Compte rendu

J. Garelli, Introduction au logos du monde esthétique, Beauchesne, 2000

Pages 85b à 92b

Citer cet article


  • Quesne, P.
(2003). J. Garelli, Introduction au logos du monde esthétique, Beauchesne, 2000. Philosophie, 79(4), 85b-92b. https://doi.org/10.3917/philo.079.0085b.

  • Quesne, Philippe.
« J. Garelli, Introduction au logos du monde esthétique, Beauchesne, 2000 ». Philosophie, 2003/4 n° 79, 2003. p.85b-92b. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-philosophie-2003-4-page-85b?lang=fr.

  • QUESNE, Philippe,
2003. J. Garelli, Introduction au logos du monde esthétique, Beauchesne, 2000. Philosophie, 2003/4 n° 79, p.85b-92b. DOI : 10.3917/philo.079.0085b. URL : https://shs.cairn.info/revue-philosophie-2003-4-page-85b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/philo.079.0085b


Il y a un abîme, dans la phénoménologie, qui n’a pas été refermé par son fondateur et qui, laissé en héritage à ses successeurs en phénoménologie, les pousse à jeter un pont, à combler l’abîme, à en relever le défi. Cet abîme oppose l’ego transcendantal à l’ego naturel, l’activité à la passivité, l’antéprédicatif au logico-eidétique. L’énoncé logique aurait tendance à s’imposer à une formation plus souterraine et associative du monde, qui n’est plus considérée que dans son rapport final à la prédication. Le but serait alors de laisser le monde parler au lieu de discourir sur lui en l’oubliant. C’est le programme du livre de Jacques Garelli : Introduction au logos du monde esthétique. La référence au monde esthétique fournit du même coup la solution à ce problème des antinomies de la pensée phénoménologique : c’est l’activité artistique qui donne l’exemple de ce logos antéprédicatif. L’abîme qui traverse la phénoménologie de Husserl montre simplement l’impossibilité de passer du jugement réfléchissant au jugement déterminant, pour l’exprimer dans des déterminations kantiennes que J. Garelli reprend à son compte. C’est le jugement réfléchissant lui-même, en tant que jugement, qui indique la possibilité de donner l’expérience des choses autrement. Il s’agit en fait d’une « attention prolongée et soutenue » aux choses, qui découvre leur appartenance au monde, leur « rayonnement » pré-logique. Si le philosophe affirme parfois que la constitution du monde et des choses se fait d’une autre manière que la constitution des objets, il ne prend pas la peine d’en rechercher le logos, d’en rendre compte de manière approfondie et détaillée : « Le peu de considération que l’esprit traditionnel d…


Date de mise en ligne : 01/07/2012

https://doi.org/10.3917/philo.079.0085b

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