Pertinence du placebo dans les stratégies thérapeutiques des troubles psychiatriques
- Par Guillaume Airagnes,
- Virginie Bardot,
- Camille Petron-Bardou,
- Véronique Venel,
- Bertrand Diquet
- et Philippe Lascar
Pages 321 à 325
Citer cet article
- AIRAGNES, Guillaume,
- BARDOT, Virginie,
- PETRON-BARDOU, Camille,
- VENEL, Véronique,
- DIQUET, Bertrand
- et LASCAR, Philippe,
- Airagnes, Guillaume.,
- et al.
- Airagnes, G.,
- Bardot, V.,
- Petron-Bardou, C.,
- Venel, V.,
- Diquet, B.
- et Lascar, P.
https://doi.org/10.1051/ppsy/2013524321
Citer cet article
- Airagnes, G.,
- Bardot, V.,
- Petron-Bardou, C.,
- Venel, V.,
- Diquet, B.
- et Lascar, P.
- Airagnes, Guillaume.,
- et al.
- AIRAGNES, Guillaume,
- BARDOT, Virginie,
- PETRON-BARDOU, Camille,
- VENEL, Véronique,
- DIQUET, Bertrand
- et LASCAR, Philippe,
https://doi.org/10.1051/ppsy/2013524321
Résumé
Depuis les déclarations d’Helsinki de 2002, les lois de bioéthique imposent une information claire et loyale du patient sur le traitement qu’il reçoit. Cette obligation, s’associant à l’essor de la psychopharmacologie, a largement contribué à diminuer l’utilisation du placebo en clinique, cantonnant ainsi son usage aux essais thérapeutiques. Quelles que soient les études, l’efficacité du placebo dans le traitement de la dépression avoisine les 50 %. Elle est de 30 à 40 % dans les tableaux sévères et dépasse 70 % dans les formes plus légères. Le traitement par placebo n’augmente pas le risque suicidaire. Il existerait des caractéristiques de bonne amélioration sous placebo. On note l’importance capitale des attentes positives du patient, de la bonne de l’observance et de la conviction du prescripteur. La qualité de la relation médecin-malade tient également une place essentielle. Il n’existe pas de « personnalité répondeur ». L’effet placebo se maintient après révélation au patient de la nature du traitement prescrit. Son efficacité s’en trouve même renforcée lorsque les explications sont claires et approfondies. Face à ces constations, certains auteurs s’interrogent s’il est éthique de ne pas prescrire de placebo dans les situations où la balance bénéfices/risques est en faveur de ce traitement.
Mots-clés
- psychiatrie
- placebo
- traitement
- dépression
Mots-clés éditeurs : dépression, placebo, psychiatrie, traitement
Is the placebo relevant for treating psychiatric disorders?
Abstract
In keeping with the Helsinki statement in 2002, bioethics regulation imposes the physician to provide his patient clear and loyal information on treatment. This obligation, in association with the rise of psychopharmacology, has contributed to reducing the use of placebo in clinical practice, confining its use to clinical trials. The effectiveness of placebo in the treatment of depression is around 50 %. In severe forms, it is 30 to 40 % and exceeds 70 % in milder forms. Placebo treatment does not increase the risk for suicide. The patient’s positive expectations, the fair compliance, the prescriber’s beliefs and the quality of the doctor-patient relationship contribute to its efficacy. There is no documented personality traits of the responders. The placebo effect is maintained after disclosure of the nature of the treatment. Its effectiveness is enhanced when the explanations are clear and thorough. Given these findings, some authors question whether it is ethical not to prescribe a placebo in situations where the benefit/risk balance is in favor of this treatment.
Keys-words
- psychiatry
- placebo
- treatment
- depression
Mots-clés éditeurs : depression, placebo, psychiatry, treatment
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