Marc-Mathieu Münch, La beauté artistique – L’impossible définition indispensable – Prolégomènes pour une « artologie » future, Paris, Honoré Champion, 2014, 155 pages.
- Par Manuel Norvat
Pages 240 à 241
Citer cet article
- NORVAT, Manuel,
- Norvat, Manuel.
- Norvat, M.
https://doi.org/10.3917/ree.021.0240
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- Norvat, Manuel.
- NORVAT, Manuel,
https://doi.org/10.3917/ree.021.0240
Ce titre, accompagné de deux sous-titres, est en réalité celui d’un livre
d’une infinie modestie, très mesuré pour tout dire. Son intention est
de nous entretenir des difficultés rencontrées par les différentes
tentatives de définitions ou d’approche de l’art, de la beauté. Marc-Mathieu Müch,
en amateur éclairé de théories à ce sujet, analyse les failles de la philosophie
occidentale à ce propos, dans sa tentation de réduire l’art à la pensée, de faire
dépendre tout bonnement l’esthétique de la philosophie, et autres réductions
qui nous détournent de notre insatiable désir de définir l’art avec « des grilles de
lecture dominatrices » (p. 117). Hélas, l’esthétique dans « la tentation de réduire
les œuvres d’art à leur sens » (p. 19) accentue ce détournement. Mais comment
s’en déprendre ?
L’auteur nous propose d’abord un examen des tentatives de Roman Ingarden,
Nelson Goodman et Rainer Rochlitz. Ensuite, il décrit les prémisses d’une science
humaine de l’art avec Baumgarten, Mikel Dufrenne, Paul Audi et Gilles Deleuze
(pour qui les mots signifient au-delà du sens), des prémisses où l’on se débarrasse
de l’impérialisme du sens. La connaissance sensitive de l’art fleurit, l’expérience
de la sensibilité sort de l’absolutisme des Lumières et de la Raison, en ce siècle
de l’homo demens.Dans cette dynamique réflexive, la contribution des sciences humaines à l’art
est analysée : « il est intéressant d’essayer les clés de toutes les sciences humaines
pour ouvrir le coffre-fort des arts » (p…
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