Article de revue

Délibérations sur le patrimoine culturel immatériel

Une expérience participative dans le parc naturel régional des ballons des Vosges

Pages 59 à 65

Citer cet article


  • Barbe, N.
  • et Chauliac, M.
(2015). Délibérations sur le patrimoine culturel immatériel Une expérience participative dans le parc naturel régional des ballons des Vosges. Pour, 226(2), 59-65. https://doi.org/10.3917/pour.226.0059.

  • Barbe, Noël.
  • et al.
« Délibérations sur le patrimoine culturel immatériel : Une expérience participative dans le parc naturel régional des ballons des Vosges ». Pour, 2015/2 N° 226, 2015. p.59-65. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-pour-2015-2-page-59?lang=fr.

  • BARBE, Noël
  • et CHAULIAC, Marina,
2015. Délibérations sur le patrimoine culturel immatériel Une expérience participative dans le parc naturel régional des ballons des Vosges. Pour, 2015/2 N° 226, p.59-65. DOI : 10.3917/pour.226.0059. URL : https://shs.cairn.info/revue-pour-2015-2-page-59?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/pour.226.0059


Notes

  • [1]
    Les inventaires nationaux sont une des mesures obligées dans la mise en œuvre de la convention pour identifier le PCI (art. 2.3 de la convention).
  • [2]
    Voir http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Patrimoine-culturel-immateriel/Vademecum/. Entre 2008 et 2012, les dossiers ont été examinés par un comité technique du PCI, instance informelle mise en place par l’administration.
  • [3]
    « La protection au titre des monuments historiques n’est pas un label mais un dispositif législatif d’utilité publique basé sur des principes d’analyse scientifique. […] La demande de protection peut émaner du propriétaire du bien, de son affectataire ou de toute personne y ayant intérêt (collectivité territoriale, association de défense du patrimoine…). L’initiative de la protection peut aussi être prise par les services de l’État. Le préfet de région pour les immeubles, celui du département pour les objets mobiliers, fait constituer un dossier de recensement et consulte la commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) ou la commission départementale des objets mobiliers (CDOM). Ces instances consultatives sont composées d’experts, de membres d’associations, d’élus et de membres du service des monuments historiques. La CRPS est dotée d’une délégation permanente qui pré-examine les demandes. » http://www.culturecommunication.gouv.fr/Aides-demarches/Protections-labels-et-appellations/Protection-Monument-historique.
  • [4]
    Les conseillers pour l’ethnologie présents à l’époque en DRAC Lorraine et Franche-Comté, auteurs du présent article, ont œuvré à cette expérimentation.
  • [5]
    Le jury du pays de la Déodatie comportait quatre membres recrutés lors de rencontres publiques sur le territoire et via le conseil de développement. Notons que le mode de désignation par tirage au sort reste un dispositif très lourd à mettre en place : au total 28 heures de phoning pour les deux secteurs, pour l’un 1 h 30, pour l’autre 2 h 15 de phoning par engagement. Sur la question du tirage au sort comme principe démocratique on se reportera à Sintomer 2007 et Van Reybrouck 2013.
  • [6]
    Pour le Pays de la Déodatie, la liste était la suivante : Conte sur la forêt, Utilisation artisanale des procédés de charcuterie, Visite commentée de la mine St Joseph, Connaissance et entretien des vergers, Élevage de chèvres lorraines, Mycologie des Hautes-Vosges, Fabrication et pratique musicale de l’épinette, Utilisation de la traction animale pour débardage. Pour le Pays des Vosges Saônoises : Fabrication du pain traditionnel, Randonnée et cyclotourisme, VTT, VTC, Fabrication d’outils de jardin, Musiques et danses traditionnelles autour de l’épinette, Restauration des chalots et réfection des toits en lave de grès, Vannerie, Réhabilitation de fours à pain et utilisation, Création de sentiers de randonnées et balisage, Savoir-faire et connaissances liées au bois, Cueillette et savoir-faire associés aux fruits, Danse et musique traditionnelles, contes sur la forêt.
  • [7]
    Les citations sont extraites des transcriptions des réunions de jurys citoyens qui se sont tenues entre janvier et juin 2009, chacune de ces rencontres ayant été intégralement enregistrée.
  • [8]
    Par Aurélie Dumain et Noël Barbe.
  • [9]
    L’organisme de gestion d’un parc naturel régional est un syndicat mixte regroupant au minimum la (ou les) Région(s) et les communes de son territoire.
  • [10]
    Sur des approches critiques de la démocratie voir les travaux de Brossat, Agamben, Rancière, Nancy ou Fraser.

1En 2007, le parc naturel régional des Ballons des Vosges (PNRBV) entame une réflexion sur le patrimoine culturel immatériel (PCI). Un an plus tôt, la France ratifiait la convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du PCI. Celle-ci semblait ouvrir de nouvelles opportunités en matière de politique patrimoniale, en redistribuant les modalités et les capacités à dire ce qui fait patrimoine, envisagées jusque-là dans une perspective d’expertise savante. La reconnaissance du PCI par les communautés, les groupes et les individus (Art 2) est l’un des critères de sa définition, elle doit se faire selon leur « plus large participation possible ». (Art 15).

2Pour autant, si la convention fait mention de la participation de la population, les formes qu’elle peut prendre sont laissées à une large interprétation des États (art 11). C’est ainsi que les premières années qui ont suivi la ratification de la convention par la France, dans une sorte de brèche temporelle et politique, ont permis de mettre en pratique des interprétations concurrentes de la participation.

3De son côté, la direction des Patrimoines du ministère de la Culture s’est engagée progressivement dans des opérations de réglages d’un inventaire national [1] qui au final obéit à une logique de contrôle scientifique et technique. Depuis 2013, un Comité du patrimoine ethnologique et immatériel est en charge de l’examen des inscriptions sur les inventaires du PCI et de celui des dossiers de candidature pour l’inscription sur l’une ou l’autre des listes de l’Unesco [2]. Toute candidature passe ainsi par le filtre de l’expertise patrimoniale et scientifique selon un modèle déjà éprouvé, par exemple dans les procédures de protection des monuments historiques [3].

4En 2007-2008, sous l’impulsion et avec la participation du socio-anthropologue Jean-Louis Tornatore alors membre du conseil scientifique du PNRBV, des services déconcentrés du ministère de la Culture, à savoir les directions régionales des Affaires culturelles (DRAC) de Franche-Comté et de Lorraine [4], proposent une autre lecture de la mise en œuvre de la convention, soit la mise en place d’un dispositif participatif original pour identifier ce qui fait patrimoine culturel immatériel sur un territoire donné. Un Comité de pilotage, mis en place le 5 septembre 2008, décide que le dispositif participatif sera le jury citoyen. Deux territoires d’expérimentation sont choisis : le Pays de la Déodatie et les Vosges Saônoises.

Qu’entend-on par participation ?

5Le mot est polysémique et diversement investi, les critiques sont nombreuses. Elles peuvent porter sur l’incapacité des démarches participatives à faire place aux personnes les moins intégrées socialement et sur leur instrumentalisation par les pouvoirs publics pour acheter la paix sociale en écartant souvent les citoyens ou habitants lors de la décision finale (Blondiaux, 2001 ; Blondiaux et Sintomer, 2009). Dans ce cas, le dispositif choisi a été celui des jurys citoyens. Dans le comité mis en place pour piloter cette action, s’est exprimée la volonté d’élargir le public auquel s’adressait habituellement le Parc et de laisser aux seuls jurys citoyens le choix final concernant l’élection d’un élément du PCI. Ce dispositif prend en compte – au moins partiellement – les critiques qui viennent d‘être évoquées. D’autres, plus radicales, sur la nécessité ou la possibilité d’un consensus, la promotion de règles de discussion qui avantageraient de fait certains acteurs, autrement dit l’idéal habermassien fondateur, peuvent être avancées (Nancy, 2005 ; Mouffe, 2010).

6Les jurys citoyens amenés à sélectionner un élément du PCI pour chacun des deux territoires sur lesquels portait l’expérimentation ont été constitués, totalement ou pour partie, par tirage au sort dans l’annuaire téléphonique [5]. Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, aucun maire ou adjoint, et pas plus d’un membre d’une même association ne pouvait en faire partie. Au final, ce sont neuf personnes qui ont siégé dans chacun des jurys citoyens.

7Afin d’avoir d’accès à toute information jugée utile, les membres ont assisté à trois interventions de spécialistes portant sur le PNRBV, sur le PCI, ainsi que sur la démocratie participative. Deux listes présentant au total 21 pratiques [6] ont été soumises aux débats des jurys. Elles ont été recueillies lors des actions de sensibilisation et de communication du parc, ou par « candidature spontanée ».

8À la différence d’un public « passif », les habitants sont impliqués dans le processus décisionnel en tant que membres ou potentiellement membres du jury. Notons que cette volonté de laisser les jurys décider du bien-PCI s’accompagne nécessairement de la redéfinition des places des autres acteurs de cette expérimentation que ce soient les élus, les experts ou les représentants d’institutions présents au sein du comité de pilotage et qui ont mis en place et accompagné la démarche. L’ethnologue est ici non « expert documentaire » sur l’objet mais co-expert dans la mise en place d’un processus et d’une situation de sélection patrimoniale.

La mise en place de la procédure délibérative et ses effets sur la construction d’une expertise

9Ce qui nous importe ici d’abord est de mettre en avant l’impact de ce processus sur l’émergence d’un public-expert, c’est-à-dire la manière dont se construit l’expertise des jurés dans le cours même de la délibération.

10La procédure mise en place repose sur la compétence des habitants d’un territoire donné pour définir une forme de bien commun et justifier de leurs choix. Cette vision repose sur la théorie de l’agir communicationnel de Jürgen Habermas selon laquelle un consensus peut être trouvé au-delà des affinités et connaissances personnelles des acteurs grâce à la force du meilleur argument, ce que Habermas appelle encore la « force sans force » (Habermas, 1981 : vol. 1) à savoir l’évidente supériorité de l’argument valide qui évite tout autre recours à la violence.

11Lors de l’évaluation des candidatures, les discussions des jurés témoignent d’un processus de construction d’un accord, avec une mise en place de règles et le recours à différentes stratégies pour faire valoir la légitimité de sa position. (Boltanski, Thévenot 1991 : 161-185). Cette légitimité repose ici sur la démonstration et la mise en œuvre :

  • d’une capacité à maîtriser un domaine ou un territoire (avec à l’appui des références de lieux, de personnes, d’histoire…) ;
  • d’un détachement vis-à-vis des intérêts personnels qui vise à surmonter sa singularité pour témoigner de l’intérêt général.

12Le second des points qui ici nous importe est la manière dont le jury a travaillé la sélection d’un bien culturel. Nous abordons ici les effets de la procédure délibérative sur le PCI, à savoir comment cette notion est interprétée, adaptée. Les jurés ont défini différents critères permettant de dire ce qui fait patrimoine, quatre principalement :

  • La spécificité territoriale. La typicité, le caractère « régional » des propositions est constamment soumis à discussion et mis en tension. Ce qui semble le plus typique ne l’est pas, qu’il s’agisse :
  • de la chèvre lorraine « j’émets des doutes quant à l’origine véritable de cette chèvre »[7],
  • des chalots, annexe à la ferme vosgienne servant de grenier à grain ou autre : « moi, j’ai visité la Galice, la partie Sud de l’Espagne, au Nord du Portugal, où ces chalots existent, avec une croix dessus en plus, et ils font exactement comme ici, pour conserver le grain l’hiver »
  • ou encore de l’instrument de musique, l’épinette, qui ne serait pas typiquement vosgienne : « c’est un instrument, ça fait partie des cithares […] et on le retrouve en Belgique, en Hongrie »
  • La sauvegarde et la transmission. Pour ce qui est de la nécessité de sauvegarde, les jurés orientent très vite le débat, plutôt que sur l’urgence de la conservation, sur les conditions économiques et les contraintes de rentabilité qui nuisent aux praticiens. Le lien avec le passé demeure en retrait : l’évidence d’une pratique non mécanisée (la traction animale) pour la Déodatie, une vague allusion à la « mémoire de nos traditions d’antan » pour le secteur des Vosges Saônoises suffisent à le qualifier. L’aspect « folklorique » a plutôt joué en défaveur des pratiques proposées. À l’inverse, l’adaptation d’une pratique au contexte actuel est valorisée. Les propositions pour une nouvelle utilisation des chalots en témoignent : anciens greniers à grains, ils sont désormais imaginés comme servant d’abribus, de cabanes pour outils de jardin, de bungalows, etc. La question des temps à venir est posée.
  • La portée collective. Le dernier critère est l’impact et l’importance pour la collectivité, ce qui revient à condamner l’aspect mercantile ou opportuniste. Si les personnes sont d’accord pour relancer une activité économique, ils en récusent les aspects trop commerciaux.

13Les choix se portent sur deux projets qui tout à la fois concernent la collectivité et répondent à des problématiques contemporaines : la préservation de l’environnement, la convivialité, la préservation du paysage ou de l’architecture.

14Par consensus en Vosges Saônoises, tous se retrouvent autour des chalots mais à condition d’englober trois projets : la construction des toits en lave, du bâti en bois et des fours à pain : « on retrouverait ainsi la convivialité et la mise en valeur du lien social autour de ces trois pratiques issues de notre patrimoine culturel immatériel »

15Pour la Déodatie, les jurés ont trouvé un consensus autour de la forêt et de la nature à préserver qui se traduit par l’élection de la traction animale : « la traction animale, c’est pas en soi que ça représente les Vosges, mais ça représente les Vosges parce que c’est le monde de la forêt ».

Savoirs citoyens/savoirs habitants

16Les démarches participatives se fondent généralement sur deux conceptions divergentes des savoirs citoyens (Sintomer, 2008) :

  • le savoir d’usage, les citoyens envisagés comme usagers sont considérés comme les plus à mêmes de définir leurs besoins. C’est dans le dialogue avec les techniciens ou experts que se construit alors un savoir partagé utile au plus grand nombre, sur le modèle de John Dewey « C’est la personne qui porte la chaussure qui sait le mieux si elle fait mal et où elle fait mal, même si le cordonnier est l’expert qui est le meilleur juge pour savoir comment y remédier » (Dewey, 2010).
  • le « bon sens » ou l’exercice de sa raison subjective. Le citoyen est amené ici à donner un jugement sur quelque chose qui ne le concerne pas directement.

17La première est généralement appliquée à des sujets de proximité et pose la question du dépassement des intérêts particuliers, la seconde renvoie à la participation active de tout citoyen aux affaires de la cité quelles qu’elles soient. On peut observer dans le cas présenté, un glissement du savoir d’usage vers le savoir citoyen.

18La sélection du PCI se fait a priori sur une base territoriale, autrement dit, il est question de connaissances et d’usages d’un territoire donné. Les membres des jurys citoyens sont appelés à intervenir sur la base d’une présence sur une aire géographique préexistante (le Pays). Toutefois, sollicités en tant qu’habitants, soit usagers du territoire, c’est au final en tant que citoyens exerçant leur raison subjective pour une montée en généralité de la notion de PCI que les membres des jurys se sont positionnés. La délibération collective permet ici de faire émerger le PCI comme un bien commun au-delà des intérêts personnels de chacun. En construisant une identité territoriale non fermée, en abandonnant la recherche d’une spécificité locale ou d’un ancrage dans le passé, elle permet aussi l’articulation local/mondial, au sens où elle intègre la perméabilité des sociétés, la circulation des biens et des personnes (Appadurai, 2005) à l’échelle d’un territoire local.

19Le glissement de l’objet au savoir-faire déterritorialise le PCI et le place dans un registre plus citoyen que communautaire.

Suite… et fin ?

20En partant du principe selon lequel le PCI concerne toutes les personnes vivant sur un territoire donné, qu’il n’est pas un domaine réservé à des experts, nous avons mis en place un protocole d’identification du PCI relativement long et complexe. Cette expérimentation trouve son importance moins dans les deux éléments identifiés que dans le processus de sélection et la légitimité qu’il confère au PCI.

21Le principe d’un tel processus a été adossé à celui de la démocratie en matière de patrimoine. Il convient là, quelques années plus tard, d’y revenir assez succinctement au demeurant à la lumière du destin de cette expérimentation ou d’autres projets conduits depuis avec le PNRBV et comportant, du moins en principe, un volet participatif.

22D’abord, suivant le choix des jurés, le PNRBV a mené différentes actions de sensibilisation et valorisation des deux éléments du PCI identifiés. Des membres du jury citoyens y ont été ponctuellement associés. Pour autant, on peut s’interroger sur le fait que ce ne soit pas le jury lui-même, assisté de techniciens, qui ait débattu des projets et retenu l’un d’entre eux. De plus à ce moment le jury ne se réunit plus, ce qui rend fragile les remarques de son membre siégeant au comité de pilotage des opérations de valorisation.

23Ensuite, en 2014, un travail de recherche-action a été conduit avec le PNRBV sur les manières dont les habitants de deux communes vosgiennes (Gerardmer, La Bresse) et une commune alsacienne (Ammerschwir) qualifiaient l’architecture issue de la reconstruction après la seconde guerre mondiale [8]. Si les qualifications dégagées devaient être intégrées à des politiques urbaines, il faut se rendre à l’évidence qu’elles se trouvent poussées aux marges, comme un à-côté, ici comme une ressource documentaire visant à alimenter un « sentier de la mémoire », voire là pour penser les manières de convaincre les habitants, malgré ou contre ce qu’ils pensent, qu’il s’agit bien là de patrimoine.

24Ceci est à mettre en rapport avec la non-reproduction de l’expérience menée sur le PCI, et il convient peut-être de rappeler que la « gouvernance » d’un parc se fait par des acteurs issus de la démocratie représentative [9] et que le pouvoir délibératif de citoyens ordinaires ne peut se construire qu’au prix de l’abandon ou de la revendication d’une partie du pouvoir des premières. Si ceux-ci ont semblé prêts à le faire dans le cas de l’expérience PCI, s’agissant d’urbanisme (de « dur ») un tel abandon ne semble pas à l’ordre du jour. À oublier ce rapport de pouvoir, d’abord le risque est grand à ce que la participation ne soit qu’instrumentalisation, habillage superficiel et sans grandes conséquences de décisions prises ailleurs ou déjà arrêtées. À l’oublier aussi, nous risquons de n’être que les faux-nez de l’absence démocratique et les idiots utiles d’opérations de pouvoir [10].

Bibliographie

  • Appadurai Arjun (2005), Après le colonialisme : Les conséquences culturelles de la globalisation, Payot, 2005.
  • Barbe Noël, Chauliac Marina, Tornatore Jean-Louis (2012), « Le patrimoine culturel immatériel au risque de la délibération publique », Culture et recherche, 127, p. 41-43.
  • Boltanski Luc, Thévenot Laurent, (1991), De la justification. Les économies de la grandeur, Paris, Gallimard.
  • Blondiaux Loïc (2001), « Démocratie locale et participation citoyenne : la promesse et le piège », Mouvements n°18 nov-déc.
  • Blondiaux Loïc, Sintomer Yves (2009), « L’impératif délibératif », Rue Descartes 1/2009 (n° 63), p. 28-38.
  • Brossat Alain (2013), La démocratie, Marseille, Al Dante.
  • Dewey Johns (2010), Le Public et ses problèmes, Folio, coll. « Folio essais », (1re éd. ang 1927)
  • Fraser Nancy (2005), « Repenser l’espace public : une contribution à la critique de la démocratie réellement existante », in N. Fraser, Qu’est-ce que la justice sociale ? Reconnaissance et redistribution, trad. de l’angl. et introduit par Estelle Ferrarese, Paris, La Découverte, p. 107-144.
  • Habermas Jürgen (1981), Theorie des Kommunikativen Handelns, Frankfurt, Suhrkamp.
  • Mouffe Chantal (2010), « Politique et agonisme », Rue Descartes, 67, 2010, p. 18-24.
  • Sintomer Yves (2007), Petite histoire de l’expérimentation démocratique. Tirage au sort et politique d’Athènes à nos jours, Paris, La Découverte.
  • Sintomer, Yves (2008), « Du savoir d’usage au métier de citoyen ? », Raisons politiques, 3, n° 31, p. 115-133.
  • Van Reybrouck David (2013), Contre les élections, Actes Sud.

Date de mise en ligne : 06/10/2015

https://doi.org/10.3917/pour.226.0059