Les lauréates de l’appel à projets du Prix Partances 2016-2017
- Par Marie Grenouilleau
- et Eline Villain
Page 51
Citer cet article
- GRENOUILLEAU, Marie
- et VILLAIN, Eline,
- Grenouilleau, Marie.
- et al.
- Grenouilleau, M.
- et Villain, E.
https://doi.org/10.3917/parta.002.0051
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- Grenouilleau, M.
- et Villain, E.
- Grenouilleau, Marie.
- et al.
- GRENOUILLEAU, Marie
- et VILLAIN, Eline,
https://doi.org/10.3917/parta.002.0051
Quelques mots sur…. L’appel à projets du Prix Partances
1 Dans le cadre de notre mémoire de recherche, nous avons choisi de travailler sur les liens entre tourisme et handicap. Nous nous intéressons plus particulièrement à l’accès aux vacances et aux freins au départ des jeunes âgés de 18 à 25 ans en situation de handicap moteur.
2 Pourquoi s’intéresser aux jeunes ? Un célèbre adage dit que les voyages forment la jeunesse. Ce fut et c’est toujours le cas pour nous. Nous nous sommes alors demandé si le voyage était possible pour tout le monde et si, quand le corps n’est pas dans sa meilleure forme, on ose quand même (encore) partir et se former par le voyage. Si les études sur l’accessibilité sont nombreuses, nous avons constaté une faible, si ce n’est inexistante, littérature concernant les jeunes en situation de handicap, leurs besoins et pratiques vacancières.
3 Avec la marque nationale Tourisme & Handicap ou encore la loi sur l’accessibilité de 2005, nous savons que des efforts sont faits pour faciliter ce départ en vacances, ou du moins l’expérience du séjour. Seulement, en réalité, l’application de cette loi est encore trop partielle et l’accessibilité réelle loin de se réaliser. De plus, au-delà de l’accessibilité, d’autres barrières semblent agir sur le départ et les pratiques des jeunes en situation de handicap physique.
4 Déjà, grâce aux premiers entretiens que nous avons réalisés, l’existence de freins au départ et d’obstacles spécifiques lors des séjours se dessine. Nous avons donc identifié plusieurs axes à étudier ; d’abord la question du coût des séjours, ensuite l’accessibilité / le possible manque d’accessibilité des infrastructures et enfin le manque d’indépendance ressenti dû à un besoin d’assistance.
5 Nous allons poursuivre le travail en menant une vingtaine d’entretiens auprès de jeunes de différentes origines géographiques, de divers milieux sociaux et de profils différents. Nous espérons alors pouvoir traiter nos hypothèses par l’analyse de leurs discours et ainsi mettre en lumière les freins qui peuvent exister – ou non – pour un jeune en situation de handicap moteur au moment de vouloir partir en vacances et une fois arrivé sur son lieu de séjour. De même nous souhaitons, par notre travail, pouvoir contribuer à alimenter la recherche dans cette thématique encore peu étudiée et peut-être également participer à une prise de conscience.