Un nouvel indice composite pour évaluer la performance environnementale des grandes entreprises
- Par Ananda Valayden
- et Didier Chabaud
Pages 293 à 321
Citer cet article
- VALAYDEN, Ananda
- et CHABAUD, Didier,
- Valayden, Ananda.
- et al.
- Valayden, A.
- et Chabaud, D.
https://doi.org/10.3917/resg.164.0293
Citer cet article
- Valayden, A.
- et Chabaud, D.
- Valayden, Ananda.
- et al.
- VALAYDEN, Ananda
- et CHABAUD, Didier,
https://doi.org/10.3917/resg.164.0293
Notes
Nous entrons dans une nouvelle ère où les politiques environnementales prennent appui sur des données concrètes. (Balvanera et al., 2020; Wagner et al., 2023). Les objectifs de développement durable des Nations unies de 2015 ont intensifié la pression sur les gouvernements et les entreprises, les poussant à justifier leurs performances en matière de lutte contre la pollution et de gestion des ressources naturelles au moyen de données quantitatives (Chandler & Werther, 2017; Stern & Dietz, 2020). Parallèlement, l’urgence environnementale s’accroît chaque jour davantage, comme le souligne le sixième rapport du GIEC sur le climat.
Cependant, la sincérité de l’engagement des entreprises envers la protection de l’environnement est souvent mise en doute, certaines étant accusées de pratiquer le « greenwashing « (Lyon & Montgomery, 2015; Mateo-Márquez et al., 2022; Yu et al., 2020). Cette suspicion peut être attribuée à la difficulté pour les entreprises d’améliorer simultanément leur performance économique et de minimiser leur impact sur l’environnement (Dechezleprêtre et al., 2019; Porter & Linde, 1995), ainsi que de concilier l’optimisation de la gestion des ressources avec la minimisation de l’impact environnemental (Frimousse & Peretti, 2020). Il est essentiel de développer une approche empirique pour mieux saisir et comprendre l’engagement environnemental des entreprises.
Or, les mesures actuelles, y compris les notations ESG standard, se focalisent principalement sur l’impact de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) sur la performance globale, négligeant souvent des critères spécifiques pour évaluer les progrès environnementaux (Gibassier & Schaltegger, 2015; In & Schumacher, 2021; Le Breton & Aggeri, 2018)…