Article de revue

Avatar ou « on dirait que je suis… »

Pages 4 à 5

Citer cet article


  • Borgy, J.
(2025). Avatar ou « on dirait que je suis… » Psychologues et Psychologies, 296(2), 4-5. https://doi.org/10.3917/pep.296.0004.

  • Borgy, Jacques.
« Avatar ou “on dirait que je suis…” ». Psychologues et Psychologies, 2025/2 n° 296, 2025. p.4-5. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-psychologues-et-psychologies-2025-2-page-4?lang=fr.

  • BORGY, Jacques,
2025. Avatar ou « on dirait que je suis… » Psychologues et Psychologies, 2025/2 n° 296, p.4-5. DOI : 10.3917/pep.296.0004. URL : https://shs.cairn.info/revue-psychologues-et-psychologies-2025-2-page-4?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pep.296.0004


Notes

  • [1]
    La citation « parler vraiment à quelqu’un nous déloge du lieu où le fantasme nous place » est tirée de l’ouvrage Inceste et Jalousie, la question de l’homme de Denis Vasse, publié en 1995.

Très récemment, l’IA a investi le domaine des souffrances psychologiques et plusieurs sites proposent ainsi des robots conversationnels qui répondent aux questionnements des personnes qui s’y connectent.
Woebot, Neurobase, Owlie, X-Personality sont quelques-uns des plus connus d’entre eux. Nous ne parlerons pas ici des questions que les psychologues peuvent se poser quant à la pertinence de présenter ces outils comme « soignants », même si la plupart des outils sérieux précisent qu’ils ne remplacent pas un professionnel de la psychothérapie. Ce sujet fera l’objet d’un dossier à part entière dans un prochain numéro de la revue.
Notre propos, aujourd’hui, concerne la façon dont les jeunes surtout, mais aussi quelques adultes, considèrent ces robots conversationnels pratiquement comme des figures d’êtres réels dont ils seraient un avatar, comme eux-mêmes se font représenter par un avatar dans les jeux, sur les réseaux, etc.
Cet espace virtuel est extrêmement séduisant, tant il promet d’être un espace dans lequel on pourra dire : « On dirait que je suis, untel, ou unetelle » comme disait l’enfant que nous étions quand il jouait un parent, un enseignant ou le grand Mamamouchi… La différence entre ces espaces virtuels et les espaces de jeux de l’enfance réside dans le fait que ceux des jeux enfantins étaient distincts de la réalité et repéré comme une scène sur laquelle se déroule un jeu. Les espaces virtuels utilisés, aujourd’hui par les adultes ne sont pas des espaces différenciés des espaces du réel, ils en sont des extensions, des réplications, des espaces de déification de soi dans un juste retour du sens hindou de l’avatar, incarnation d’une divinité descendue du ciel (avatar signifiant descente en sanscrit)…


Date de mise en ligne : 12/05/2025

https://doi.org/10.3917/pep.296.0004

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