Compte rendu

Anne M. Lovell (dir.), Stefania Pandolfo, Veena Das, Sandra Laugier. Face aux désastres : une conversation à quatre voix sur la folie, le care et les grandes détresses collectives, Les Éditions d’Ithaque, 2013

Pages 217o à 250o

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  • Troubé, S.
(2014). Anne M. Lovell (dir.), Stefania Pandolfo, Veena Das, Sandra Laugier. Face aux désastres : une conversation à quatre voix sur la folie, le care et les grandes détresses collectives, Les Éditions d’Ithaque, 2013. Psychologie Clinique, 38(2), 217o-250o. https://shs.cairn.info/revue-psychologie-clinique-2014-2-page-217o?lang=fr.

  • Troubé, Sarah.
« Anne M. Lovell (dir.), Stefania Pandolfo, Veena Das, Sandra Laugier. Face aux désastres : une conversation à quatre voix sur la folie, le care et les grandes détresses collectives, Les Éditions d’Ithaque, 2013 ». Psychologie Clinique, 2014/2 N° 38, 2014. p.217o-250o. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-psychologie-clinique-2014-2-page-217o?lang=fr.

  • TROUBÉ, Sarah,
2014. Anne M. Lovell (dir.), Stefania Pandolfo, Veena Das, Sandra Laugier. Face aux désastres : une conversation à quatre voix sur la folie, le care et les grandes détresses collectives, Les Éditions d’Ithaque, 2013. Psychologie Clinique, 2014/2 N° 38, p.217o-250o. URL : https://shs.cairn.info/revue-psychologie-clinique-2014-2-page-217o?lang=fr.

Sous la direction d’A. Lovell, les auteures de cette conversation à quatre voix explorent, au travers d’une perspective anthropologique nouvelle sur la folie, une dimension méconnue du care, qui invite à réinterroger et à repenser en profondeur ce concept ainsi que ses rapports à la maladie mentale. Les contributions des anthropologues A. Lovell, S. Pandolfo et V. Das, croisées à celle de la philosophe S. Laugier, construisent une approche qui relève à la fois de l’ethnographie empirique et de la description phénoménologique, et qui aborde le care non pas comme un type de soin dont la maladie mentale serait l’une des applications, mais comme une forme spécifique d’expérience et d’attention portée à la dimension de l’ordinaire et d’un quotidien partagé. La folie et les situations extraordinaires de catastrophe ou de détresse, parce qu’elles se donnent comme des expériences où cet ordinaire se fissure, se prêtent alors particulièrement au dévoilement de tout ce qui habituellement va de soi et demeure inaperçu, mais fonde la présence d’un monde habitable, fait d’interactions intersubjectives.
Cette perspective fait écho à l’abord des expériences psychotiques par la tradition de la psychiatrie phénoménologique, qui les caractérise comme des formes spécifiques de rapport au monde, marquées par l’altération ou la perte d’une dimension basique et essentielle de l’existence, dont elles contribuent ainsi à révéler la présence et l’évidence dans l’expérience quotidienne. L’anthropologie philosophique d…


Date de mise en ligne : 24/07/2015

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