Compte rendu

Edward Domagala, L’ermeneutica dell’esperienza dell’amore in Max Scheler, Rome, Verso l’umano, 2000, 352 p.

Pages 451y à 506y

Citer cet article


  • Adam, M.
(2003). Edward Domagala, L’ermeneutica dell’esperienza dell’amore in Max Scheler, Rome, Verso l’umano, 2000, 352 p. Revue philosophique de la France et de l'étranger, Tome 128(4), 451y-506y. https://doi.org/10.3917/rphi.034.0451y.

  • Adam, Michel.
« Edward Domagala, L’ermeneutica dell’esperienza dell’amore in Max Scheler, Rome, Verso l’umano, 2000, 352 p. ». Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2003/4 Tome 128, 2003. p.451y-506y. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-philosophique-2003-4-page-451y?lang=fr.

  • ADAM, Michel,
2003. Edward Domagala, L’ermeneutica dell’esperienza dell’amore in Max Scheler, Rome, Verso l’umano, 2000, 352 p. Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2003/4 Tome 128, p.451y-506y. DOI : 10.3917/rphi.034.0451y. URL : https://shs.cairn.info/revue-philosophique-2003-4-page-451y?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rphi.034.0451y


1 Cette étude consacrée à la philosophie de l’amour de Max Scheler porte d’abord sur la compréhension d’autrui, puis sur la pensée dialogique. Universitaire à Rome, l’auteur souhaite situer Scheler dans le contexte de la philosophie contemporaine, dans la recherche du sens ultime de la réalité humaine et du monde, des différentes approches de l’existence, des problématiques de la communication humaine et de l’intersubjectivité : l’amour apparaît comme le lieu nodal de toutes ces préoccupations.

2 Il faut d’abord étudier la façon dont Scheler aborde la phénoménologie husserlienne et son étude de l’intersubjectivité et de l’activité de la conscience, de l’intentionalité. L’ouverture à l’autre est inséparable de l’analyse du sujet et l’autre est appréhendé à partir du thème du corps propre. Cependant, la formation de la pensée de Scheler est loin d’être univoque. Après une formation juive, il rencontre le philosophe chrétien Eucken ; Husserl n’interviendra qu’ensuite, sans oublier Bergson. On peut ainsi diviser sa période créatrice en trois étapes : spiritualiste, catholique et panthéiste. C’est l’expérience phénoménologique, le privilège donné à l’a priori émotionnel et à la perception affective qui seront au principe du système des valeurs. La valeur est étudiée comme échelle axiologique, connexion du sentiment et de l’intentionnalité.

3 L’amour est analysé dans le contexte de la personne, de son statut, ontologique, de sa dynamique et de sa primauté axiologique. Par le processus d’intentionalité, l’amour s’inscrit dans le mouvement de l’être fini se déployant vers l’infini ; il est inspiré par des émotions de type originel et immédiat, orienté vers une réalité dotée de valeur, dans la réciprocité du fait et de la valeur. L’auteur distingue cette approche de l’étude schélérienne consacrée à la sympathie, contagion émotionnelle plus passive. La conduite d’amour favorise la connaissance d’autrui et sa compréhension. Ainsi se constitue une philosophie dialogique, marquée par l’ouverture et la réciprocité. Le dialogue est la dimension intégrale de l’amour, la manifestation plénière de la personne.

4 Un examen critique des travaux principaux consacrés à la pensée de Scheler, y compris celui de K. Wojtyla, termine cet ouvrage, complété par une bibliographie importante. C’est bien un travail d’ensemble sur Max Scheler que nous avons ici, mené avec beaucoup de précision, un grand souci d’exactitude dans une présentation pédagogique.

5 Michel ADAM.


Date de mise en ligne : 01/01/2008

https://doi.org/10.3917/rphi.034.0451y