Édito
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Citer cet article
- LIBAULT, Dominique,
- Libault, Dominique.
https://doi.org/10.3917/regar.052.0009
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- Libault, Dominique.
- LIBAULT, Dominique,
https://doi.org/10.3917/regar.052.0009
1La Sécurité sociale a-t-elle une identité propre qui justifie une gouvernance à la fois spécifique et commune à l’ensemble de cette sphère au sein de l’action publique ?
2Telle est la question qui parcourt tout ce numéro. Pour beaucoup de lecteurs, cette interrogation peut paraitre surprenante.
3Loi de financement, COG, réseau de caisses nationales/caisses locales apparaissent bien définir un champ propre, une identité à la Sécurité sociale française (un droit, un financement, un service public).
4Mais à l’heure de l’universalisation de la protection sociale d’une part, du numérique d’autre part, cette identité va-t-elle résister à la volonté croissante d’aborder les comptes publics dans leur ensemble ? Faut-il maintenir cette identité telle quelle ?
5Les réseaux organisés toujours sur la base des risques tels qu’identifiés en 1945 et traduits en organisation par les ordonnances de 1967 dont on fête le 50ème anniversaire, sont-ils toujours pertinents ? À quelles conditions ?
6La Sécurité sociale doit évoluer. Il ne faudrait pas pour autant que cette évolution aboutisse à perdre de vue les finalités de la Sécurité sociale, son sens pour notre organisation sociale et politique, et les conditions de sa pérennité. Il est sans doute plus que jamais essentiel de penser la Sécurité sociale, en tant que telle, y compris dans sa nécessaire transformation.