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Article de revue

Avant-propos : penser la participation publique comme une politique de l'offre, une hypothèse heuristique

Pages 5 à 12

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  • Gourgues, G.
(2012). Avant-propos : penser la participation publique comme une politique de l'offre, une hypothèse heuristique. Quaderni, 79(3), 5-12. https://doi.org/10.4000/quaderni.614.

  • Gourgues, Guillaume.
« Avant-propos : penser la participation publique comme une politique de l'offre, une hypothèse heuristique ». Quaderni, 2012/3 n° 79, 2012. p.5-12. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-quaderni-2012-3-page-5?lang=fr.

  • GOURGUES, Guillaume,
2012. Avant-propos : penser la participation publique comme une politique de l'offre, une hypothèse heuristique. Quaderni, 2012/3 n° 79, p.5-12. DOI : 10.4000/quaderni.614. URL : https://shs.cairn.info/revue-quaderni-2012-3-page-5?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/quaderni.614


Notes

  • [1]
     J. Cohen, A. Fung, « Radical Democracy », Swiss Political Science Review, vol. 10, n° 4, 2004, pp. 169-180.
  • [2]
     C. Herzberg, A. Röcke, Y. Sintomer, Les budgets participatifs en Europe : des services publics au service du public, Paris, La De ?couverte, 2008.
  • [3]
     A. Fung, « Minipublics: Deliberative Designs and their Consequences », S. W. Rosenberg (dir.), Deliberation, Participation and Democracy. Can the people govern ?, Palgrave Macmillan, 2007, pp. 159-183.
  • [4]
     M. Revel et al., Le débat public : une expérience française de démocratie participative, Paris, La Découverte. 2007.
  • [5]
    C. Blatrix, « Concertation et débat public », in V. Guiraudon, O. Borraz (dir.), Politiques Publiques. 2. Changer la société, Paris, Presses de Scicnces Po, 2010, pp. 213-242.
  • [6]
     Si l’échelle municipale et métropolitaine ont été les premières autorités concernées, on observe aujourd’hui une circulation jusqu’à l’échelle de l’Union Européenne – P. Aldrin, N. Hubé, « » Devenir les ambassadeurs de l’Europe » », in Politique européenne, vol. 34, n° 2, 2011, pp. 95-134. – ou encore des conseils régionaux français – J., Talpin, Y. Sintomer (dir.) La démocratie participative au-delà de la proximité. Le Poitou-Charentes et l’échelle régionale, Presses Universitaires de Rennes, 2011.
  • [7]
     C. Blatrix, « Genèse et consolidation d’une institution : le débat public en France », in M. Revel et al., op. cit., p. 43. Signalons toutefois la publication d’ouvrages récents, qui entreprennent de restituer les origines historiques de certains dispositifs participatifs Cf. M-H. Bacqué, Y. Sintomer (dir.), La démocratie participative inachevée, Paris, Yves Michel, 2010.
  • [8]
    G. Gourgues, « Des dispositifs participatifs aux politiques de la participation. L’exemple des conseils régionaux français », Participations, vol. 1, n° 2, 2012, pp. 30-52.
  • [9]
     J. Hibbing, E. Theiss-Morse Elisabeth, Stealth Democracy, Cambridge, Cambridge University Press, 2002; M. Neblo et al. « Who Wants to Deliberate – and Why ? », American Political Science Review, n° 104, 2010, pp. 566-583.
  • [10]
     L. Blondiaux, Y. Sintomer, « L’impératif délibératif », Politix, vol. 15, n° 57, 2002, pp. 17-35.
  • [11]
     L. Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie : actualité de la démocratie participative, Paris, Seuil, 2008.
  • [12]
     C. Blatrix, La démocratie participative, de mai 68 aux mobilisations anti-TGV : processus de consolidation d’institutions sociales émergentes, Thèse de doctorat, Université Panthéon-Sorbonne, 2000.
  • [13]
     Pour un exposé de cette hypothèse de l’âge de la gouvernance, voire notamment C. Andrew, M. Goldsmith, « From Local Government to Local Governance : And beyond ? », International Political Science Review, vol. 19, n° 2, 1998, pp. 101-117 ; B. Denters, L. Rose (eds.), Comparing local governance, New York, Palgrave Macmillan. 2005.
  • [14]
     S. Scarrow, « Party Competition and Institutional Change: The Expansion of Direct Democracy in Germany », Party Politics, vol. 3, n° 4, 1997, pp. 451-472.
  • [15]
     M. Paoletti, La démocratie locale et le referendum, Paris, L’Harmattan, 1997.
  • [16]
     Si ce numéro se concerte presqu’exclusivement sur l’Europe, voir la France, il parait essentiel de prolonger ce sillon d’analyse jusqu’à des contextes de « mise en participation » moins explorés et plus inattendus ; Cf. J. Fishkin, B. He, R. Luskin, A. Siu, « Deliberative democracy in an unlikely place : deliberative polling in China », British Journal Polical Science, vol. 40, n° 2, 2010, pp. 435-448.
  • [17]
     P. Lascoumes, P. Le Galès, Sociologie de l’action publique, Paris, Armand Colin, 2006.
  • [18]
     Y. Déloye, O. Ihl, L’acte de vote, Paris : les Presses de Sciences Po, 2008.
  • [19]
    A. Garrigou, « Le secret de l’isoloir », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 71, n° 71-72, 1988, pp. 22-45 ; J. Markoff, « Where and when was democracy invented ? », Comparative Studies in Society and History, vol. 41, n° 4, 1999, pp. 660-690.
  • [20]
     B. Manin, Principes du gouvernement représentatif, Paris, Calmann-Le ?vy, 1995.
  • [21]
     J. Mansbridge, « Rethinking Representation », American Political Science Review, vol. 97, n° 4, 2003, pp. 515-528.
  • [22]
     S. Rui, La démocratie en débat : les citoyens face a ? l’action publique, Paris, A. Colin, 2004.
  • [23]
     G. Gourgues, Le consensus participatif. Les politiques de la démocratie dans quatre régions françaises, thèse pour le doctorat en science politique, université de Grenoble, 2010.
  • [24]
     C. Neveu (dir.), Cultures et pratiques participatives, Paris, l’Harmattan, 2007.
  • [25]
     La conduite, en 2010, d’une Commission Particulière du Débat Public traitant du thème des nanotechnologies, a notamment interrogé la capacité d’un « modèle » de procédure de débat à répondre aux attentes des protagonistes des controverses sociales Cf. J-M. Fourniau, « L’institutionnalisation controversée d’un modèle français de débat public », in Télescope, vol. 17, n° 1, 2011, pp. 70-93

Si la multiplication des travaux, à l’échelle internationale, portant sur la « démocratie participative » ne devait livrer qu’un enseignement, il pourrait s’agir de celui-ci : au-delà de ses théories, de ses modèles et de ses slogans militants, la démocratie participative recouvre depuis une quinzaine d’années un ensemble hétérogène de dispositifs, concrètement à l’œuvre dans le gouvernement public. Par dispositif, on entend un ensemble de techniques et d’ingénieries destinées à articuler la participation (le plus grand nombre de participants) et la délibération (la plus haute qualité de débat) des populations dans le cadre de prises de décision collective, se présentant alors comme autant de tentatives d’équilibre entre ces deux notions. Citons, parmi les plus importants, les budgets participatifs, les conférences de citoyens ou les procédures de débat public. Ces dispositifs appartiennent désormais aux « recettes » de l’action publique, et circulent parmi les d’autorités publiques de toutes échelles.
Ces dispositifs de « participation publique » ont donc suscité un nombre important de travaux, privilégiant clairement l’étude microsociologique et monographique de leur fonctionnement, effets, atouts et limites. Cette focale a pu nourrir l’impression d’une emphase académique, accordant une attention excessive à des dispositifs encore et toujours marginaux dans les logiques de régulation politique. Une autre conséquence de cette tendance est que « l’analyse des conditions d’émergence de chacune de ces institution…


Date de mise en ligne : 29/12/2012

https://doi.org/10.4000/quaderni.614

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