd2m.2411.0099.

  • Dalmayer, Paulina.
« Olivier Weber, l’écrivain sans frontières ». Revue des deux Mondes, 2024/8 Novembre, 2024. p.99-104. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-8-page-99?lang=fr.

  • DALMAYER, Paulina,
2024. Olivier Weber, l’écrivain sans frontières. Revue des deux Mondes, 2024/8 Novembre, p.99-104. DOI : 10.3917/rd2m.2411.0099. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-8-page-99?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2411.0099


Notes

  • [1]
    Olivier Weber, Dictionnaire amoureux de l’aventure, Plon, 2024.
  • [2]
    Stendhal, Racine et Shakespeare, 1823, Kimé, 2005.
  • [3]
    Sylvain Tesson, « L’érosion de la France », Le Point, 13 juillet 2023.

Il se défend d’être lui-même un aventurier. Olivier Weber, qui livre un Dictionnaire amoureux de l’aventure dans la célèbre collection lancée par les éditions Plon, préfère se définir comme « un écrivain épris d’aventure » : « L’aventure, je l’ai épousée trop tôt pour être crédible. »
L’allure juvénile, une tignasse d’un blanc arctique, les yeux couleur ciel de Poméranie et ce quelque chose d’à la fois espiègle et mélancolique dans le regard qui accroît sa ressemblance physique avec Milan Kundera font pourtant qu’il a un air d’ailleurs ou, du moins, avantageusement contraire à la figure d’un fielleux intellectuel parisien. Si Weber n’est pas un aventurier, alors, qui l’est ? En tout cas, à considérer sa façon de cerner le phénomène, voyant en un aventurier « l’aiguillon qui incite une société à aller de l’avant, avec sa part de rêve », il faut reconnaître à l’auteur le talent certain de savoir transmettre le goût du « grand dehors », pour reprendre la belle formule de Stevenson.En quelque deux cents entrées, d’« Absurde » à « Zanzibar », et neuf cents pages piquées de dessins d’Alain Bouldouyre, on vagabonde entre le despotisme de la géographie, la séduction du lointain et la beauté des destins évoqués.
À se fier à Stendhal, un bon dictionnaire étant « une affaire de raison et de discussion, pas d’enthousiasme », comment alors en concevoir un dont le but aura été de recueillir les mots d’un domaine de l’activité humaine à ce point soumis au hasard et à l’imprévisible …


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2411.0099

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