Article de revue

Avant-propos

L’inceste, du scandale médiatique à la prise en charge psycho-légale

Pages 113 à 116

Citer cet article


  • Ghozlan, É.
(2022). L’inceste, du scandale médiatique à la prise en charge psycho-légale. Perspectives Psy, . 61(2), 113-116. https://doi.org/10.1051/ppsy/2022612113.

  • Ghozlan, Éric.
« L’inceste, du scandale médiatique à la prise en charge psycho-légale ». Perspectives Psy, 2022/2 Vol. 61, 2022. p.113-116. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-perspectives-psy-2022-2-page-113?lang=fr.

  • GHOZLAN, Éric,
2022. L’inceste, du scandale médiatique à la prise en charge psycho-légale. Perspectives Psy, 2022/2 Vol. 61, p.113-116. DOI : 10.1051/ppsy/2022612113. URL : https://shs.cairn.info/revue-perspectives-psy-2022-2-page-113?lang=fr.

https://doi.org/10.1051/ppsy/2022612113


Les témoignages littéraires de Vanessa Springora sur le consentement de l’enfant à des relations sexuelles avec un adulte et de Camille Kouchner sur l’inceste ont mis au premier plan de l’actualité sociétale la souffrance des enfants victimes de violences sexuelles. L’agenda politique et législatif a été bouleversé par les scandales, portés sur la place publique et par les réseaux sociaux, entraînant des répercussions décisives pour l’avenir. Tout d’abord, des discussions parlementaires au Sénat et à l’Assemblée nationale sur le seuil d’âge du consentement, 13 ou 15 ans, voire 18 ans pour l’inceste, ont finalement débouché sur la loi du 21 avril 2021 qui définit deux seuils d’âge à 15 ans et 18 ans en cas d’inceste, en dessous desquels, l’acte sexuel commis par un adulte sur un mineur est qualifié de crime ou de délit, permettant d’évacuer la question du consentement qui ne sera plus recherché pour qualifier l’infraction (voir, à ce sujet, le texte de Michèle Créoff). Si cette loi constitue une avancée, elle soulève une opposition de la part du « collectif pour l’enfance » (CPLE) et de nombreuses personnalités qui se sont mobilisées pour dénoncer les dérogations qui affaiblissent la loi. Notamment cette clause, malheureusement baptisée par le garde des Sceaux « Roméo et Juliette », donnant une connotation « romantique » à ce sujet dramatique. Comme le dénonce le CPLE : « Alors que le déferlement de plus de 80 000 témoignages des victimes d’inceste sur les réseaux sociaux en quelques jours, soulignait bien l’urgence d’une clarification forte de l’interdit de l’inceste, le texte voté instaure de fait deux définitions pénales de l’inceste et organise sept régimes différents, en conjuguant toutes les dérogations du texte, pour incriminer l’inceste…


Date de mise en ligne : 04/08/2022

https://doi.org/10.1051/ppsy/2022612113

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