Article de revue

Réflexions en vue de l'anthropologie

Pages 11 à 37

Citer cet article


  • Kant, E.
  • et Blanc-Brude, G.
(2013). Réflexions en vue de l'anthropologie. Philosophie, 117(2), 11-37. https://doi.org/10.3917/philo.117.0011.

  • Kant, Emmanuel.
  • et al.
« Réflexions en vue de l'anthropologie ». Philosophie, 2013/2 N° 117, 2013. p.11-37. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-philosophie-2013-2-page-11?lang=fr.

  • KANT, Emmanuel
  • et BLANC-BRUDE, Gilles,
2013. Réflexions en vue de l'anthropologie. Philosophie, 2013/2 N° 117, p.11-37. DOI : 10.3917/philo.117.0011. URL : https://shs.cairn.info/revue-philosophie-2013-2-page-11?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/philo.117.0011


Notes

  • [1]
    Les Reflexionen zur Anthropologie ont été publiées en 1882 par Benno Erdmann, puis en 1913 par Erich Adickes, enrichies d’une section Entwürfe zu dem Colleg über Anthropologie aus den 70er und 80er Jahren (Ak. XV.2, pp. 655-799, ici « Projets de cours »). Nous avons pris pour référence la numérotation de l’édition de l’Académie (notée : Ak.), en retenant la date de rédaction la plus probable et en indiquant la numérotation correspondante dans l’édition Erdmann (notée : E) et les cas où le texte ne se trouvait pas en marge d’un « manuel » mais sur une feuille détachée (notée : L Bl). Dans le texte les ajouts postérieurs sont indiqués entre chevrons. Pour l’homogénéité d’ensemble nous avons rétabli des majuscules et des articles et modifié quelques abréviations et signes de ponctuation. Mais, pour ne pas dénaturer l’état du texte, nous n’avons pas cherché à en lisser toutes les aspérités. Les titres « Préface », « Livre I », « Livre II », « Livre III et Caractéristique » renvoient au plan et aux divisions de l’Anthropologie du point de vue pragmatique. Nous utilisons le signe o pour signaler les occurrences où Willkür est rendu par « volonté » et non par « arbitre ».
  • [2]
    Le texte s’interrompt.
  • [3]
    En français dans le texte.
  • [4]
    Par sa position, ce dernier mot pourrait aussi constituer un ajout à la ligne suivante, après « l’érudition juridique et théologique ».
  • [5]
    Le texte s’interrompt.
  • [6]
    Construction incertaine.
  • [7]
    Selon la lettre, l’allusion est à Caton l’Ancien, dit le Censeur (« on raconte que souvent l’antique Caton lui-même réchauffait de vin pur sa vertu [narratur et prisci Catonis / saepe mero caluisse uirtus] », Horace, Odes, III, 21, vv. 11-12, Paris, Les Belles Lettres, 2000, pp. 232-233) ; selon l’esprit, à Caton le Jeune, dit d’Utique (« Il n’est pas bon non plus d’avoir toujours l’esprit également tendu ; il faut savoir le divertir. Socrate ne rougissait pas de s’amuser avec de petits enfants, Caton buvait pour se relâcher des fatigues de la vie publique [et Cato uino laxabat animum curis publicis fatigatum], Scipion mouvait en cadence son corps de triomphateur et de guerrier… », Sénèque, La tranquillité de l’âme, XVII, 4, Paris, Robert Laffont, 1993, p. 369). Cf. Ak. XXV.1, 296, n. 082.
  • [8]
    Cf. Tacite, La Germanie, XXII, Paris, Gallimard, 1990, pp. 49-50.
  • [9]
    « Quand le Roi Pyrrhus entreprenait de passer en Italie, Cinéas son sage conseiller, lui voulant faire sentir la vanité de son ambition : Hé bien, Sire, lui demanda-t-il, à quelle fin dressez-vous cette grande entreprise ? – Pour me faire maître de l’Italie, répondit-il soudain. – Et puis, suivit Cinéas, cela fait ? – Je passerai, dit l’autre, en Gaule et en Espagne. – Et après ? – Je m’en irai subjuguer l’Afrique, et enfin, quand j’aurai mis le monde en ma sujétion, je me reposerai et vivrai content et à mon aise. – Pour Dieu, Sire, rechargea lors Cinéas, dites-moi à quoi il tient que vous ne soyez dès à présent, si vous voulez, en cet état ? pourquoi ne vous logez-vous dès cette heure où vous dites aspirer, et vous épargnez tant de travail et de hasard, que vous jetez entre deux ? » (Montaigne, Essais, I, XVLII, Paris, Imprimerie nationale, 1998, t. 1, p. 428). Montaigne s’inspire ici de Plutarque (Vie de Pyrrhus, XXIX-XXX, Paris, Gallimard, 1951, t. 1, pp. 882-884).
  • [10]
    Construction incertaine.
  • [11]
    Construction incertaine.
  • [12]
    En français dans le texte.
  • [13]
    En français dans le texte.
  • [14]
    Construction incertaine.
  • [15]
    Le texte s’interrompt.
  • [16]
    En français dans le texte.
  • [17]
    Dans ce contexte particulier nous ne rendons pas l’adjectif gelehrt, ici substantivé, par « érudit » (comme dans la Refl. 430 où il était question de la dimension historique du savoir), mais par « savant » (cf. Le Conflit des Facultés, Préface).
  • [18]
    Les mots « bilboquet » et « solitaire » sont en français dans le texte.
  • [19]
    Alexander Selkirk (1676-1721) est le marin dont la vie a inspiré à Daniel Defoe le personnage de Robinson Crusoé.
  • [20]
    Allusion à la prosopopée de la Volupté de Plaute (Satires, V, 151). Érasme commente ainsi l’adage indulgere genio : « Ces figures sont proverbiales : “tromper son génie” pour “refuser à la nature ce qu’elle demande”, et “se livrer à son génie”, pour “suivre ses inclinations”. Térence, dans Phormion : “trahissant ses goûts personnels [Suum defraudans genium]”. Plaute, dans Le Brutal : “Ennemis de leurs propres plaisirs [cum geniis suis belligerant], avares”… En revanche, Perse dans la cinquième Satire : “Livre-toi au plaisir [Indulge genio] ; cueillons-en les douceurs !” Du coup, on appelle un jour joyeux et riche en plaisirs genialis dies [= un jour délicieux], et on dit vivre genialiter [= délicieusement] pour “dans la volupté et le raffinement” » (Les Adages, Paris, Les Belles Lettres, 2011, t. 2, no 1374, pp. 257-258).
  • [21]
    Construction incertaine. Adickes propose de sous-entendre en début de parenthèse : « par opposition à ».
  • [22]
    En français dans le texte.
  • [23]
    En français dans le texte.
  • [24]
    Adickes suppose que, par inattention, Kant a laissé deux mots appartenant à une phrase biffée. On peut aussi supposer qu’il a voulu exclure le caractère empirique des actions humaines. Cf. Critique de la raison pure, A 539, B 567 et A 549-550, B 577-578.
  • [25]
    En français dans le texte.
  • [26]
    Lesquels peuvent être issus de la Faculté de droit, de médecine ou de théologie.
  • [27]
    En français dans le texte.
  • [28]
    En français dans le texte. Cf. la note finale de l’Anthropologie du point de vue pragmatique dans laquelle Kant commente le mot de Frédéric II (Ak. VII, 332-333, n.).
  • [29]
    Érasme, qui rappelle qu’on posait autrefois la main sur l’autel pour prêter serment, commente ainsi : « C’est la réponse de Périclès à qui un ami demandait de prêter un faux serment en justice pour appuyer sa cause : “Il convient que j’assiste mes amis, mais jusqu’aux autels”. C’est ce que rapporte Aulu-Gelle. Plutarque le cite sous une forme plus commode dans un opuscule intitulé De la fausse honte : “Je suis ton ami jusqu’à l’autel”. Ce proverbe avertit qu’en certaines circonstances, pour veiller aux intérêts de nos amis et leur faire plaisir, il paraît légitime de dévier un peu du droit chemin, mais dans la mesure où nous ne piétinons pas à cause d’un ami – rien de plus qu’un homme – le respect dû à la majesté divine » ou, si on veut, à la sainteté de la loi morale (op. cit., t. 3, no 2110, pp. 68-69).
  • [30]
    En français dans le texte.

(Pour l’anthropologie.) 1. La théorie de la santé de l’âme. 2. La théorie des maladies de l’âme. 3. La théorie de la médecine de l’âme. 4. La théorie des signes de l’âme. Quel que soit le domaine, il faut toujours envisager l’homme, jamais un principe vital spirituel et subsistant pour soi, mais la communauté de ce principe avec le corps.Tous les hommes reçoivent une double éducation : 1. de l’école, 2. du monde <on entend par là les hommes> <mais aussi de l’école en vue du monde>. Dans la première ils sont simplement passifs comme écoliers. Dans la seconde ils participent eux-mêmes <comme membres d’une société> au grand jeu de la vie. La première de ces éducations vise à l’habileté, la seconde à la prudence, c.à.d. à la faculté de juger, afin de rapporter son habileté à l’homme. Un homme habile a l’usage du monde : cela veut dire qu’il n’est pas pédant <simplement érudit>, il ne porte pas sur lui <dans sa conversation> la marque de l’école. Il connaît le monde : c’est dire davantage.<Mais..…


Date de mise en ligne : 15/02/2013

https://doi.org/10.3917/philo.117.0011

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