Introduction
- Par Jacques Borgy
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Citer cet article
- BORGY, Jacques,
- Borgy, Jacques.
- Borgy, J.
https://doi.org/10.3917/pep.296.0002
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https://doi.org/10.3917/pep.296.0002
Leurs parents ont joué avec
PACMAN, les jeunes
d’aujourd’hui conversent avec
des Chatbots d’Intelligence
artificielle.
Le monde des avatars n’a cessé
de se développer au cours des
40 dernières années, de simple
alter ego d’un joueur dans le jeu
Ultima IV : Quest of the avatar,
il a acquis de plus en plus
d’autonomie pour devenir
l’expression d’un androïde à qui
nous pouvons, chacun.e, tour à
tour nous identifier ou nous
adresser comme si nous
parlions à un autre humain au
point de nous confier à lui sur des chatbots d’IA, de lui
exprimer nos états d’âme et de lui demander - à lui qui
n’en a pas - comment faire avec nos sentiments, en
comptant sur sa grande expérience construite sur les
bases de données auxquelles il a eu accès.
Nourris de ces savoirs issus de l’IA nous partons à la
rencontre d’autrui en pleine conscience de ce que nous
sommes tels que le Chatbot nous en a brossé le
portrait. Et, lorsque nous souhaitons faire des
rencontres, quoi de plus naturel aujourd’hui que de
s’inscrire sur un site dédié sur lequel on créera un
avatar fait de ce que l’on s’est construit de soi dans le
regard des Chatbots et de ce que l’on estime savoir de
ce que l’autre attend de nous.
Dans « Avatar, ou on dirait que je suis… », je
m’intéresserai à partir de ma pratique en cabinet au jeu
entre soi réel ou virtuel en conversation avec un autre
virtuel.
Dans un article étayé sur une thèse de doctorat et une
pratique de psychologue clinicien et de thérapeute de
couple, Kevin Toupin nous fait partager sa réflexion su…
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