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Article de revue

Sur les routes de l’exil avec Velibor Čolić

Pages 140 à 142

Citer cet article


  • Authier, C.
(2024). Sur les routes de l’exil avec Velibor Čolić. Revue des deux Mondes, Avril(3), 140-142. https://doi.org/10.3917/rd2m.2404.0140.

  • Authier, Christian.
« Sur les routes de l’exil avec Velibor Čolić ». Revue des deux Mondes, 2024/3 Avril, 2024. p.140-142. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-3-page-140?lang=fr.

  • AUTHIER, Christian,
2024. Sur les routes de l’exil avec Velibor Čolić. Revue des deux Mondes, 2024/3 Avril, p.140-142. DOI : 10.3917/rd2m.2404.0140. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2024-3-page-140?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2404.0140


Notes

  • [1]
    Velibor Čolić, Manuel d’exil, Gallimard, 2016.
  • [2]
    Velibor Čolić, Le Livre des départs, Gallimard, 2020.
  • [3]
    Velibor Čolić, Guerre et pluie, Gallimard, 2024.

Les guerres qui déchirèrent l’ex-Yougoslavie de 1991 à 1995, ainsi que leur « appendice » du Kosovo, avec l’intervention de l’Otan contre la Serbie en 1999, se sont largement effacées de nos mémoires, laissant place à d’autres conflits et tragédies, le début du XXIe siècle ayant été prolifique (Afghanistan, Irak, Syrie, Ukraine, Gaza, pour ne citer que les plus spectaculaires). Il n’en va évidemment pas de même chez ceux qui vécurent ces guerres dans leur chair. En témoigne l’œuvre de l’écrivain Velibor Čolić, qui évoque dans des récits ou des romans d’inspiration autobiographique autant son parcours que les conséquences concrètes de l’éclatement sanglant de l’ex-Yougoslavie, en particulier à travers les thèmes de l’exil et du déracinement. Né en 1964 en Bosnie-Herzégovine, Čolić, enrôlé en 1992 dans l’armée bosniaque, déserta, fut arrêté et s’échappa avant de se réfugier en France où il a publié depuis 1993 une dizaine de livres.
Ainsi, Manuel d’exil, sous-titré « Comment réussir son exil en trente-cinq leçons », Le Livre des départs et le récent roman Guerre et pluie, paru en février, constituent une sorte de trilogie informelle dont les motifs se répondent et se complètent. Rennes, Paris, Strasbourg ou Marseille sont parmi les stations d’une existence précaire faite de résidences d’écrivains, d’ateliers d’écriture en maisons d’arrêt, de séjours à l’étranger au gré de festivals ou de rencontres littéraires. Auparavant, le nouveau venu a dû expliquer à des agents de l’administration pourquoi lui, qui se retrouva « enfermé avec trois mille autres hommes, des musulmans bosniaques, des Serbes et quelques “traîtres” croates comme moi dans un stade à Slavonski Brod, une ville croate devenue soudainement une frontière », demande l’asile politique à la France…


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2404.0140

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