Drogues illégales et société : expériences mexicaines
- Par Luis Astorga
Pages 13 à 28
Citer cet article
- ASTORGA, Luis,
- Astorga, Luis.
- Astorga, L.
https://doi.org/10.3917/pal.087.0013
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- Astorga, L.
- Astorga, Luis.
- ASTORGA, Luis,
https://doi.org/10.3917/pal.087.0013
Notes
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[1]
Luis Astorga est chercheur à l’Institut de Recherches Sociologiques de l’Université Nationale Autonome du Mexique (IIS-UNAM).
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[2]
Cet entretien a été réalisé dans le cadre du programme VIVEMEX (Gestion politique des violences au Venezuela et au Mexique), réalisé au sein du CESPRA-EHESS (Centre d’études sociologiques et Politiques Raymond Aron), et financé par le CSFRS (Conseil Supérieur pour la Formation et la Recherche Stratégique).
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[3]
Le PNR est la formation politique créée par Plutarco Elías Calles sur la base de laquelle Lázaro Cárdenas a fondé le PRM (Parti de la révolution mexicaine) en 1938, et Miguel Alemán le PRI en 1946.
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[4]
Carlos Antonio Flores Pérez. El Estado en crisis : crimen organizado y política. Desafíos para la consolidación democrática. Mexico : CIESAS, 2010.
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[5]
Les Caballeros Templarios (les chevaliers du temple) sont un groupe de trafiquants originaire de l’Etat du Michoacán, formé en 2011 après la mort du leader historique de La Familia Michoacana, Nazario Moreno. Les deux groupes, La Familia et les Caballeros Templarios, sont aujourd’hui en guerre.
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[6]
Les Arellano Félix ont créé une organisation, basée en Basse Californie, appelée « Cartel de Tijuana ».
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[7]
« Cartel de Juárez ».
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[8]
« Cartel des Beltrán Leyva ».
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[9]
Osiel Cárdenas a été le principal dirigeant de ce groupe entre la deuxième moitié des années 1990 jusqu’à son arrestation en 2003 – bien qu’il ait continué à exercer son leadership depuis la prison de haute sécurité de l’Altiplano –. Osiel Cárdenas a été extradé en 2007 aux États-Unis et condamné en 2010 à 25 ans de prison.
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[10]
L’Etat du Tamaulipas est situé sur la façade Atlantique du pays, dans le Golfe du Mexique.
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[11]
Les Zetas et leurs anciens alliés du « Cartel du Golfe » se livrent une guerre sans merci dans le Nord-Est du pays (Tamaulipas et Nuevo León). La métropole de Monterrey est le cadre d’exécutions et de massacres à répétition.
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[12]
Par exemple : « Hay ‘afganización’ del país, asegura experto ». El universal, 14/05/2012. Ricardo Ravelo, El Narco en México. México : Grijalbo, 2011 (p.40).
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[13]
Pour le Mexique, cf. Beau Kilmer, Jonathan P. Caulkins, Brittany M. Bond, Peter H. Reuter, “Reducing drug trafficking revenues and violence in Mexico. Would legalizing marijuana in California help ?”, RAND Corporation, 2010, disponible sur le site de la RAND à l’adresse : http://www.rand.org/pubs/occasional_papers/OP325.html.
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[14]
Ces deux grandes sociétés financières, la première, britannique, la seconde, états-unienne, ont connu ou connaissent des poursuites judiciaires aux Etats-Unis pour des faits de blanchiment de l’argent de la drogue.
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[15]
Arturo Beltrán Leyva, el Barbas, cousin de Joaquín el Chapo Guzmán, était le chef d’une cellule sinaloane qui a rompu avec ses alliés en 2008. Il a été tué par la Marine en décembre 2009.
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[16]
Fernando Escalante, “Homicidios 2008-2009 : la muerte tiene permiso”. Nexos, mars 2011.
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[17]
José Merino, « Los operativos conjuntos y la tasa de homicidios : una medición”. Nexos, juin 2011.
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[18]
Nota : en octobre 2012, le fils de l’ancien gouverneur du Coahuila (Humberto Moreira) et neveu de l’actuel gouverneur a été assassiné. A la suite de cette perte, l’ancien gouverneur a dénoncé les liens unissant la classe entrepreneuriale locale au groupe des Zetas.
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[19]
Isabel Miranda de Wallace est une femme d’affaires de la ville de Mexico dont le fils a été enlevé puis assassiné par ses kidnappeurs. Elle a mobilisé d’importantes ressources personnelles pour retrouver les personnes impliquées dans ce crime. Cette personnalité médiatique a créé l’association Alto al secuestro.
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[20]
Alejandro Martí est le propriétaire d’une grande chaîne de magasins de sport. Après que son fils eut été enlevé, torturé puis tué, en dépit de la rançon que ses parents avaient payée, il a créé l’association México SOS, active sur les questions de sécurité publique.
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[21]
Javier Sicilia est un poète et éditorialiste du magazine Proceso dont le fils a été assassiné par un groupe de narcotrafiquants. C’est sous son leadership que le Mouvement pour une Paix Juste et Digne s’est structuré en 2011, et que des caravanes parcourant le Mexique et les Etats-Unis ont été organisées.
Le sociologue Luis Astorga esquisse dans cet entretien les caractéristiques et les évolutions des organisations de trafiquants. Il met notamment en avant l’importance du territoire : les grands groupes se développent sur un terreau d’origine mais contrôlent aussi des villes frontalières, principaux points de passage frontaliers des marchandises illicites vers les Etats-Unis. Après avoir décrit la profondeur de l’ancrage de ces trafics dans la société mexicaine et leur développement à l’ombre du pouvoir, il souligne l’impréparation tant du gouvernement divisé que des différents groupes sociaux (notamment la presse et les élites) pour faire face aux défis du trafic de drogue, au premier rang desquels la violence.
Entrevista con Luis Astorga. Drogas ilegales y sociedad : experiencias mexicanas
El sociólogo Luis Astorga dibuja en esta entrevista las principales características y evoluciones de las organizaciones de trafiquantes de droga. Subraya particularmente la importancia del territorio : no sólo los grupos más importantes se desarrollan apoyándose en su “terruño” de origen, sino que también controlan forzosamente cruces fronterizos para exportar por via terrestre su mercancía a Estados Unidos. Tras describir la profundidad del arraigo de esos tráficos en la sociedad mexicana así como su desarrollo a la sombra del poder político, subraya la falta de preparación tanto de un gobierno dividido que de varios grupos sociales (las élites y los periodistas) para enfrentarse a los desafíos del tráfico de drogas y en particular al de la violencia.
Interview with Luis Astorga. Illegal drugs and society : Mexican experiences
Interview with Luis Astorga. Illegal drugs and society : Mexican experiences
Sociologist Luis Astorga sketches in this interview some characteristics and trends of drug trafficking organizations. He stresses the importance of the territory for their development, not only as a “soil’ from which they grow, but also the control of the border crossings which are the main gates for the introduction of illicit goods into the United States. After describing the anchor of drug trafficking in Mexican society and how it developed subordinated to political power, he stresses the lack of preparation of a divided government as well as Mexican elites (including the press) to face the challenges drug trafficking has created, among which violence is top priority.
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