Olivier Lussac, Rituels et violences dans la performance, Les Lilas, Eterotopia, 2020, 211 pages.
Pages 238 à 239
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/ree.026.0248
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Olivier Lussac, fin connaisseur des pratiques de la performance, nous offre une originale approche des performances proposées par les artistes femmes (souvent féministes) des années 1960 à aujourd’hui. L’objectif de cet essai n’est pas d’établir une histoire ou de construire un inventaire des performances féminines / féministes de ces cinquante dernières décennies. L’enjeu est ici de questionner la logique rituelle qui, pour l’auteur, structure ces démarches et d’analyser le recours à (ou le détour par) la violence qui constitue, selon lui, leur particularité. Pour ce, Olivier Lussac propose de très précises et précieuses descriptions des performances convoquées dans l’ouvrage et fait référence à de multiples points de vue théoriques (ancrés dans divers champs : la philosophie, l’anthropologie, la psychanalyse, les études féminines…) et, ce qui se révèle passionnant, aux propos et aux écrits de certaines des artistes interpelées.Le premier chapitre, « Du rituel à la performance : définitions », discute les définitions données de la performance, devenue désormais, selon Josette Féral, un « genre artistique ». Reprenant la proposition de Richard Martel sur l’« art action », Olivier Lussac qualifie l’art de la performance comme un « art d’action ». Cet art est défini comme « anti-structure et marginalité », impliquant « une tension à soi et avec les participants ». En ce sens, il relève d’une « expérience vécue », se distinguant par exemple de l’art théâtral parce que précisément il est un « non-spectacle »…
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