Christian Vernier, L’extime. De l’acte à la vérité. Un abécédaire lacanien, Toulouse, Éd. Universitaires du Sud, 2007, Coll. « Essais », 204 P., 20 E.
Pages 237x à 280x
Citer cet article
- GABAUDE, Jean-Marc,
- Gabaude, Jean-Marc.
- Gabaude, J.-M.
https://doi.org/10.3917/rphi.092.0237x
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- Gabaude, J.-M.
- Gabaude, Jean-Marc.
- GABAUDE, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/rphi.092.0237x
1 L’auteur, pédopsychiatre, réactualise clairement, non sans une once de fantaisie, des notions lacaniennes. Sa pop-analyse approche et liaisonne, dans l’ordre alphabétique, 67 termes d’Acte à Vérité. Elle vise l’intime en nous-mêmes afin de le rendre extime, suggestif et partageable, tout en sachant qu’une définition ne peut valoir qu’à titre d’essai approximatif. En effet, estime Vernier, la vérité n’a point de contenu fixe et elle n’est guère qu’une place dans un discours. « La castration impose que le mot rate un peu la chose » (p. 7) dans le passage de la jouissance rationnée à l’ordre symbolique. Le nœud lacanien, nom-du-père, s’opère à l’intersection et au liage du réel atypique, du symbolique et de l’imaginaire. De cette triplicité relève le phallus. L’objet analytique, dit objet a, s’il est réel est un manque que cause le désir du moi ; imaginaire, c’est un fétiche qui arraisonne le processus de symbolisation tandis que, symbolique, l’objet a s’échange et suscite du lien social – lequel est rompu dans la névrose. « La culpabilité est refus de payer sa dette symbolique » (p. 47). On est responsable de son inconscient, car il faut se rendre libre d’en disposer et de déverrouiller le nouage symptôme/fantasme. L’analyse contribue tant à déconstruire et à élargir le fantasme qu’à interpréter et à défouler le symptôme. Ce qui importe, c’est l’autonomie de la personne. Que chacun invente sa propre solution. L’auteur retrouve finalement ce consensus.
2 Jean-Marc GABAUDE.