L’industrie et l’artisanat agro-alimentaires, fondements potentiels d’une stratégie responsable et durable à ancrage territorial
Pages 63 à 70
Citer cet article
- RASTOIN, Jean-Louis,
- Rastoin, Jean-Louis.
- Rastoin, J.-L.
https://doi.org/10.3917/pour.229.0063
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1C’est la fonction nourricière, vitale, quotidienne, permanente et universelle qui fait l’unité de la plus vieille industrie du monde. Cependant, avec la profonde mutation des sociétés depuis les dix mille ans du temps agricole et des civilisations, l’acte alimentaire a profondément changé de nature. De basique, occupant l’essentiel du temps éveillé des hommes, il est devenu aujourd’hui marginal en temps et en valeur, dans les pays les plus avancés économiquement. Entre-temps, dès la fin du XIXe siècle, la révolution industrielle a pénétré l’alimentation et l’a poussée très loin jusqu’à la généralisation, dans la seconde moitié du XXe siècle, des produits préparés et plats cuisinés qui permettent de composer un repas en trois minutes, et de l’absorber en cinq, chez soi ou à l’extérieur.
Les produits : l’aliment n’est pas une marchandise comme une autre
2Le consommateur est sous influences multiples : son environnement physique, économique et social, ses paramètres individuels (revenus, santé, éducation, statut socio-professionnel), les pressions auxquelles il est exposé (prescripteurs, publicité, règlementations). Parmi ces éléments complexes et interdépendants, on peut retenir trois tendances lourdes en termes de population (en croissance et de plus en plus âgée et urbanisée), d’environnement macroéconomique (marqué par de profondes disparités nationales et internationales, instable et en moyenne stagnant), écologique (changement climatique défavorable dans les zones les plus habitées, pollutions massives, réduction de la biodiversité) et d’information (surabondante avec le big data, mais opaque et de faible qualité).
3À l’horizon 2030, l’hypothèse la plus probable est une faible progression en volume de la consommation alimentaire française. Un scénario « au fil de l’eau », laisse envisager une croissance de la consommation alimentaire dans les 20 prochaines années, ralentie par rapport aux deux décennies précédentes (14 % contre 22 %), croissance imputable essentiellement à l’effet démographique (+10 %). Toutefois, une segmentation accrue des produits, notamment par les labels (origine, bio, éthique), offrira des opportunités aux entreprises agro-alimentaires territorialisées, pouvant prendre la forme d’une « reconquête » du marché intérieur.
4Dans ce contexte, et compte tenu d’une utilisation de leur capacité de production à 25 % pour l’exportation, il ne faut évidemment pas que nos industries agro-alimentaires (IAA) négligent les marchés extérieurs, mais les abordent avec un positionnement stratégique raisonné des entreprises (Rastoin et Bouquery, 2015).
Les structures de marchés : le poids des entreprises agro-alimentaires dans l’économie nationale
5La « sphère agro-alimentaire » inclut toutes les activités de fabrication et de commerce de gros (incluant souvent un processus industriel de la chaîne du froid ou un conditionnement). Ce vaste ensemble incluait, en 2013, près de 83 000 unités légales d’entreprises (par exemple, une filiale de groupe est comptée pour une unité tout comme un artisan), réalisant 360 milliards € de chiffres d’affaires cumulés, 56 mds € de valeur ajoutée, et employant 708 000 personnes. La composition de cette sphère montre la prépondérance de l’artisanat en nombre d’unités, de l’industrie en effectifs et du commerce en CA. Ainsi l’IAA (hors commerce de gros) incluant l’artisanat commercial (boulangers-pâtissiers et charcutiers-traiteurs) comptait, en 2013, plus de 57 000 entreprises employant 529 000 collaborateurs et générant un chiffre d’affaires de 155 milliards € (Insee, 2015). La sphère agro-alimentaire française (et européenne) est marquée par la double spécificité de la « densité territoriale » et de produits ancrés dans une culture patrimoniale encore vivace.
6Les coopératives ont un rôle important en agriculture et dans l’agro-alimentaire, hérité d’une longue histoire orientée vers la collecte et la valorisation des matières premières agricoles (Chomel et al., 2015). En 2014, 2750 coopératives (avec leurs unions et filiales) représentaient 21 % du nombre d’entreprises agro-alimentaires (incluant le commerce de gros, mais excluant l’artisanat commercial), 44 % des salariés, 40 % du CA et 10 % des exportations. Les coopératives ont des atouts pour participer à une valeur montante qui sera demain incontournable, la RSE (responsabilité sociétale des entreprises), bien représentée dans la dynamique de l’ESS (économie sociale et solidaire, loi Hamon de 2013).
7Il serait hasardeux de faire d’extrapoler ces chiffres à l’horizon 2030. On perçoit cependant bien les tendances lourdes que sont la concentration, la tertiarisation (emplois de service), la spécialisation, la globalisation et la financiarisation, avec comme corollaire l’affaiblissement du tissu des TPE et PME artisanales et industrielles. Ces phénomènes, qui sont le reflet du paradigme de l’économie de marché généralisée, pénalisent également nos entreprises à l’international comme l’indique bien le recul français en Europe et européen dans le monde. Si la France est depuis des années numéro 2 par le CA en Europe (16 % des IAA de l’UE en 2012), derrière l’Allemagne (17 %), elle voit son poids diminuer sur le marché communautaire et sur le marché mondial.
8La part de l’UE dans les exportations mondiales (y compris le commerce intra-communautaire) de produits alimentaires bruts et transformés est passée de 44 % en 2000 à 39 % en 2013, celle de la France de 7,7 % à 5,2 % (et de 17,5 % à 13,4 % sur le marché européen), tandis que celle de l’Allemagne progressait de 5,8 % à 5,9 % dans le monde et de 13,1 % à 15,1 % dans l’UE. L’explication de ces évolutions se trouve dans la montée des pays émergents (Brésil, Chine, Indonésie) sur le marché international, d’une part et, d’autre part, dans les écarts de compétitivité intra-européens.
9En dépit de leur baisse relative, les exportations agro-alimentaires françaises ne cessent de progresser : 44 milliards € en 2013, 3e poste, +57 % depuis 2000, accompagnant la croissance mondiale. L’agro-alimentaire constitue encore, avec 7 milliards € en 2013 (en légère baisse, –2 %, depuis 2000), le troisième poste excédentaire de la balance commerciale. Ces exportations ont donc un caractère stratégique alors que le déficit devient abyssal (multiplié par 15 en 10 ans, à 79 milliards €). Dans ce contexte, la présence de leaders français dans le top mondial des firmes agro-alimentaires est certes très utile en termes d’effets indirects sur l’emploi national, d’image (marques mondiales), mais insuffisante pour doper les exportations. Ces géants sont déjà à leur maximum dans ce registre et se développent par croissance externe dans les pays émergents. L’effort d’internationalisation doit donc porter sur les PME et notamment les ETI (entreprises de taille intermédiaire).
10Les ETI représentaient, en 2012, 15 % du nombre d’entreprises, 40 % de l’emploi et 37 % du CA. Ces entreprises, fortement insérées dans les économies nationales, ont la taille critique pour différencier les fonctions du management et les doter de ressources humaines qualifiées, pour concevoir une stratégie et mobiliser des moyens suffisants, tout en ayant une contribution positive à l’emploi et potentiellement à l’exportation.
11Pour améliorer notre solde commercial extérieur, l’autre levier est de substituer aux importations de la production locale : c’est la reconquête du marché intérieur, avec les impacts que l’on sait sur l’économie des territoires. La facture des importations agro-alimentaires est lourde : 37 milliards € en 2013, 6e poste avec 7 % du total et une progression de 77 % dans les 13 dernières années (d’où un effet dépressif sur le solde sectoriel). L’agriculture est aussi fortement importatrice (12 milliards, en hausse de 48 % depuis 2000). Ceci milite pour des stratégies de filières valorisant des matières premières locales diversifiées : les 2/3 de nos importations agro-alimentaires proviennent de l’UE, donc de pays aux conditions agroclimatiques proches des nôtres. Nous importons massivement des pays tiers (Amérique du Nord et du Sud principalement) des matières premières (maïs, soja) qui pourraient – au moins partiellement – être remplacées par des produits locaux. Il ne sera jamais possible de réduire certaines importations (on pense aux produits tropicaux : fruits, café, thé, cacao, etc.) et ce n’est pas souhaitable pour des raisons de développement des pays du sud et d’équilibre économique international. Toutefois, de nombreuses pistes existent qui, elles aussi, appellent des innovations de rupture (culturelles cette fois-ci) et un élan stratégique.
L’impératif de l’ancrage territorial
12C’est une banalité de constater que l’activité économique se concentre dans des zones urbanisées et industrialisées, vidant les campagnes de leur population et de leurs services publics, freinant les projets de consolidation par des infrastructures modernes. Ce processus est contingent au modèle hégémonique de la production et de la consommation de masse voulu par les méta-firmes et imposé aux gouvernements et aux citoyens par le puissant lobbying des acteurs financiers (Orléan, 2011). Or ce modèle, enfanté par le capitalisme pétro-industriel du XXe siècle, doit affronter une crise polysémique imputable à ses rapports à l’Homme et à la Nature qui le plonge dans une contradiction insoluble. Il s’enferre dans une course à la substitution capital/travail par la robotisation (des millions d’emplois menacés selon le rapport 2016 du forum de Davos), dans un refus de sortie des énergies fossiles, dans un encouragement à la concentration urbaine et industrielle par la verticalisation et dans une vision manichéiste de la société en proclamant la vertu des inégalités socio-économiques et de la globalisation des marchés. Des intellectuels de plus en plus nombreux, relayés ou poussés par la société civile et des entrepreneurs innovants affirment avec de bons arguments qu’un nouveau paradigme est nécessaire pour sortir de cette crise. La priorité est désormais à la santé publique, à l’emploi et à la lutte contre le réchauffement climatique comme l’indiquent très clairement les objectifs du développement durable 2015-2030 des Nations Unies (ONU, 2015).
13L’alimentation, et au cœur de son processus de fabrication les IAA, sont concernées au premier chef par ces nouvelles priorités. Mieux, elle dispose d’un potentiel pour y répondre en raison de son contenu en emploi, de sa localisation encore importante dans l’espace rural et de son impact prouvé sur la santé humaine, animale, végétale et environnementale. Le cadre stratégique de mise en œuvre de ce potentiel a pour nom « système alimentaire territorialisé » (SAT).
14Un SAT peut être défini comme un « ensemble de filières agro-alimentaires répondant aux critères du développement durable, localisées dans un espace géographique de dimension régionale et coordonnées par une gouvernance territoriale » (Rastoin, 2015). Cette notion met l’accent sur une triple proximité, par opposition aux filières longues de la mondialisation agro-alimentaire. Il s’agit en premier lieu d’une proximité dans l’écosphère, par diversification des productions agricoles, en « reconnectant » les filières végétales, animales et forestières, selon les préceptes de l’agro-écologie. La seconde proximité concerne le rapprochement entre agriculture et industries alimentaires. Un rapprochement qui se fera en approvisionnant en priorité les unités de transformation avec des matières premières agricoles de la région où elles sont implantées. La troisième proximité se fait à travers une réorientation de la demande alimentaire vers une offre locale plus abondante et variée, de qualité plus aisément vérifiable, ce que réclame une part croissante des consommateurs.
15Les SAT constituent une nouvelle configuration fondée sur des réseaux locaux d’entreprises agricoles, agro-alimentaires et de services mutualisant des ressources locales dans le cadre d’un bassin de consommation proche, en prenant en compte les critères du développement durable. Les SAT sont porteurs de résilience face aux crises et au risque de délocalisation, car ils sont basés sur des éléments à externalités positives : ressources naturelles renouvelables, triple performance technologique, ancrage territorial et culturel. Une stratégie de différenciation territoriale peut en outre constituer une source de compétitivité basée sur les ressources (et non pas sur les seuls coûts) : dans un contexte de marché de masse, les « interstices » constituent des gisements de développement pour les entreprises (Penrose, 1959).
16À la différence d’autres activités industrielles, l’IAA présente deux caractéristiques importantes dans la perspective de construction de SAT :
- Elle résiste beaucoup mieux à la destruction d’emplois (en France, sur 50 ans, entre 1960 et 2010, les actifs occupés de l’agriculture ont régressé de 82 %, ceux de l’industrie manufacturière de 36 %, tandis que ceux de l’IAA ont progressé de 8 % et ceux de l’hébergement et de la restauration de 114 %)
- Elle reste pour une bonne part localisée en zone rurale (en 2012, 41 % des entreprises agro-alimentaires étaient situés dans de grands pôles urbains en France, 20 % dans leurs couronnes et 39 % dans les autres communes, c’est-à-dire dans un espace à dominante rurale) (Torre et Pham, 2015) (Fig. 1).
Les IAA en France : une exceptionnelle contribution à l’équilibre territorial des activités économiques et de l’emploi
Les IAA en France : une exceptionnelle contribution à l’équilibre territorial des activités économiques et de l’emploi
17On peut tirer deux enseignements de ces constats : 1) les gisements d’emplois se trouvent en grande partie dans le système alimentaire grâce à sa forte composante artisanale et industrielle et aux services qui y sont liés ; 2) le rural devrait en être le principal bénéficiaire dans une perspective de re-territorialisation de notre alimentation. Les autres externalités positives sanitaires et environnementales à attendre de ce mouvement ont été mentionnées plus haut.
La gouvernance : un besoin impérieux de cohérence et de vision stratégique
18Si l’organisation professionnelle et interprofessionnelle de l’agro-alimentaire français fonctionne relativement bien, à travers de nombreux syndicats et associations – dont la coordination serait cependant à renforcer – et des dispositifs règlementaires qui ont fait leurs preuves, la situation au niveau de l’Etat interpelle et appelle des évolutions profondes.
19Les pouvoirs publics se sont lentement dégagés de l’accompagnement des industries agro-alimentaires, comme en témoigne l’analyse des structures administratives compétentes et de leurs moyens humains et budgétaires au cours des 50 dernières années. Ce dépérissement est le symptôme d’un manque d’intérêt politique et administratif pour ce qui est encore aujourd’hui la première des industries manufacturières de France.
20Le second handicap du pilotage public de l’IAA réside dans la multiplicité des tutelles et le cloisonnement administratif français : 4 directions compétentes au ministère de l’Agriculture, 3 au ministère de l’Économie et de l’Industrie, auxquelles il faut ajouter la DG de la santé publique au ministère du même nom. Il résulte de cet empilement administratif une extrême difficulté à concevoir et à coordonner une politique alimentaire.
21À la confusion gestionnaire vient s’ajouter une débâcle des aides : 162 M€ sur 2006-2013 sur le dispositif 123-A du Feader (contre 321 M€ alloués par le Feoga sur 2000-2006), en principe abondé par un soutien des régions équivalent, ce qui représente 46 M€ par an et environ 160 000 € par dossier. Ce montant est dérisoire, même pour les PME à qui ces financements sont réservés. La contribution de l’État est dispersée et encore plus limitée : 12,5 M€ par an. La même dispersion se retrouve lorsqu’il s’agit d’aider au développement des exportations ou de l’innovation. Il est évident qu’il est difficile pour une PME de trouver la bonne entrée dans ce maquis, puis de monter rapidement un dossier.
22Le modèle des systèmes alimentaires territorialisés (SAT) permettrait de valoriser d’immenses atouts et de contenir, voire d’inverser les tendances négatives pressenties, tant pour les structures de marché (érosion des TPE et PME) que pour l’insertion internationale de l’agro-alimentaire français. Ce modèle pourrait constituer le fondement d’une « nouvelle stratégie agro-alimentaire » avec une différenciation des produits par la qualité (notamment organoleptique et nutritionnelle), la spécification (santé, etc.), mais aussi l’ancrage culturel et l’origine territoriale. Une telle stratégie est concevable, non seulement pour la France, mais pour l’ensemble de l’Union européenne. L’esquisse de politique alimentaire de l’UE insistant sur les attributs qualitatifs et la labellisation qui bénéficient d’un solide cadre institutionnel (paquet qualité et IG), est aujourd’hui stimulante en termes d’objectifs, mais lacunaire en termes de moyens et de type d’acteurs à promouvoir. Les instruments adéquats s’intitulent : chaîne des savoirs (R&D, innovation, formation), clusters combinant filières et territoires, coordination et mutualisation des ressources et compétences. Les acteurs à privilégier sont les ETI « partenariales » constituées par croissance, regroupement ou formes de l’économie solidaire.
23La formule stratégique préconisée pour le développement des SAT est valable, à une autre échelle, pour les entreprises globales de l’agro-alimentaire français et européen. En effet, ces firmes se trouvent confrontées à des stratégies de leurs concurrents émergents similaires à celles qu’elles ont elles-mêmes utilisées depuis le milieu du XXe siècle : production de masse de produits standards portés par un marketing agressif. Les grandes firmes agro-alimentaires de l’UE doivent abandonner l’illusion du mimétisme et, elles aussi, mobiliser des stratégies de différenciation par la valorisation des patrimoines alimentaires nationaux et donc des territoires. Leur longue expérience des cultures européennes et la perception de changements profonds dans le comportement des consommateurs des pays à haut revenu devraient les y préparer et le durcissement de la confrontation avec les groupes de la grande distribution les y inciter.
24Parmi les grands projets en réflexion pour assurer la relance de l’économie européenne et une plus grande cohésion sociale, l’agro-alimentaire est absent, car l’on reste sur des schémas obsolètes tournés vers les méga-infrastructures et les méta-firmes, et non pas vers la prise en compte de la réalité des territoires et des besoins des populations. Il est urgent, en agro-alimentaire comme dans d’autres domaines, de faire bouger les lignes et d’inverser les courbes qui plongent. Les ressources sont là, le reste est affaire de volonté politique.
25Un véritable plan stratégique de l’agro-alimentaire en France reste donc à écrire. Il devra être élaboré en concertation, non seulement entre les Pouvoirs publics et les organisations professionnelles, mais avec la participation de la communauté scientifique et des représentants des consommateurs, et en coordination avec l’échelle européenne. L’innovation devra y jouer un rôle central. Ses priorités concerneront la santé, l’environnement, l’espace rural et l’optimisation organisationnelle.
26La chambre des députés du Parlement français a adopté à l’unanimité, le 14 janvier 2016, une proposition de loi présentée par Brigitte Allain et intitulée « Favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation » (Allain, 2015). Ce geste politique vient confirmer l’importance d’un mouvement parti d’acteurs locaux promoteurs d’initiatives pour une alimentation responsable et durable et relayé par de nombreuses collectivités territoriales « infra-étatiques », ainsi que l’importance de la sensibilisation croissante des consommateurs et des citoyens aux enjeux d’une alimentation de qualité, en France et dans de nombreuses régions du monde. Une lueur d’espoir pour un changement de paradigme ?
Bibliographie
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- Penrose E.T. 1959, The Theory of the Growth of the Firm, Wiley, 272 p.
- Rastoin J.-L., 2015, Les systèmes alimentaires territorialisés : considérations théoriques et justifications empiriques, éditoriales, Économies et Sociétés, Tome XLIX, (11/2015), Série « Systèmes agro-alimentaires », AG, N° 37, Isméa Les Presses, Paris : pp. 1155-1166.
- Rastoin J.-L., Bouquery J.-M., dir., 2015, L’Industrie agro-alimentaire en France, La Documentation Française, Études, Paris : 253 p. http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303331954088/index.shtml.
- Torre A., Pham H.-V., 2015, Des usines, des champs et des villes : millage territorial et polarisation régionale, in Rastoin J.-L., Bouquery J.-M., dir., 2015, L’Industrie agro-alimentaire en France, La Documentation Française, Études, Paris : pp. 25-54.