A propos de deux ouvrages de Régis Debray : L’enseignement du fait religieux dans l’école laïque, rapport au ministre de l’Education nationale, O. Jacob, 2002, Le feu sacré, fonctions du religieux, Fayard, 2003, 390 p., 22 euros.
- Par Alain Thomasset
Pages 47a à 49a
Citer cet article
- THOMASSET, Alain,
- Thomasset, Alain.
- Thomasset, A.
https://doi.org/10.3917/pro.278.0047a
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- Thomasset, A.
- Thomasset, Alain.
- THOMASSET, Alain,
https://doi.org/10.3917/pro.278.0047a
1 Les religions reviennent en force. Pourquoi cette effervescence ? Une conséquence du 11 septembre ? Après la sécularisation, l’homme moderne redécouvre-t-il la vertu des traditions religieuses, témoins d’une aspiration personnelle de cohérence et facteurs symboliques de cohésion du lien social ? On ne peut reprocher à Régis Debray qui vient de publier Le feu sacré, fonctions du religieux de découvrir ce phénomène. Depuis la Critique de la raison politique ou l’inconscient religieux (1981) jusqu’à Dieu, un itinéraire (2001), cet auteur poursuit une enquête assidue sur les croyances, leurs motifs et leurs variétés. Il était sans doute l’un des mieux placés pour aborder sans trop de passion, la difficile question de « l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque ».