Compte rendu

Marc-Mathieu Münch, La beauté artistique – L’impossible définition indispensable – Prolégomènes pour une « artologie » future, Paris, Honoré Champion, 2014, 155 pages.

Pages 240 à 241

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  • Norvat, M.
(2016). Marc-Mathieu Münch, La beauté artistique – L’impossible définition indispensable – Prolégomènes pour une « artologie » future, Paris, Honoré Champion, 2014, 155 pages. Recherches en Esthétique, 21(1), 240-241. https://doi.org/10.3917/ree.021.0240.

  • Norvat, Manuel.
« Marc-Mathieu Münch, La beauté artistique – L’impossible définition indispensable – Prolégomènes pour une “artologie” future, Paris, Honoré Champion, 2014, 155 pages. ». Recherches en Esthétique, 2016/1 n° 21, 2016. p.240-241. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-recherches-en-esthetique-2016-1-page-240?lang=fr.

  • NORVAT, Manuel,
2016. Marc-Mathieu Münch, La beauté artistique – L’impossible définition indispensable – Prolégomènes pour une « artologie » future, Paris, Honoré Champion, 2014, 155 pages. Recherches en Esthétique, 2016/1 n° 21, p.240-241. DOI : 10.3917/ree.021.0240. URL : https://shs.cairn.info/revue-recherches-en-esthetique-2016-1-page-240?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ree.021.0240


Ce titre, accompagné de deux sous-titres, est en réalité celui d’un livre d’une infinie modestie, très mesuré pour tout dire. Son intention est de nous entretenir des difficultés rencontrées par les différentes tentatives de définitions ou d’approche de l’art, de la beauté. Marc-Mathieu Müch, en amateur éclairé de théories à ce sujet, analyse les failles de la philosophie occidentale à ce propos, dans sa tentation de réduire l’art à la pensée, de faire dépendre tout bonnement l’esthétique de la philosophie, et autres réductions qui nous détournent de notre insatiable désir de définir l’art avec « des grilles de lecture dominatrices » (p. 117). Hélas, l’esthétique dans « la tentation de réduire les œuvres d’art à leur sens » (p. 19) accentue ce détournement. Mais comment s’en déprendre ?
L’auteur nous propose d’abord un examen des tentatives de Roman Ingarden, Nelson Goodman et Rainer Rochlitz. Ensuite, il décrit les prémisses d’une science humaine de l’art avec Baumgarten, Mikel Dufrenne, Paul Audi et Gilles Deleuze (pour qui les mots signifient au-delà du sens), des prémisses où l’on se débarrasse de l’impérialisme du sens. La connaissance sensitive de l’art fleurit, l’expérience de la sensibilité sort de l’absolutisme des Lumières et de la Raison, en ce siècle de l’homo demens.Dans cette dynamique réflexive, la contribution des sciences humaines à l’art est analysée : « il est intéressant d’essayer les clés de toutes les sciences humaines pour ouvrir le coffre-fort des arts » (p…


Date de mise en ligne : 17/02/2026

https://doi.org/10.3917/ree.021.0240

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