Article de revue

Napoléon, l’homme du destin

Pages 163 à 166

Citer cet article


  • Verger, F.
(2022). Napoléon, l’homme du destin. Revue des deux Mondes, Décembre(9), 163-166. https://doi.org/10.3917/rd2m.2212.0163.

  • Verger, Frédéric.
« Napoléon, l’homme du destin ». Revue des deux Mondes, 2022/9 Décembre, 2022. p.163-166. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2022-9-page-163?lang=fr.

  • VERGER, Frédéric,
2022. Napoléon, l’homme du destin. Revue des deux Mondes, 2022/9 Décembre, p.163-166. DOI : 10.3917/rd2m.2212.0163. URL : https://shs.cairn.info/revue-revue-des-deux-mondes-2022-9-page-163?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rd2m.2212.0163


Notes

  • [1]
    Adam Zamoyski, Napoléon. L’homme derrière le mythe, Piranha, 2022.

« Un foyer polonais, des écoles anglaises et des vacances en compagnie de cousins français ont fait miroiter devant moi dès le plus jeune âge des images de Napoléon violemment contradictoires : génie divin, créature du romantisme, monstre du mal ou, plus simplement, sale petit dictateur. Dans cette tourmente de fantaisies et de préjugés, j’entrais en empathie avec chacune de ces images sans pourtant jamais en trouver une convaincante. » Ainsi s’ouvre le Napoléon d’Adam Zamoyski, sous-titré, un peu banalement, « L’homme derrière le mythe ». Car l’intérêt de ce livre extrêmement plaisant, parce que romanesque sans effort ni effets, n’est pas seulement de montrer la vérité derrière le mythe mais de faire sentir qu’elle est plus incroyable et extraordinaire que lui. Comme Napoléon, nous dit sans cesse l’auteur, est plus intéressant et attachant, comme sa vie est plus folle si l’on se rend compte que, malgré des qualités exceptionnelles, il n’était pas un génie, que cette existence extraordinaire tient plus du hasard que du destin (contrairement à ce qu’il voulait croire lui-même. Et l’obstination à s’en convaincre décida de sa perte).
Il n’a pas été un prophète : son projet politique tient de l’opportunisme et du pari et quand il tente de le structurer, c’est de façon incohérente. Il n’a pas été un démon de guerre et de conquête : il a joué le même jeu, cynique et impérialiste, que ses adversaires, le livre montrant bien qu’Angleterre, Autriche, Prusse et Russie sont autant de monstres pour le moins aussi avides que lui…


Date de mise en ligne : 04/03/2026

https://doi.org/10.3917/rd2m.2212.0163

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