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Article de revue

Haute couture woke

Pages 41 à 47

Citer cet article


  • Dalmayer, P.
(2024). Haute couture woke. Revue des deux Mondes, Avril(3), 41-47. https://doi.org/10.3917/rd2m.2404.0041.

  • Dalmayer, Paulina.
« Haute couture woke ». Revue des deux Mondes, 2024/3 Avril, 2024. p.41-47. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-3-page-41?lang=fr.

  • DALMAYER, Paulina,
2024. Haute couture woke. Revue des deux Mondes, 2024/3 Avril, p.41-47. DOI : 10.3917/rd2m.2404.0041. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-3-page-41?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2404.0041


Le wokisme, une idéologie de l’éveil ? Tel qu’il se manifeste à travers la mode, qu’il s’agisse de la haute couture ou de ce que portent nos députés à l’Assemblée nationale, sans oublier la rue, le wokisme apparaît d’abord comme une idéologie du ressentiment et de la revanche. Jugé tyrannique, le culte du beau et des normes classiques est ainsi censé céder la place à l’inclusivité, à la décontraction, au confort, aux morphologies sous-représentées et aux identités de genre fluides. À bas les injonctions vestimentaires, sauf celle de bannir la garde-robe façonnée par la culture du patriarcat, coupable de stéréotyper l’image de la femme. Le résultat ? N’en déplaise à ses promoteurs et hérauts, la wokery, comme disent les Anglo-Saxons mal-pensants, rencontre une résistance des consommateurs, surtout en France où une certaine notion de l’élégance n’est pas vouée à disparaître.À peine nommée directrice artistique des collections femme chez Dior en 2016, la romaine Maria Grazia Chiuri a démarré en trombe avec un défilé de prêt-à-porter faisant montre de ses convictions féministes. Inspirées par la tenue d’escrimeur, les silhouettes oscillaient habilement entre le masculin et le féminin, une allure sportive et romantique, parfaitement portable, abstraction faite des moyens dont il faut disposer pour se l’offrir. Mais le début de Mme Chiuri à la maison Dior est passé à la postérité grâce à un simple t-shirt blanc imprimé du slogan « We Should All Be Feminists », d’après l’essai éponyme de l’auteure nigérienne Chimamanda Ngozi Adichie…


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2404.0041

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