Dominique David, Sécurité : l’après New-York, Presses de Sciences po, 2002, 130 p., 12 €
- Par Michel Taillefer
Pages 111c à 112c
Citer cet article
- TAILLEFER, Michel,
- Taillefer, Michel.
- Taillefer, M.
https://doi.org/10.3917/pro.270.0111c
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https://doi.org/10.3917/pro.270.0111c
1 Dans un monde où la division Est-Ouest a pris fin, globalisé, mais divisé, instable, le choc du 11 septembre oblige à poser en des termes nouveaux les problèmes de sécurité. Les vulnérabilités des pays développés ont été mises à jour. Des acteurs non étatiques sont aujourd’hui capables de faire peser sur nous de graves menaces : usage de matières radioactives, armes chimiques, biologiques, intrusion dans les systèmes de communication… Les Etats-Unis sont sous le coup d’une attaque qui a mis fin à leur sanctuarisation. Ils vont mobiliser des ressources énormes en vue de restaurer leur sanctuaire et d’intervenir à l’extérieur pour contrer les menaces. Entendant garder seuls le contrôle de leurs interventions militaires, ils chercheront à s’entourer de supplétifs, mais sans se laisser brider par le formalisme d’une coalition. Dès lors que leur intérêt suprême est en jeu, ils voudront garder les mains libres. Cet unilatéralisme risque de leur faire négliger d’autres aspects importants d’une vraie politique de sécurité et de paix. L’Union européenne, estime l’auteur, pourrait proposer une stratégie plus ouverte et plus dynamique. Mais il faudrait pour cela qu’elle se montre capable de parler d’une seule voix.
Michel Taillefer