Compte rendu

Virginie Monnier, Édouard André, Un homme, une famille, une collection, Paris, Les Éditions de l’amateur, 2006, 254 p.

Pages 166c à 177c

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  • Anceau, É.
(2008). Virginie Monnier, Édouard André, Un homme, une famille, une collection, Paris, Les Éditions de l’amateur, 2006, 254 p. Parlement[s], Revue d'histoire politique, HS 4(3), 166c-177c. https://doi.org/10.3917/parl.hs04.0166c.

  • Anceau, Éric.
« Virginie Monnier, Édouard André, Un homme, une famille, une collection, Paris, Les Éditions de l’amateur, 2006, 254 p. ». Parlement[s], Revue d'histoire politique, 2008/3 n° HS 4, 2008. p.166c-177c. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-parlements1-2008-3-page-166c?lang=fr.

  • ANCEAU, Éric,
2008. Virginie Monnier, Édouard André, Un homme, une famille, une collection, Paris, Les Éditions de l’amateur, 2006, 254 p. Parlement[s], Revue d'histoire politique, 2008/3 n° HS 4, p.166c-177c. DOI : 10.3917/parl.hs04.0166c. URL : https://shs.cairn.info/revue-parlements1-2008-3-page-166c?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/parl.hs04.0166c


1 Édouard André (1833-1894) est surtout connu grâce au musée que sa veuve, l’artiste peintre Nélie Jacquemart, a fondé dans leur hôtel particulier du boulevard Haussmann, le musée Jacquemart-André, riche de somptueuses collections sur la Renaissance italienne. Sa parente par alliance, l’historienne de l’art Virginie Monnier nous propose ici sa biographie. La première partie de l’ouvrage reprend très largement la solide maîtrise d’histoire qu’elle avait consacrée, voilà plus de quinze ans, à la famille André et à la banque protestante nîmoise et qui avait été publiée en 1992, sous le titre Du négoce à la banque : les André, une famille nîmoise protestante (1600-1800). Elle la prolonge cependant, avec un grand bonheur, en montrant comment la banque André s’implante à Paris, dès le Consulat, puis comment la famille intègre la plus haute société protestante de la capitale, par divers canaux – le Consistoire, la philanthropie, le saint-simonisme.

2 La deuxième partie est entièrement consacrée à Édouard André. Si la correspondance privée de ce dernier n’existe plus aujourd’hui, Virginie Monnier a pu s’appuyer sur ses livres de comptes, des archives notariales et des sources familiales. Par-delà le collectionneur auquel quatre chapitres sont consacrés, elle nous livre le portrait du jeune dandy du Second Empire, officier des Guides de la Garde impériale, étoile de la société parisienne et député de la circonscription déshéritée du Vigan, à la suite de son père, de 1864 à 1870, puis du notable de la IIIe République, président actif de l’Union centrale des Arts décoratifs, propriétaire désintéressé de la Gazette des Beaux-Arts et co-fondateur de l’École libre des sciences politiques. Si quelques erreurs (Guizot donné abusivement comme premier ministre de Louis-Philippe, p. 65, le Corps législatif du Second Empire appelé Assemblée nationale, p. 122, puis Assemblée législative, p. 127…) sont à déplorer, elles n’entachent pas un ouvrage d’une grande utilité pour la connaissance de la haute société protestante, de la banque et des arts au XIXe siècle.

3 Éric Anceau


Date de mise en ligne : 13/10/2008

https://doi.org/10.3917/parl.hs04.0166c