Compte rendu

Claude Montserrat-Cals, Cette lumière, Encre Marine, 2000.

Pages 87b à 90b

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  • Quesne, P.
(2002). Claude Montserrat-Cals, Cette lumière, Encre Marine, 2000. Philosophie, 73(2), 87b-90b. https://doi.org/10.3917/philo.073.0087b.

  • Quesne, Philippe.
« Claude Montserrat-Cals, Cette lumière, Encre Marine, 2000. ». Philosophie, 2002/2 n° 73, 2002. p.87b-90b. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-philosophie-2002-2-page-87b?lang=fr.

  • QUESNE, Philippe,
2002. Claude Montserrat-Cals, Cette lumière, Encre Marine, 2000. Philosophie, 2002/2 n° 73, p.87b-90b. DOI : 10.3917/philo.073.0087b. URL : https://shs.cairn.info/revue-philosophie-2002-2-page-87b?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/philo.073.0087b


En lisant Cette Lumière de Claude Montserrat-Cals, il faut sans cesse avoir à l’esprit le deuxième tome de l’œuvre de Henry Corbin, En islam iranien. Et plus particulièrement, dans ce volume consacré à Sohravardî, le deuxième chapitre : « Lumière de Gloire et angélologie ». C’est à cette seule condition qu’il est possible de saisir la portée du livre de C. Montserrat-Cals, qui s’en inspire très largement mais effectue aussi un pas au-delà. C’est ce pas au-delà de Corbin qui fait l’originalité de l’ouvrage.
La plupart des éléments qui sont au cœur de l’analyse ont déjà été relevés par Corbin : la double nature de la Lumière, qui est à la fois Gloire et Destin, doxa et tuchè, la différence entre le victorial et le victorieux dans l’événement de la Lumière, l’importance conférée à la notion d’intensité, qui explique le déclin et l’exil de la lumière sans jamais donner un statut ontologique à la ténèbre, la possibilité même de faire du concept de lumière le centre d’une ontologie, car la lumière n’est pas seulement la source de toute souveraineté, mais elle est elle-même la souveraineté, ou encore le rôle si étrange donné aux corps, qui ne sont pas matière mais d’abord ce qui fait obstacle, écran à la lumière, et que la notion de barzakh doit illustrer.
Dans toute la reconstruction de Corbin résonne en même temps, à intervalles réguliers ­ quatre fois dans ce seul chapitre, un appel au phénoménologue que le seul passé de Corbin comme introducteur et traducteur de Heidegger ne suffit pas à expliquer…


Date de mise en ligne : 01/12/2011

https://doi.org/10.3917/philo.073.0087b

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