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Article de revue

Quentin Sauzay

Consultant, ancien président de Démocratie ouverte

Pages 55 à 63

Citer cet article


  • Entretien avec Sauzay, Q.
(2022). Quentin Sauzay Consultant, ancien président de Démocratie ouverte. Propos, 3(1), 55-63. https://doi.org/10.3917/prop.003.0056.

  • Entretien avec Sauzay, Quentin.
« Quentin Sauzay : Consultant, ancien président de Démocratie ouverte ». Propos, 2022/1 N° 3, 2022. p.55-63. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-propos-2022-1-page-55?lang=fr.

  • Entretien avec SAUZAY, Quentin,
2022. Quentin Sauzay Consultant, ancien président de Démocratie ouverte. Propos, 2022/1 N° 3, p.55-63. DOI : 10.3917/prop.003.0056. URL : https://shs.cairn.info/revue-propos-2022-1-page-55?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/prop.003.0056


Notes

  • [1]
    Quentin Sauzay est consultant, il dirige la pratique durable au sein de SouthBridge, groupe panafricain dédié au développement du continent africain. Coprésident de Démocratie ouverte de 2019 à 2022, il a négocié et participé à la Convention citoyenne pour le climat en tant que conseiller des coprésidents. Auparavant assistant parlementaire au Sénat et à l’Assemblée nationale, il a aussi été chargé de mission auprès du Premier ministre du Bénin de 2015 à 2016 et consultant pour la Banque mondiale.

L’écologie politique est issue à la fois d’une approche scientifique naturaliste et de la tradition mouvementiste, associative et activiste aux marges de la construction des grandes forces politiques de la gauche. Selon vous, l’écologie politique constitue-t-elle toujours un contre-pouvoir ou un véritable pouvoir ? Doit-elle inventer son propre rapport au pouvoir politique et/ ou instituer de nouveaux rapports politiques entre citoyen·nes ? L’écologie politique est-elle soluble dans la gauche ? Doit-elle la rassembler ou la réinventer ?
Soyons réalistes : tant que l’écologie politique ne dispose pas des leviers de l’action publique à l’échelle nationale, elle reste un contre-pouvoir. Elle a su faire croître son influence ces dernières années, mais, en France du moins, elle n’est pas en mesure de s’imposer dans les arbitrages, comme en témoigne la décision récente de subventionner les carburants, y compris au profit des plus aisés.La conquête du pouvoir passe certainement par un renouveau de l’action collective, mais, pour peser, il faut diriger les grandes institutions du pays. Pour y parvenir, une force écologique doit dépasser le simple positionnement « à gauche », car ce clivage est désormais trop marqué politiquement, ce qui a pour conséquence de s’aliéner un trop grand nombre de personnes. Dépasser le clivage gauche-droite répond à un besoin : les défis actuels nécessitent des consensus larges, qui dépassent la logique du « 50 % + 1 voix ». Parce que les décisions doivent être acceptées par la société dans son ensemble et parce qu’elles s’inscrivent dans le temps long, elles ne doivent pas pouvoir être remises en cause à chaque changement de majorité…


Date de mise en ligne : 05/03/2026

https://doi.org/10.3917/prop.003.0056

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