Les députés gaullistes de Paris (1958-1973)
- Par Philippe Nivet
Pages 50 à 66
Citer cet article
- NIVET, Philippe,
- Nivet, Philippe.
- Nivet, P.
https://doi.org/10.3917/parl.hs05.0050
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- Nivet, P.
- Nivet, Philippe.
- NIVET, Philippe,
https://doi.org/10.3917/parl.hs05.0050
Notes
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[1]
Voir à ce sujet Philippe Nivet, Le Conseil municipal de Paris, Paris, Publications de la Sorbonne, 1994 et Philippe Nivet et Yvan Combeau, Histoire politique de Paris au XXe siècle, Paris, PUF, 2000.
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[2]
L’élection des sénateurs dans le cadre de l’ensemble du département de la Seine, en 1959, ne permet pas une étude conjointe des députés et sénateurs de Paris-ville pour cette période chronologique.
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[3]
Lors des cinq élections étudiées, la limite des circonscriptions parisiennes est stable. La ville de Paris est divisée en trente et une circonscriptions, les élus étant un peu moins nombreux qu’à la fin de la IIIe République (trente-neuf) ou sous la IVe (trente-deux).
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[4]
L’Année politique, 1958, p. 131. Des éléments intéressants se trouvent également dans : Pierre Buchaillard, Bernard Contat, L’Union pour la nouvelle République dans la Seine, novembre 1958-décembre 1960, mémoire sous la direction de Jean Touchard, IEP de Paris, mai 1961.
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[5]
Le Monde, 2 décembre 1958.
-
[6]
Michel Junot, Quand les Parisiens aimaient leur maire, Paris, Paris, Éditions de Fallois, 2006, p. 17.
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[7]
Jean de Préaumont en 1961, Robert Trémollières en 1963, André Roulland en 1967, Hélène Missoffe en 1974.
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[8]
Amédée Brousset, Michel Caldaguès, Nicole de Hauteclocque, Bernard Lafay, Claude-Gérard Marcus, Jacques Marette, René Moatti, Pierre Ruais, Marc Saintout, Jean Tibéri.
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[9]
Déjà élu lors d’une partielle en 1961.
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[10]
Devenu député en 1961 comme suppléant de François Missoffe.
-
[11]
Christian de La Malène, François Missoffe, Jean Sainteny, Roger Frey, Jacques Marette, Michel Habib-Deloncle, René Capitant, Maurice Couve de Murville, Gabriel Kaspéreit, André Fanton, Hubert Germain, Bernard Lafay, Alexandre Sanguinetti.
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[12]
Pierre Bas, Michel de Grailly, Gabriel Kaspéreit, Christian de La Malène, Odette Launay, Jean-Charles Lépidi, Bernard Rocher, Claude Roux.
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[13]
Pierre-Charles Krieg, Charles Magaud, Jean de Préaumont, Jacques Sanglier.
1Dès 1947, avec le succès triomphal du RPF aux élections municipales, Paris s’affirme comme une place forte du gaullisme politique [1]. Les débuts de la Ve République confirment cette adhésion de l’électorat parisien, aux municipales (en 1959, comme en 1965 et 1971, les fonctions de rapporteur général du budget, poste essentiel à l’Hôtel de Ville, reviennent à des gaullistes), comme aux législatives. C’est au groupe formé par les députés gaullistes de Paris [2] que s’intéressera cet article, qui étudiera la période s’étendant de la mise en place de la Ve République à l’élection de Jacques Chirac comme maire en 1977, qui marque une véritable césure dans l’histoire politique parisienne. Après avoir montré la place des gaullistes dans la représentation parlementaire parisienne, nous étudierons, socialement et politiquement, ce groupe de soixante-quatre députés, en nous interrogeant en particulier sur les motifs de leur investiture et de leur élection.
L’importance de la représentation gaulliste parisienne à l’Assemblée nationale
2En 1958, la nouvelle formation gaulliste, l’Union pour une Nouvelle République (UNR), investit des candidats dans trente des trente et une circonscriptions. [3] En effet, alors que Jacques Soustelle, « père fondateur » de l’UNR et l’un des treize membres du premier Comité central, envisageait un accord entre l’UNR et des formations qui avaient prôné le « oui » au référendum (le Centre national des indépendants, la « Démocratie-chrétienne » de Georges Bidault, qui groupe quelques transfuges du MRP jugeant celui-ci trop libéral, et le Centre républicain d’André Morice), les négociations engagées échouent à Paris le 29 octobre. La position adoptée par Jacques Soustelle avait suscité des oppositions parmi les membres de l’UNR qui craignaient qu’en se liant à trois mouvements classés à droite, le gaullisme ne s’identifie à la droite classique. La tendance plus libérale, incarnée par Edmond Michelet, sénateur de la Seine, réussit à empêcher ces alliances, afin de donner à la nouvelle formation une allure plus centriste, ce qui correspond au vœu du général de Gaulle. [4] La 17ème circonscription est la seule où l’UNR n’a pas investi de candidat. S’y présente Jean Baylot, ancien préfet de police, qui a toutefois pour adversaire un gaulliste de gauche, le colonel Barberot, du Centre de la Réforme Républicaine.
3En dépit de sa formation récente, l’UNR remporte, dès le premier tour, un succès certain, avec 22 % des suffrages exprimés, résultat moindre toutefois que celui obtenu par le RPF en 1951, en raison des bons scores réalisés par certains notables indépendants : dans son VIIe arrondissement, Frédéric-Dupont, avec 49,7 % des suffrages exprimés, manque de peu sa réélection au premier tour, alors que le candidat gaulliste n’obtient que 19,7 %.
4Les effets du mode de scrutin, le retrait entre les deux tours de candidats indépendants dans des circonscriptions où les communistes semblent pouvoir l’emporter et, parallèlement, le maintien de candidats socialistes dans certaines circonscriptions pour empêcher les voix de gauche de se fixer sur les communistes, l’évolution de l’électorat entre les deux tours, favorable à l’UNR, amplifient les résultats du premier tour. L’UNR obtient dix-neuf des trente et un sièges parisiens, les douze autres sièges revenant à des indépendants. Ainsi, l’UNR obtient 61 % des élus pour 42 % des suffrages au deuxième tour et 22 % au premier. [5]
5La fidélité au gaullisme de l’électorat parisien reste intacte, en dépit de l’évolution de la politique algérienne du général de Gaulle. Lorsque le député de la 7ème circonscription, René Moatti, qui avait quitté l’UNR à la suite de l’exclusion de Jacques Soustelle, démissionne de son mandat parlementaire, l’élection partielle organisée en juin 1961 permet à l’UNR de conserver la circonscription, avec l’élection de Gabriel Kaspereit. Aux législatives de 1962, l’UNR obtient dès le premier tour 43 % des suffrages exprimés, tandis que les indépendants, identifiés à la cause de l’Algérie française, reculent sensiblement. Au second tour, l’UNR remporte la totalité des sièges de député à Paris. Les deux députés, élus sous l’étiquette gaulliste en 1958, qui s’étaient ralliés au groupe « Algérie française » de l’Unité de la République, Jean-Baptiste Biaggi et Guy Vaschetti, ne retrouvent pas leur siège. Après le deuxième tour, le journaliste Henri Marque souligne, dans Paris Presse L’Intransigeant, qu’il « ne reste plus rien du vieux Parti modéré, ce club des indépendants de Paris qui était un peu le cerveau de la droite française ». La signification nationale est nette, comme en atteste la réélection, dans le XVe arrondissement, de Claude Roux qui s’était peu impliqué dans son travail parlementaire si l’on en croit le témoignage de Michel Junot : « Élu en 1958 dans la vague gaulliste, ce jeune avocat […] avait lui-même considéré son élection comme miraculeuse et, ne s’attendant pas à être renouvelé, avait décidé de profiter le plus possible des avantages de sa condition, délaissant ses électeurs. D’origine antillaise, il séjournait souvent à la Guadeloupe et passait le plus clair de son temps à voyager. Il ne relevait même pas son courrier à la poste de l’Assemblée nationale. Surpris hors de France par la dissolution de 1962, il rentra sans trop se presser. Ne trouvant personne qui accepte d’être suppléant d’un député aussi dilettante, il confia ce rôle à sa propre épouse. Les Indépendants présentèrent contre lui un candidat de poids : Denis Baudoin (…), qui fit une brillante campagne. La seule affiche du député sortant se réduisait à deux phrases : “Vous faites confiance au général de Gaulle. Dans le XVe, de Gaulle, c’est Claude Roux. Votez Claude Roux”. Il fut largement réélu » [6].
6Ensuite, jusqu’à la fondation du RPR, les résultats des gaullistes aux législatives parisiennes épousent les grandes tendances nationales. Un net recul est observé en 1967. Avec vingt élus seulement, les gaullistes perdent onze sièges dans la capitale. Particulièrement remarquée est la défaite, dans le VIIe arrondissement, de Maurice Couve de Murville, battu par Édouard Frédéric-Dupont, avec un paradoxal report des voix de gauche sur ce vétéran de la politique parisienne pourtant très marqué « Algérie française ». Un an plus tard, après les événements de mai 1968, les gaullistes, avec vingt-neuf sièges, retrouvent pratiquement l’hégémonie sur la représentation parisienne, à l’exception de la deuxième circonscription, concédée depuis 1967 à leur allié « républicain indépendant » Jacques Dominati, ancien responsable des étudiants du RPF, et de la vingt et unième (XVIe arrondissement) où le sortant, Bernard Lepeu, est battu par le candidat centriste, le général Stehlin. Cette circonscription est la seule de France à remplacer le député sortant de la majorité par un opposant au gaullisme. Au début des années 70, le gaullisme parisien est affaibli par la reconstitution de la gauche, qui a précocement entamé son processus d’union dans la capitale, et par les scandales dans lesquels sont impliqués certains de ses députés. André Rives-Henrys, député du XIXe arrondissement depuis 1962, condamné le 12 février 1972 pour usage irrégulier de son titre de député dans la publicité de « la Garantie foncière », du nom de l’une des plus importantes sociétés civiles immobilières, inculpé depuis juillet 1971 d’escroquerie, d’abus de confiance et d’abus de biens sociaux, se démet de son mandat en mai 1972 et ne se représente pas aux élections législatives de 1973. Henri Modiano, élu dans le XIIIe en 1968, inculpé en octobre 1972 d’infraction à la législation sur les sociétés, ne bénéficie pas de l’investiture de l’UDR en 1973. Après le fiasco de la reconstruction des abattoirs de la Villette, Michel de Grailly, ancien président de la société d’économie mixte d’aménagement et de gestion du marché de la Villette et député du XIVe arrondissement depuis 1962, ne bénéficie plus du soutien de la formation gaulliste. Ces différentes affaires sont exploitées lors de la campagne pour les élections législatives de 1973, en particulier par les candidats communistes. Dans le XIIIe arrondissement, Gisèle Moreau souligne que « la majorité actuelle a été impliquée dans de nombreux scandales. Le député UDR sortant de notre circonscription, Henri Modiano, a été mêlé à une affaire de ce genre ». Dans le XIXe, Henri Fiszbin utilise également ce thème de campagne : « Dans notre arrondissement, qui a connu le scandale des abattoirs de La Villette, qui a vu un député UDR inculpé d’escroquerie, il est important de souligner que les communistes n’ont jamais été éclaboussés par aucun scandale ». Ainsi, les législatives de 1973 marquent un net recul de la représentation gaulliste à Paris, au bénéfice de la gauche (avec l’élection de sept communistes), des républicains indépendants (Roger Chinaud rejoint Jacques Dominati comme député de Paris) et des centristes (avec par exemple la victoire, dans le XVIe arrondissement, de Georges Mesmin sur Michel Habib-Deloncle).
7Au total, sur les 155 circonscriptions attribuées lors des cinq législatives étudiées, 117 reviennent à des gaullistes, soit 75,5 %. Dix circonscriptions sur trente et une ont constamment une représentation gaulliste. La part des gaullistes parmi les députés de Paris ne descend jamais au-dessous des 58 %. Les seuls députés parisiens représentent environ un dixième du groupe gaulliste à l’Assemblée nationale et cette part atteint 13,3 % en 1962. (voir Annexe A)
Effectifs des députés gaullistes parisiens
Effectifs des députés gaullistes parisiens
8La longévité parlementaire de certains députés (André Fanton, Christian de la Malène, Claude Roux, François Missoffe, Joël Le Tac sont ainsi élus à chacune des cinq élections étudiées) explique qu’en dépit de 117 succès le groupe des députés gaullistes parisiens ne comporte que 64 noms, et encore en incluant les suppléants devenus députés à la suite du décès du titulaire ou de sa nomination comme ministre ou comme parlementaire en mission : les succès électoraux de François Missoffe conduisent ainsi à l’entrée à l’Assemblée nationale de quatre autres personnes [7].
Les caractéristiques sociales
9Le groupe apparaît comme essentiellement masculin. Sur les soixante-quatre députés, quatre seulement sont des femmes (6,25 %). Encore une seule, Nicole de Hauteclocque, élue dans le XVe arrondissement à partir de 1962, l’est-elle sur son propre nom. Les trois autres sont des suppléantes devenues parlementaires en cours de mandat : Aimée Batier, suppléante de Roger Frey, le remplace de mai 1967 à juin 1968 ; Monique Tisné, suppléante de Jean Tibéri, le remplace quelques mois en 1976 quand il est secrétaire d’État aux industries alimentaires dans le gouvernement de Jacques Chirac, avant qu’une élection partielle ne lui permette de retrouver son siège ; Hélène Missoffe succède le 26 juillet 1974 à son mari, en raison de la prolongation au-delà de six mois de la mission temporaire qui lui avait été confiée par le gouvernement.
10Professionnellement, les députés se répartissent en quatre groupes principaux. Quatorze exercent une profession libérale (21,8 %) : parmi eux, dix avocats. Les industriels et directeurs de sociétés regroupent seize parlementaires (soit 25 %), autant que les cadres du secteur public. Parmi ces derniers, on relève par exemple deux ambassadeurs (Raymond Bousquet et Maurice Couve de Murville), un conseiller référendaire à la cour des comptes (Pierre Bas), un gouverneur des colonies (Jean Sainteny), un professeur agrégé des Facultés de droit (René Capitant). Dans les années 1960, le gaullisme recrute donc aussi ses élus dans la haute fonction publique. Les cadres du secteur privé (directeurs commerciaux, acheteurs, journalistes…) regroupent neuf élus (14 %). Quatre sont employés (6,2 %), dont Odette Launay, vendeuse haute couture chez Jacques Heim, avant de devenir chargée des relations publiques après sa proclamation comme député. Deux femmes n’exercent pas de profession (Hélène Missoffe, Monique Tisné). Pour les trois derniers députés (Christian de La Malène, André Roulland, Alexandre Sanguinetti), les professions déclarées (« sociologue », « professeur », « fonctionnaire ») dissimulent surtout qu’ils sont des professionnels de la politique. C’est donc bien dans les catégories socio-professionnelles supérieures que les gaullistes recrutent leurs députés parisiens.
11Composé de jeunes députés lors de la première législature, le groupe apparaît comme vieillissant, se renouvelant, de fait, peu – en 1973, tous les élus sont des sortants. La moyenne d’âge, de 39 ans environ en 1958, atteint 45 ans en 1962, dépasse les 50 ans en 1967, régresse légèrement à 49 ans en 1968 pour culminer à 53 ans en 1973, année où les quinquagénaires sont nettement majoritaires.
Répartition par tranches d’âge des députés gaullistes de Paris (en %)
Répartition par tranches d’âge des députés gaullistes de Paris (en %)
12Certains élus mettent en avant lors de la campagne leur ancrage parisien. Ainsi, en 1958, Jacques Malleville, candidat dans le XIe arrondissement, peu connu de ses électeurs (il n’a que vingt-neuf ans), les informe qu’il est « marié à une Parisienne du XIe ». Michel Habib-Deloncle, candidat dans le XVIe arrondissement, souligne dans sa longue profession de foi les liens qui unissent sa famille et la circonscription : « L’UNR me présente à vos suffrages dans la vingtième circonscription. Ma mère y est née. Mes parents se sont mariés en 1910 à la mairie du XVIe et ont vécu de longues années sur l’arrondissement. De nombreux liens spirituels et affectifs me rattachent à Passy et à Auteuil ». Joël le Tac, candidat dans le XVIIIe arrondissement, se présente comme « un enfant de Clignancourt », fils d’instituteurs du quartier. Toutefois, même en incluant ceux nés en banlieue (départements de la Seine et de la Seine-et-Oise), la part des Parisiens de naissance parmi les soixante-quatre élus n’atteint pas les 50 %.
Lieu de naissance des députés gaullistes de Paris
Lieu de naissance des députés gaullistes de Paris
Les antécédents politiques
13Pour dix députés seulement, une élection au Conseil municipal de Paris a précédé leur élection à l’Assemblée nationale [8], et encore on trouve parmi eux Bernard Lafay et René Moatti, élus à l’Assemblée nationale dès la IVe République. Certes, plusieurs d’entre eux avaient échoué aux élections municipales avant leur élection comme député, mais, contrairement à un schéma bien connu, le mandat local n’est pas, dans les milieux gaullistes parisiens, une voie d’accès privilégiée pour l’obtention d’un mandat parlementaire.
14C’est donc bien leur passé gaulliste qui explique, pour le plus grand nombre d’entre eux, l’obtention de leur mandat parlementaire. Les conditions de leur désignation comme candidat permettent de le comprendre. En 1958, pour l’ensemble du département de la Seine, 2 500 personnes environ firent parvenir une demande d’investiture. Quatre rapporteurs, Jacques Baumel, André Roulland, Raphaël Touret et Jacques Marette furent chargés de trier les demandes et de faire des propositions à un comité d’investiture composé des membres les plus influents du parti (Roger Frey, Edmond Michelet, Léon Delbecque, Michel Debré, Albin Chalandon, Jacques Chaban-Delmas, Albert Marcenet…).
15Cette adhésion au gaullisme date pour nombre d’entre eux de la période de la guerre. Huit sont compagnons de la Libération (Pierre de Bénouville, Léon Dupérier, Hubert Germain, Henri Karcher, Pierre Bourgoin, Amédée Brousset, Joël Le Tac, Jean Sainteny), chiffre assez exceptionnel compte tenu du faible nombre de personnalités nommées par le général de Gaulle dans cette élite de la Résistance. D’autres (comme Jean-Baptiste Biaggi, René Capitant, Nicole de Hauteclocque, Gabriel Kaspereit, Bernard Lafay, Jacques Marette, François Missoffe, René Moatti, André Rives-Henrys, Pierre Ruais, René Sanson, Raphaël Touret, Louis Vallon) ont été décorés de la médaille de la Résistance, parfois avec rosette. Jean-Claude Servan-Schreiber est décoré de la Croix du combattant volontaire de la Résistance. Certains ont participé à des actes de résistance dans la capitale, comme Pierre-Charles Krieg (Ie-IVe arrondissements), présent lors de la manifestation des étudiants du 11 novembre 1940 et secrétaire de Jacques Debû-Bridel, membre du CNR, ou Raphaël Touret, membre du réseau « Confrérie Notre-Dame », arrêté à la fin mai 1942 par la police allemande dans un commerce de cuisine à emporter rue Rodier. Ceux qui ont participé à la libération de Paris le mentionnent dans leurs professions de foi comme un titre susceptible d’attirer les électeurs parisiens. C’est le cas de Michel Habib-Deloncle ou de Henri Karcher qui, en 1958, reproduit sa citation dans l’ordre de la Légion d’honneur : « Chargé avec sa section, le 25 août 1944, de s’emparer de l’hôtel Meurice, QG du général Von Choltitz, commandant la place de Paris, a entraîné ses hommes à l’assaut tout le long de la rue de Rivoli et dans le jardin des Tuileries sous le feu des mitrailleuses et des chars qui défendaient le QG. A pénétré le premier dans le hall de l’hôtel après avoir personnellement abattu le mitrailleur allemand qui le défendait. A fait prisonnière la garnison qui se montait à environ une cinquantaine d’officiers et une centaine d’hommes. S’est porté ensuite immédiatement dans le bureau du général qui lui a remis ses armes ».
16Des circonscriptions parisiennes reviennent à des personnalités ayant déjà un long passé politique gaulliste derrière elles. Roger Frey, ancien trésorier du RPF, secrétaire général de l’UNR en 1958, ministre de l’Information, puis ministre délégué auprès du Premier ministre Michel Debré et ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Debré et Pompidou, est investi dans la 11ème circonscription pour les élections de 1962 ; il prend alors comme suppléant le député sortant Raphäel Touret, de fait pratiquement assuré de retrouver son siège si Roger Frey reste ministre. De même, après une tentative malheureuse dans la cinquième circonscription en 1967, Maurice Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères depuis 1958, est investi dans la sixième circonscription (VIIIe arrondissement) pour les législatives de 1968, avec comme suppléant le député sortant Raymond Bousquet. Celui-ci siégera de nouveau à l’Assemblée Nationale, après la nomination à Matignon de Couve de Murville. Le cas de Pierre de Bénouville, élu le 14 juin 1970 dans la 12ème circonscription, à l’occasion d’une partielle consécutive au décès de Pierre Bourgoin, très malade, est assez similaire. Ce proche de Marcel Dassault avait déjà une longue carrière derrière lui, comme député RPF d’Ille-et-Vilaine, puis député UNR de la circonscription de Fougères de 1958 à 1962. D’anciens députés de banlieue se voient offrir une circonscription parisienne : Jacques Sanglier, député de la 37ème circonscription de 1959 à 1962 comme suppléant de Michel Maurice-Bokanowski, investi et élu dans le XVIIe arrondissement en 1962, ou Louis Vallon, déjà député RPF de la Seine-banlieue entre 1951 et 1956, battu en 1967 dans la circonscription de Seine-et-Oise où il avait été élu en 1962 et investi en 1968 dans le XVIIIe arrondissement.
17Dans les autres cas, l’investiture est liée, le plus souvent, à un engagement ancien dans le gaullisme, dans quelques rares cas (Henri Karcher, René Capitant) à l’époque de l’Union gaulliste (1946), le plus souvent au RPF : si le RPF a été, sous la IVe République, un échec, il a servi de laboratoire pour les cadres de la nouvelle République.
18Trois des députés avaient été élus à Paris sous l’étiquette du RPF, auquel ils étaient restés fidèles. René Moatti, membre du comité d’initiative provisoire de la Seine en 1947, avait été élu conseiller municipal de Paris en 1947, puis député de la Seine en 1951. Nicole de Hauteclocque, déléguée générale adjointe pour la région parisienne et membre du Comité directeur de la Seine, avait été élue conseiller municipal en 1947 et 1953 sur les listes du RPF, où elle avait figuré, semble-t-il, à la demande du général de Gaulle. Pierre Ruais, délégué général adjoint du RPF pour la région parisienne, membre du conseil du troisième secteur, membre du comité départemental de la Seine et du conseil national à partir de 1949, avait également été élu en 1947 et 1953 au Conseil municipal de Paris, qu’il avait présidé en 1956-1957. Il faut y ajouter le cas du radical Bernard Lafay, élu RPF au Conseil municipal de Paris en 1947 et à l’Assemblée nationale en 1951. Il s’éloigne ensuite des formations gaullistes pour « s’apparenter » à nouveau en 1968 au groupe UDR de l’Assemblée nationale, avec comme suppléant l’ancien député UNR de la circonscription Jacques Sanglier, qui va de nouveau siéger à l’Assemblée nationale en 1969 après l’entrée de Lafay au gouvernement.
19Outre ces élus de la IVe République, de nombreux députés élus en 1958 et en 1962 ont eu un engagement au RPF, souvent poursuivi chez les républicains-sociaux.
20Parmi les élus de 1958, Albert Marcenet a été secrétaire général du RPF pour la région parisienne, puis pour la Seine et la Seine-et-Marne, entre 1947 et 1954. Jean Bernasconi a été secrétaire de la délégation nationale du RPF à l’action professionnelle et sociale et secrétaire administratif du Rassemblement ouvrier. Georges Bourriquet a été candidat du RPF aux élections législatives de 1951 dans la troisième circonscription du département de la Seine, sur la liste conduite par Christian Fouchet, chargé de mission RPF pour l’action professionnelle et sociale dans le troisième secteur de la Seine et membre du Conseil national en 1952 et 1953. Michel Habib-Deloncle a été de 1948 à 1954 secrétaire administratif du groupe de l’Action démocratique et sociale, puis RPF, de l’Assemblée nationale, membre du Conseil national en 1950-1951, candidat RPF aux municipales à Paris en 1953, puis conseiller de l’Union française, inscrit au groupe des Républicains sociaux, de 1954 à 1958, et membre du comité directeur des républicains sociaux après le congrès de Bordeaux du 10 février 1957. Christian de La Malène, membre du RPF à partir de 1948, a été secrétaire administratif du groupe des Républicains sociaux au Conseil de la République et, un temps, à l’Assemblée nationale. Candidat sans succès aux élections législatives de 1956 dans l’Aveyron, il a été élu en 1957 par le Conseil de la République à l’Assemblée de l’Union française, où il siège jusqu’en 1958. René Sanson a été conseiller national en 1949-1950, 1950-1951, 1952 et 1953. Biaggi, chargé en 1947 de la propagande au sein du Rassemblement de la Jeunesse Française et membre du bureau exécutif du RJF, avait été candidat RPF dans la Drôme aux élections législatives de 1951, puis secrétaire général à la propagande pour la région parisienne (décembre 1952). Guy Vaschetti, membre du RPF dès 1947, est membre du Bureau national du Centre national des jeunes républicains-sociaux ; délégué pour l’Union française, il est chargé de mission au cabinet de Jacques Chaban-Delmas, ministre de la Défense nationale (6 novembre 1957-15 avril 1958). De même, Jacques Malleville est en 1957 membre du comité directeur du Centre national des républicains-sociaux et chargé de mission au cabinet de Chaban-Delmas. André Fanton, François Missoffe et Raphaël Touret ont également été membres du RPF.
21Parmi les élus de 1962, Gabriel Kaspereit [9], membre du RPF, était resté fidèle au gaullisme pendant « la traversée du désert ». Membre du comité directeur du Centre national des républicains-sociaux, élu au congrès de Bordeaux le 10 février 1957, il avait été également secrétaire général de la fédération des républicains-sociaux de Paris. Jean de Préaumont [10] avait adhéré au RPF dès 1947 ; membre du conseil du deuxième secteur de la Seine à partir de 1950, il avait été candidat RPF aux municipales de 1953 dans le cinquième secteur municipal. Pierre-Charles Krieg avait été vice-président de la section du IVe arrondissement du RPF (1947-1948), conseiller du troisième secteur (1948-1949, 1949-1950), membre du Conseil départemental de la Seine (1949-1950), et adjoint de Lebelle, délégué pour le troisième secteur (1950) ; il avait été candidat sur la liste RPF aux élections municipales de 1953 dans le septième secteur (IIIe, IVe, Xe arrondissements) et, aux législatives de 1956, il figurait en septième position de la liste des républicains-sociaux dans la première circonscription de la Seine. René Capitant, premier président du groupe d’Action démocratique et sociale à l’Assemblée nationale en 1947, avait été candidat du RPF en Isère en 1951. Bernard Dupérier, conseiller national du RPF en 1948, 1949-1950, 1950-1951, 1952 et 1953, avait été membre de la commission des affaires économiques, financières et sociales du Centre national des républicains-sociaux (novembre 1957-avril 1958). Jacques Marette avait été de 1947 à 1950 directeur-gérant du Rassemblement ouvrier, organe de l’Action professionnelle et sociale du RPF, délégué régional de Toulouse (1950-1951) et conseiller national parmi les représentants des groupements professionnels et de l’Action ouvrière (1951-1952). André Rives-Henrÿs, délégué régional pour la 21ème section (Ariège, Haute-Garonne, Gers, Tarn-et-Garonne, Tarn, Pyrénées-Orientales) et membre du conseil de direction du RPF à partir de février 1953, avait été délégué national des républicains-sociaux et chargé de mission au cabinet de Jacques Chaban-Delmas, ministre de la Défense nationale. Pierre Bas, responsable pour l’Afrique équatoriale française, Jacques Mer, ancien responsable universitaire du RPF, avaient également appartenu à la première formation gaulliste.
22Certains des députés de Paris ont joué un rôle dans les événements qui ont conduit au retour au pouvoir du général de Gaulle.
23Après la victoire du « Front républicain » aux élections législatives du 2 janvier 1956, Jean-Baptiste Biaggi avait été mêlé au soulèvement de la population algéroise le 6 février 1956 : il avait créé, à l’instigation de deux ultras d’Alger, André Achiary et Mario Faivre, le Comité d’entente des anciens combattants, qui soutient Jacques Soustelle. Membre du comité des volontaires de l’Union française et de Présence Française-Algérie, il avait fondé le Parti Patriote Révolutionnaire qu’il préside de novembre 1957 à juin 1958 et dirigeait l’organe de ce parti, La France au pouvoir, dans lequel il prônait à la fois la réconciliation des pétainistes et des gaullistes et le retour au pouvoir de de Gaulle. Il contribua de ce fait à la création du comité d’action des associations d’anciens combattants (CAANAC), dont Alexandre Sanguinetti, élu député de Paris en 1962, va devenir le secrétaire général. Biaggi joue ensuite un rôle moteur dans l’organisation des manifestations parisiennes du 13 mai, puis débarque à Alger le 16 mai avec Alain Griotteray pour organiser la liaison entre le commandement du soulèvement à Alger et le brain-trust clandestin de Paris.
24Le président, Bernard Dupérier, et les trois vice-présidents, Pierre Ruais, Pierre Bourgoin et Jean Sainteny, de l’Association pour l’Appel au général de Gaulle dans le respect de la légalité républicaine, devenue Association nationale pour le soutien de l’action du général de Gaulle, sont tous quatre élus députés de Paris, en 1958 ou en 1962. René Sanson a été orateur, le 25 septembre 1958, à la salle Pleyel, de cette association. Guy Vaschetti, élu député en 1958, assistait Pasteur Vallery Radot dans l’Union Civique pour le Référendum, née au cours de l’été 1958. Jean Bernasconi a été le fondateur, après les événements du 13 mai, des comités ouvriers professionnels et Georges Bourriquet secrétaire général adjoint du Comité national ouvrier et professionnel pour le soutien de l’action du général de Gaulle.
25Enfin, l’appartenance à un cabinet ministériel permet d’obtenir une investiture à Paris. André Fanton a été chargé de mission auprès de Michel Debré, ministre de la Justice, du 1er juin au 3 novembre 1958. Raphaël Touret a appartenu au cabinet d’Edmond Michelet, ministre des Anciens combattants dans le gouvernement de Gaulle. Alexandre Sanguinetti est un proche collaborateur de Roger Frey, chef de cabinet au ministère de l’information, directeur de cabinet quand il est ministre délégué auprès du Premier ministre, enfin chargé de mission au ministère de l’intérieur. André Rives-Henrÿs a appartenu successivement aux cabinets de Bernard Cornut-Gentille, ministre de la France d’outre-mer, puis des PTT, et de Jacques Soustelle, ministre délégué auprès du Premier ministre. Hubert Germain a été chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre des Armées, de février 1960 à son élection comme député.
26La fonction de député de Paris apparaît pour les gaullistes d’abord comme un mandat politique, plus que comme un mandat local. Les investitures données permettent de réserver des places à de grandes personnalités — sur les 64 députés, 13 ont été ministres du général de Gaulle, soit plus de 20 % [11], à certains de leurs collaborateurs (le nombre de « debréistes » apparaît ainsi important, avec notamment la présence d’André Fanton et de Christian de La Malène), et de permettre la représentation au Parlement de gaullistes de gauche, comme René Capitant ou Louis Vallon. L’investissement local apparaît second même si, afin d’accroître leur implantation locale, certains députés se font élire au Conseil municipal postérieurement à leur entrée au Parlement. C’est le cas de douze d’entre eux, élus aux municipales de 1965 [12] ou de 1971 [13].
Les élus gaullistes parisiens de 1958 à 1973 par circonscription
271 (Ie, IVe.)
281962 : KRIEG Pierre-Charles
291967 : KRIEG Pierre-Charles
301968 : KRIEG Pierre-Charles
311973 : KRIEG Pierre-Charles
322 (IIe, IIIe)
331962 : SAINTENY Jean, remplacé en 01/1963 par BROUSSET Amédée
343 (Ve)
351962 : CAPITANT René
361967 : CAPITANT René
371968 : CAPITANT René, remplacé le 13/08/1968 par TIBÉRI Jean
381973 : TIBÉRI Jean, remplacé du 13/2/76 au 2/10/76 par sa suppléante TISNÉ Monique
394 (VIe)
401962 : BAS Pierre
411967 : BAS Pierre
421968 : BAS Pierre
431973 : BAS Pierre
445 (VIIe)
451962 : MER Jacques
461968 : CALDAGUÈS Michel
476 (VIIe)
481962 : DUPERIER Bernard
491967 : BOUSQUET Raymond
501968 : COUVE DE MURVILLE Maurice, remplacé le 11 /08/1968 par BOUSQUET Raymond
511973 : COUVE DE MURVILLE Maurice
527 (IXe)
531958 : MOATTI René, dém. en 04/1961, remplacé par KASPEREIT Gabriel élu le 11/06/1961
541962 : KASPEREIT Gabriel
551967 : KASPEREIT Gabriel
561968 : KASPEREIT Gabriel, remplacé le 23/07/1969 par COLIBEAU Raymond
571973 : KASPEREIT Gabriel
588 (Xe)
591958 : LEPIDI Jean-Charles
601962 : LEPIDI Jean-Charles
611967 : LEPIDI Jean-Charles
621968 : MARCUS Claude-Gérard
631973 : MARCUS Claude-Gérard
649 (XIe)
651958 : FANTON André (ind.)
661962 : FANTON André
671967 : FANTON André
681968 : FANTON André, remplacé le 23/07/1969 par MARQUET Michel
691973 : FANTON André
7010 (XIe)
711958 : MALLEVILLE Jacques
721962 : MALLEVILLE Jacques
731968 : MARTIN Claude
7411 (XIIe)
751958 : TOURET Raphaël
761962 : FREY Roger (1962-1963), TOURET Raphaël (1963 - 1965 décédé), FREY Roger, SERVAN-SCHREIBER Jean-Claude
771967 : FREY Roger, remplacé le 8/05/1967 par BATIER Aimée
781968 : FREY Roger, remplacé le 13/08/1968 par MAGAUD Charles
791973 : FREY Roger, remplacé le 5/05/1974 par MAGAUD Charles
8012 (XIIe)
811958 : BOURGOIN Pierre
821962 : BOURGOIN Pierre
831967 : BOURGOIN Pierre
841968 : BOURGOIN Pierre, dém. le 6/05/1970, BÉNOUVILLE Pierre de, élu le 14/06/1970
851973 : BÉNOUVILLE Pierre de
8613 (XIIIe)
871958 : SANSON René
881962 : SANSON René
891968 : MODIANO Henri
9014 (XIIIe)
911958 : BIAGGI Jean-Baptiste
921962 : GERMAIN Hubert
931968 : GERMAIN Hubert, remplacé le 7/08/1972 par TURCO Jean
941973 : GERMAIN Hubert, remplacé le 6/5/ 1973 par TURCO Jean
9515 (XIVe)
961962 : DE GRAILLY Michel
971967 : DE GRAILLY Michel
981968 : DE GRAILLY Michel
9916 (XIVe)
1001958 : DE LA MALÈNE Christian, remplacé par CARBON Lucien le 26/09/1961
1011962 : DE LA MALÈNE Christian
1021967 : DE LA MALÈNE Christian
1031968 : DE LA MALÈNE Christian
1041973 : DE LA MALÈNE Christian
10517 (XVe)
1061962 : MARETTE Jacques, remplacé le 7/01/1963 par ROCHER Bernard
1071967 : MARETTE Jacques
1081968 : MARETTE Jacques
1091973 : MARETTE Jacques
11018 (XVe)
1111962 : HAUTECLOCQUE Nicole de
1121967 : HAUTECLOCQUE Nicole de
1131968 : HAUTECLOCQUE Nicole de
1141973 : HAUTECLOCQUE Nicole de
11519 (XVe)
1161958 : ROUX Claude
1171962 : ROUX Claude
1181967 : ROUX Claude
1191968 : ROUX Claude
1201973 : ROUX Claude
12120 (XVIe)
1221958 : HABIB-DELONCLE Michel
1231962 : HABIB-DELONCLE Michel, remplacé le 7 /01/1963 par LAUNAY Odette
1241967 : HABIB-DELONCLE Michel
1251968 : HABID-DELONCLE Michel
12621 (XVIe)
1271958 : KARCHER Henri
1281962 : LEPEU Bernard
1291967 : LEPEU Bernard
13022 (XVIIe)
1311962 : SANGLIER Jacques
1321968 : LAFAY Bernard (apparenté), remplacé le 23/07/1969 par SANGLIER Jacques
1331973 : LAFAY Bernard
13423 (XVIIe)
1351958 : VASCHETTI Guy
1361962 : PRÉAUMONT Jean de
1371967 : PRÉAUMONT Jean de
1381968 : PRÉAUMONT Jean de
1391973 : PRÉAUMONT Jean de
14024 (XVIIe)
1411958 : MISSOFFE François, remplacé en 09/1961 par Jean de PRÉAUMONT
1421962 : MISSOFFE François, remplacé le 7/01/1963 par TRÉMOLLIÈRES Robert
1431967 : MISSOFFE François, remplacé le 7/05/1967 par ROULLAND André
1441968 : MISSOFFE François
1451973 : MISSOFFE François, remplacé le 26/07/1974 par MISSOFFE Hélène
14625 (XVIIIe)
1471962 : SANGUINETTI Alexandre, remplacé le 9 février par WAPLER Dominique
1481968 : VALLON Louis
14926 (XVIIIe)
1501958 : LE TAC Joël
1511962 : LE TAC Joël
1521967 : LE TAC Joël
1531968 : LE TAC Joël
1541973 : LE TAC Joël
15527 (XVIIIe)
1561958 : BERNASCONI Jean
1571962 : BERNASCONI Jean
1581968 : BERNASCONI Jean
15928 (XIXe)
1601958 : RUAIS Pierre
1611962 : RUAIS Pierre
1621967 : RUAIS Pierre
1631968 : RUAIS Pierre
16429 (XIXe)
1651958 : BOURRIQUET Georges, décédé le 2/06/1961, remplacé par son suppléant BELLEC Paul
1661962 : RIVES-HENRYS André
1671968 : RIVES-HENRYS André, démissionne le 16/05/1972
16830 (XXe)
1691962 : SAINTOUT Marc
1701968 : CARTER Roland
17131 (XXe)
1721958 : MARCENET Albert
1731962 : MARCENET Albert
1741968 : MARCENET Albert
Mots-clés éditeurs : Assemblée nationale, député, gaullisme, Paris, prosopographie, Ve République
Date de mise en ligne : 02/10/2009
https://doi.org/10.3917/parl.hs05.0050