Psychothérapie des adolescents. De la nécessité du psychodrame psychanalytique individuel
Pages 105 à 116
Citer cet article
- PETIT, Laetitia,
- DELAROCHE, Patrick
- et RASSIAL, Jean-Jacques,
- Petit, Laetitia.,
- et al.
- Petit, L.,
- Delaroche, P.
- et Rassial, J.-J.
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- Petit, L.,
- Delaroche, P.
- et Rassial, J.-J.
- Petit, Laetitia.,
- et al.
- PETIT, Laetitia,
- DELAROCHE, Patrick
- et RASSIAL, Jean-Jacques,
Notes
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[1]
Psychologue clinicienne, Paris. Laboratoire de psychologie, Équipe de recherche à Paris X-Nanterre « Processus cognitifs et conduites interactives : déterminants culturels, sociaux et individuels ».
-
[2]
Psychanalyste, Paris.
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[3]
Psychanalyste et Professeur de psychopathologie à l’Université Aix-Marseille I. Directeur du Laboratoire de Psychopathologie Clinique et Psychanalyse.
-
[4]
Les psychopédagogues ne font évidemment pas partie de l’équipe des cothérapeutes mais sont figurés dans les scènes de psychodrame par des cothérapeutes.
-
[5]
De son côté, Jean-Jacques Rassial insiste sur la dimension de l’actuel dans la rencontre avec les processus adolescents, in (2002). Ed. Didier Lauru, Où est passé le sujet supposé savoir ? Le Transfert adolescent, Collection Le Bachelier, Ramonville-Sainte-Agne : Érès, pp. 201-219 et plus précisément p. 219.
-
[6]
C’est bien entendu le cas à l’hôpital de jour de Ville d’Avray où tous les pédagogues possèdent une formation de psychologue accompagnée de références psychanalytiques et pour la plupart d’une analyse.
-
[7]
Je m’inspire ici de la formulation de Rassial, J.-J. (1999). Le Sujet en état limite, Paris : Denoël, p. 96.
-
[8]
Rassial, J.-J. (1999). Le Sujet en état limite, op. cit.
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[9]
Siegfried est un patient de Madame Dominique Tourrès-Gobert et le directeur de jeu est ici Patrick Delaroche. Avant d’être accueilli à Ville d’Avray, il était reçu en psychodrame à l’hôpital de la Salpetrière durant de longues années durant lesquelles il déployait un scénario très répétitif, comme s’il construisait inlassablement une bande dessinée dont il serait le héros.
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[10]
Opéra éponyme de Richard Wagner.
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[11]
Ondine est une patiente de Dominique Tourrès-Gobert, hospitalisée à Ville d’Avray et suivie au psychodrame par Dominique Tourrès-Gobert.
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[12]
C’est ici Dominique Tourrès-Gobert qui dirige le jeu.
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[13]
Expression employée par Patrick Delaroche lors du séminaire de la Salpetrière du 27 mai 2006 pour qualifier le jeu d’un cothérapeute supposé incarner ses constructions théoriques durant le jeu.
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[14]
Je vais développer ce que j’entends par « acte » ci-après, aussi bien en ce qui concerne la fonction du directeur de jeu que celle des cothérapeutes.
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[15]
L’élément essentiel du drame réside selon Aristote dans l’Acte dont voici une des définitions : « Les personnages n’agissent pas pour imiter les caractères mais ils reçoivent leurs caractères par surcroît et en raison de leurs actions ; de sorte que les actes et la fable sont la fin de la tragédie ; et c’est la fin qui en toutes choses est la principale ». (-IVe siècle). Poétique, Paris : Gallimard, 1996, p. 88.
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[16]
Delaroche, P. (1996). Le psychodrame psychanalytique individuel, Paris : Payot, p. 102.
-
[17]
Lacan, J. (1959-1960). L’Éthique de la psychanalyse, Paris : Éditions du Seuil, 1996, p. 360.
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[18]
Delaroche, P. (1996). Le psychodrame psychanalytique individuel, op. cit., p. 31.
-
[19]
Ibid., p. 69.
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[20]
Ibid., p. 102.
-
[21]
L’acte se distingue de l’action. J’applique à la notion d’acte son sens premier, celui qu’Aristote lui attribue dans la Poétique, ouvrage dans lequel il définit les caractéristiques du drame en le différenciant des autres genres (épopée, comédie, etc.). Dans la Poétique, l’acte est l’élément central sur lequel repose la possibilité du drame. Autrement dit, pas de drame sans acte. « La tragédie est l’imitation d’une action et c’est avant tout en raison de l’action qu’elle imite les hommes agissant », Poétique, op. cit., p. 89. Enfin, « c’est ce qui, au dire de certains, a fait appeler leurs œuvres des drames, parce qu’ils agissent des personnages agissant », Ibid., p. 81. Les personnages ne sont que des « supports d’action », in Genette, G. (1976). Introduction à l’architexte, Paris : Éditions du Seuil, p. 18.
-
[22]
Delaroche, P. (1999). Le psychodrame psychanalytique individuel, op. cit., pp. 81-102.
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[23]
Ce geste d’« actualisation » permet de différencier le dispositif psychodramatique du dispositif analytique : « En instaurant le dispositif psychodramatique, nous faisons, d’un certain point de vue, le geste inverse de celui de Freud instaurant le cadre psychanalytique classique », in Dupeu, J.-M. (2005). L’intérêt du psychodrame, Paris : PUF, p. 160.
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[24]
Delaroche, P. (1999). Le psychodrame psychanalytique individuel, op. cit., p. 95.
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[25]
Ibid., p. 95.
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[26]
Dupeu, J.-M. (2005). L’intérêt du psychodrame analytique, op. cit., p. 116.
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[27]
Sophocle, (-421). Œdipe Roi, in Tragédies, Préface de Pierre Vidal-Naquet, Paris : Gallimard, 1973, p. 208.
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[28]
Decobert, S. (2001). Spécificité du transfert au psychodrame ?, Groupal, n° 8, (« Les psychodrames psychanalytiques »), Paris : Revue publiée par le Collège de psychanalyse groupale et familiale, p. 23. Il faut souligner à ce propos que les satyres constituaient ce chœur, êtres intermédiaires mi-hommes, mi-boucs, belle métaphore de la fonction de filtrage du préconscient. Friedrich Nietzsche qualifie également ce chœur de « spectateur idéal » mais aussi « voyant ». Il soutient que l’on peut le concevoir comme « une sorte de miroir que l’homme dionysiaque se tend à lui-même », (1972). La naissance de la tragédie, Paris : PUF, 1986, p. 58. C’est ce que souligne pour sa part Patrick Delaroche lorsqu’il compare l’expérience du psychodrame à celle du miroir : « La psychanalyse tend à défaire un stade du miroir mal articulé, le psychodrame à rétablir une parole pleine par le rétablissement d’un lien entre l’image et le signifiant, le mot et la chose, le geste et la parole, et en cela il institue un stade du miroir artificiel certes, mais solide », in (1999). Le psychodrame psychanalytique individuel, op. cit., p. 142 et pp. 144-148.
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[29]
Delaroche, P. (1995). Quand les psychanalystes jouent ensemble. 15 années de rencontres sur le psychodrame individuel à Ville d’Avray, Paris : Érès ; également (2005). Psychanalyse de l’adolescent, Paris, Armand Colin, p. 79.
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[30]
« Le transfert imaginaire se caractérise par une relation d’égal à égal, de moi à moi, dans laquelle l’analyste est un petit autre aimable ou détestable ; [le transfert symbolique] étant l’effet d’une parole pleine adressée à celui qui peut l’entendre ». Delaroche, P. (2005). Psychanalyse de l’adolescent, op. cit., p. 98.
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[31]
Ibid., p. 98.
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[32]
Decobert, S. (2001). Spécificité du transfert au psychodrame ?, Groupal, n° 8, op. cit., p. 23.
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[33]
Delaroche, P. (1999). Le psychodrame psychanalytique individuel, op. cit. p. 57.
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[34]
Première tentative, il joue une fois seulement un père qui autorise son fils à quitter la maison avec sa copine, inconnue des parents, et ce malgré l’effondrement de sa mère. On reconnaît Siegfried dans ce père car cette autorisation à quitter la famille ressemble à un happy end magique ou, ce qui revient au même, à un abandon pur et simple du fils. Dans un second temps, une jeune prétendante lui vient en aide. Mais celle-ci ne fait jamais le poids et ne contribue qu’à renforcer le désir de Siegfried de réparer l’ordre du monde entier.
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[35]
Terme que privilégie Patrick Delaroche in (1999). Le psychodrame psychanalytique individuel, op. cit. p. 43. La fragmentation est le terme choisi par Amar, N. Bayle, G. et Salem, G. (1988). Formation au psychodrame analytique, Paris : Dunod, p. 113. Jean-Marc Dupeu préfère quant à lui le terme de transfert de transfert.
Résumé
Les auteurs s’intéressent à la spécificité du transfert adolescent qui requiert parfois un ajustement du cadre thérapeutique classique. Le dispositif du psychodrame analytique individuel représente l’une des alternatives à la cure classique en favorisant le déploiement des expressions transférentielles au plus près de l’action. Il permet ainsi à l’adolescent de retrouver une parole déliée de l’agir, une parole pleine qui le mènera dans un second temps à l’analyse. Pratiqué au sein de l’institution soignante dans des conditions techniques précises, le psychodrame peut en outre représenter un analyseur de l’institution.
Mots-clés
- acte
- adolescence
- psychodrame psychanalytique individuel
- représentations contre-transférentielles
- transfert imaginaire
- transfert symbolique
Mots-clés éditeurs : acte, adolescence, psychodrame psychanalytique individuel, représentations contre-transférentielles, transfert imaginaire, transfert symbolique
Summary
Adolescents’ psychotherapy. Necessary approach of psychoanalytic individual psychodrama
In the present study, the authors work on the specificity of the adolescent transference, which often requires the adjustment of the classical therapeutic setting. The psychodramatic device is a possible alternative to the classical cure because it facilites the deployment of the transference expressions closer to action. It also enables the adolescent to newly find a manner of speech separate from his way of acting, a fuller speech that in a second stage may lead him or her to analysis. Practiced in the health care institution milieu under specific technical conditions, psychodrama may furthermore constitute a manner of analysing the institution.
Mots-clés éditeurs : act, adolescence, contra-transferential representations, imaginary transference, individual psychoanalytic psychodrama, symbolic transference
Date de mise en ligne : 01/02/2011
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