Compte rendu

Jeanine Solotareff, L’esprit en question. L’éclairage de la psychanalyse introspective de Paul Diel, Paris, Ellébore, 2007, coll. « Champs ouverts », 208 p.

Pages 211zza à 263zza

Citer cet article


  • Gabaude, J.-M.
(2008). Jeanine Solotareff, L’esprit en question. L’éclairage de la psychanalyse introspective de Paul Diel, Paris, Ellébore, 2007, coll. « Champs ouverts », 208 p. Revue philosophique de la France et de l'étranger, Tome 133(2), 211zza-263zza. https://doi.org/10.3917/rphi.082.0211zza.

  • Gabaude, Jean-Marc.
« Jeanine Solotareff, L’esprit en question. L’éclairage de la psychanalyse introspective de Paul Diel, Paris, Ellébore, 2007, coll. “Champs ouverts”, 208 p. ». Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2008/2 Tome 133, 2008. p.211zza-263zza. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-philosophique-2008-2-page-211zza?lang=fr.

  • GABAUDE, Jean-Marc,
2008. Jeanine Solotareff, L’esprit en question. L’éclairage de la psychanalyse introspective de Paul Diel, Paris, Ellébore, 2007, coll. « Champs ouverts », 208 p. Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2008/2 Tome 133, p.211zza-263zza. DOI : 10.3917/rphi.082.0211zza. URL : https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2008-2-page-211zza?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rphi.082.0211zza


1 J. S. a présenté et développé, en plusieurs ouvrages, la psychanalyse introspective – fondée sur une psychologie de la motivation – de Paul Diel et elle a essayé de la confirmer en fonction de sa propre pratique de thérapeute (cf. notre compte rendu, Revue philosophique de Louvain, novembre 2007, p. 723). Ce nouvel ouvrage donne et justifie la métaphysique qui sous-tend cette psychanalyse originale. L’esprit est immanent à la matière qu’il organise. Esprit et matière sont indissociables et évoluent ensemble. Évolutif, l’esprit humain est lui-même manifestation évolutive de l’instinct animal. L’auteur, en décrivant cette biogenèse de l’esprit, récuse le spiritualisme, le matérialisme, le dualisme, la transcendance, l’immortalité, l’ésotérisme. Dieu et l’âme n’ont de réalité que symbolique. Il importe de substituer au dogmatisme religieux un examen des exigences biologiques de la vie et l’écoute de notre subconscient, dépositaire de la sagesse gagnée au cours des millénaires. J. S. rejoint les conclusions du neurobiologiste Antonio R. Damasio. Elle démonte les thèses de Freud ainsi que celles de Françoise Dolto. Son souci éthique et ses analyses de l’affectivité, de la liberté et du déterminisme, de la vérité et de l’imagination peuvent retenir l’attention. Dans l’explicit de l’ouvrage, nous retrouvons une sagesse épicurienne : « Apprendre le plaisir de vivre, le plaisir de penser, le plaisir d’aimer. La vraie morale est un plaisir » (p. 107).

2 Jean-Marc GABAUDE.


Date de mise en ligne : 08/07/2008

https://doi.org/10.3917/rphi.082.0211zza