Compte rendu

PHILOSOPHIE GÉNÉRALE.Bernard Andrieu, La nouvelle philosophie du corps, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2002 ( « Réponses philosophiques » ), 240 p., 19 E.

Pages 351v à 384v

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  • Tirvaudey, R.
(2004). PHILOSOPHIE GÉNÉRALE.Bernard Andrieu, La nouvelle philosophie du corps, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2002 ( « Réponses philosophiques » ), 240 p., 19 E. Revue philosophique de la France et de l'étranger, Tome 129(3), 351v-384v. https://doi.org/10.3917/rphi.043.0351v.

  • Tirvaudey, Robert.
« PHILOSOPHIE GÉNÉRALE.Bernard Andrieu, La nouvelle philosophie du corps, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2002 ( “Réponses philosophiques” ), 240 p., 19 E. ». Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2004/3 Tome 129, 2004. p.351v-384v. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-philosophique-2004-3-page-351v?lang=fr.

  • TIRVAUDEY, Robert,
2004. PHILOSOPHIE GÉNÉRALE.Bernard Andrieu, La nouvelle philosophie du corps, Ramonville Saint-Agne, Érès, 2002 ( « Réponses philosophiques » ), 240 p., 19 E. Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2004/3 Tome 129, p.351v-384v. DOI : 10.3917/rphi.043.0351v. URL : https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2004-3-page-351v?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rphi.043.0351v


1 Avec une introduction limpide, pédagogique, ce recueil de textes présentés dans des conférences de 1995 à 2002, composé en trois parties, explore discours et pratiques corporelles pour déceler l’origine d’idées dont les modèles auront fait l’objet de déplacement, de reprise, de détournement par notre société. Chaque moment se propose d’épingler les signes corporels de cette nouvelle philosophie apparue depuis les années 1990, selon le thème de la recherche de soi (chap. I), d’après l’expérience de la sensation (chap. II), et dans son rapport à autrui (chap. III).

2 Il ne s’agit pas de disperser le corps en disciplines séparées, mais de retrouver les conditions d’un dialogue constructif entre psychanalyse, psychologie, biologie, psychiatrie et phénoménologie visant la description totalisante de la subjectivité incarnée. Car aucune discipline ne peut à elle seule prétendre expliquer la complexité de l’expérience corporelle. S’il est illusoire de parvenir à une théorie unifiée de l’homme, on peut espérer une intermodularité des modèles disséminés au cours de l’histoire des idées du corps du XXe siècle.

3 De la période 1950-1975 à aujourd’hui on est passé, nous explique l’auteur, « du culte du corps à la mise en culture de son propre corps », qui crée ses propres valeurs corporelles. Le corps devient alors seule manière d’être, et matière d’être pour l’exercice de la liberté. Passage qui s’appuie sur le concours de deux idéologies : celle de la libération du corps et celle des progrès techniques et scientifiques. Le corps cesse d’être une simple modalité de l’apparence et de la surface sociale pour devenir un signe d’identité. Il n’est plus question de paraître mais d’être « corps à soi ». Ce refus du dualisme de l’être et du paraître traduit moins un détachement du corps naturel que l’incorporation du monde à soi, la création d’un corps à soi, d’une mise en culture du corps comme soi-même. Le sujet se précipite dans son corps pour y signifier son existence. être son corps jusqu’à n’être que son corps valorise la possession indéfinie de la jouissance. L’individu subjective ce corps à soi, dessiné selon l’ordre du désir, non en s’enfermant dans l’individualisme, mais en le personnalisant, en faisant corps avec d’autres corps.

4 Robert TIRVAUDEY.


Date de mise en ligne : 01/09/2004

https://doi.org/10.3917/rphi.043.0351v