Dans l’oeil des écrivains
- Par Paulina Dalmayer
Pages 92 à 100
Citer cet article
- DALMAYER, Paulina,
- Dalmayer, Paulina.
- Dalmayer, P.
https://doi.org/10.3917/rd2m.2410.0092
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- DALMAYER, Paulina,
https://doi.org/10.3917/rd2m.2410.0092
Notes
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[1]
Lionel Shriver, Il faut qu’on parle de Kevin, traduit par Françoise Cartano, Belfond, 2006.
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[2]
Lionel Shriver, Mania, Harper Collins, 2024. Le livre n’est pas encore traduit en français.
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[3]
Jennifer Haigh, Ce qui gît dans ses entrailles, traduit par Janique Jouin-de-Laurens, Gallmeister, 2017.
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[4]
Jennifer Haigh, Mercy Street, traduit par Janique Jouin-de-Laurens, Gallmeister, 2023.
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[5]
Ruby Namdar, La Maison de ruines, traduit par Sarah Tardy, Belfond, 2018.
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[6]
Jake Hinkson, L’Enfer de Church Street, traduit par Sophie Aslanides, Gallmeister, 2015.
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[7]
Jake Hinkson, Au nom du bien, traduit par Sophie Aslanides, Gallmeister, 2019.
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[8]
Viet Thanh Nguyen, Le Sympathisant, traduit par Clément Baude, Belfond, 2017.
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[9]
Viet Thanh Nguyen, Jamais rien ne meurt. Vietnam, mémoire de la guerre, traduit par Valérie Bourgeois, Belfond, 2019.
-
[10]
E. L. Doctorow, « Writers and politicians », The New York Times, 11 avril 1976.
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[11]
Charles Arrowsmith, « In “White”, Bret Easton Ellis baits his critics with morsels specially tooled to elicit outrage », The Washington Post, 19 avril 2019.
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[12]
Lionel Shriver, Les Mandible. Une famille, 2029-2047, traduit par Laurence Richard, Belfond, 2017.
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[13]
Naomi Klein, « We need an exodus from Zionism », The Guardian, le 24 avril 2024.
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[14]
Ryan King, Alex Oliveira, « Anti-Israel rioters burn US flag, attempt to breach Capitol Police line as Netanyahu addresses Congress », The New York Post, 24 juillet 2024.
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[15]
Pew Research Center, « Public Opinion on Abortion », 13 mai 2024, www.pewresearch.org.
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[16]
Douglas Kennedy, Ailleurs, chez moi, traduit par Chloé Royer, Belfond, 2024.
À un mois de l’élection présidentielle américaine, personne ne cesse certes de respirer, mais d’un continent l’autre, on se passionne pour l’événement. Que cela nous siée ou pas, nos amis américains éliront sous peu le roi ou la reine du monde.
Cinq écrivains, tous bien connus en France, livrent leurs observations, confient leurs convictions, donnent des coups de griffe et partagent la recette de l’optimisme « made in USA ».
Galanterie française oblige, nous procédons aux présentations en commençant par deux romancières remarquables : Lionel Shriver et Jennifer Haigh. Que le masculin Lionel ne trompe personne. Margaret Ann Shriver a changé de prénom, mais pas de sexe. De livre en livre, elle s’affirme en grande pourfendeuse du politiquement correct, prête à toutes les provocations propres à mettre en furie les apôtres de la bien-pensance, comme parader avec un sombrero pour défier le dada progressiste de « l’appropriation culturelle ». Depuis le succès mondial de son Il faut qu’on parle de Kevin, où on suit la mère d’un adolescent auteur d’une tuerie de masse, Shriver n’a eu de cesse de mettre et remettre le doigt dans la porte, le sien et le nôtre : ça fait mal, mais ça fait aussi rire. Les vrais tabous ne lui font pas peur, l’argent pas plus que l’obésité ou la vieillesse. De son tout dernier roman, Mania, une satire déjantée sur la dernière discrimination à combattre, celle de l’intelligence, il convient de retenir cette sentence corrosive : « Ce qui qualifie à présent un candidat à une haute fonction publique, c’est de ne rien savoir sur rien…