Lula, cible d’envie et de volonté de destruction
Pages 299 à 301
Citer cet article
- DE MIRANDA LEITÃO, Valton,
- De Miranda Leitão, Valton.
- De Miranda Leitão, V.
https://doi.org/10.3917/oute2.056.0299
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- De Miranda Leitão, V.
- De Miranda Leitão, Valton.
- DE MIRANDA LEITÃO, Valton,
https://doi.org/10.3917/oute2.056.0299
L’impressionnant flux de haine collective et individuelle émanant d’une
bonne partie de la classe moyenne face à la personnalité symbolique de Luiz
Inácio Lula da Silva ne peut qu’impressionner l’observateur psychanalytique.
Les raisons politico-idéologiques, racistes et nazi-fascistes sont insuffisantes pour
expliquer politiquement cette décharge de haine. Les personnes qui ne vivent
pas de près cette invasion émotionnelle, quelle que soit leur coloration partisane,
sont consternées par ces manifestations passionnées de cruauté, en particulier
dans la communication électronique (WhatsApp et Facebook). L’Allemagne,
l’Italie et l’Espagne l’ont vécue, avant et après la Seconde Guerre mondiale, mais
elles n’avaient pas encore ces médias qui facilitent la manifestation spontanée de
la violence. La cible, Lula, a été construite par les médias conventionnels,
utilisant le symbole du plus grand dirigeant populaire jamais issu des travailleurs,
des ouvriers et des pauvres, des Noirs et des Indiens du Brésil et d’Amérique
latine, internationalement reconnu. Je ne m’attarderai pas sur le triste épisode
de démantèlement du projet social représenté par cet homme extraordinaire, car
je prétends que ses ennemis politiques ont dépassé toutes les limites de la raison
dans la poursuite et la destruction de cette cible symbolique.
L’explication psychanalytique de ce bombardement de colère narcissique peut
utiliser en guise d’explication les concepts de narcissisme de la différence, d’envie
et de pulsion destructrice…
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