Article de revue

Perspectives pour l’environnement en 2019 : les reculs de la politique gouvernementale

Pages 179 à 194

Citer cet article


  • De Mello-Théry, N.-A.
(2019). Perspectives pour l’environnement en 2019 : les reculs de la politique gouvernementale. Outre-Terre, 56(1), 179-194. https://doi.org/10.3917/oute2.056.0179.

  • De Mello-Théry, Neli Aparecida.
« Perspectives pour l’environnement en 2019 : les reculs de la politique gouvernementale ». Outre-Terre, 2019/1 N° 56, 2019. p.179-194. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-outre-terre-2019-1-page-179?lang=fr.

  • DE MELLO-THÉRY, Neli Aparecida,
2019. Perspectives pour l’environnement en 2019 : les reculs de la politique gouvernementale. Outre-Terre, 2019/1 N° 56, p.179-194. DOI : 10.3917/oute2.056.0179. URL : https://shs.cairn.info/revue-outre-terre-2019-1-page-179?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/oute2.056.0179


Notes

  • [2]
    L’ex-vice-président de Dilma Rousseff, qui lui a succédé après la destitution de celle-ci (NdT).
  • [3]
    Institut Brésilien de Géographie et Statistique
  • [4]
    65 milliards d’Euros au cours d’avril 2019 (NdT).
  • [5]
    Communautés de descendants d’esclaves fugitif (NdT).
  • [6]
    l’Entreprise brésilienne de recherche agronomique (NdT).
  • [7]
    Savanes arborées (NdT).
  • [8]
    Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles (NdT).
  • [9]
    Acte de l’exécutif ayant force de loi jusqu’à sa validation par le Congrès (NdT).
  • [10]
    Dénomination fréquente du ministère des Affaires étrangères brésilien, comme « Quai d’Orsay » pour son homologue français
  • [11]
    Bien que l’expression soit beaucoup plus appliquée aux entreprises qui participent à la concurrence internationale et occupent une position de leader dans leur secteur en termes de technologie, de qualité et d’innovation, elle peut également être appliquée au jeu géopolitique international, en identifiant les pays qui créent des stratégies de leader mondial.
  • [12]
    Gamba (2015) et Mello (2002) ont eu l’occasion de participer aux délégations brésiliennes, la première en tant que membre observateur à trois COP (Doha, 2012, Varsovie, 2013 et Lima, 2014), la seconde en tant que membre de la délégation du PREPCOM-Comités préparatoires à Nairobi (1990), Genève (1991) et à la Conférence de Rio, en 1992, accompagnant tous les mouvements du processus de négociation.
  • [13]
    Avec la réglementation de la politique nationale sur le changement climatique (décret n° 7390/2010) et l’inclusion d’engagements volontaires pour réduire les émissions et les taux de déforestation, l’intégration des cultures, de l’élevage et des forêts, l’expansion des cultures sans labour, sources d’énergie, entre autres, le pays a montré au monde entier qu’il a « fait ses devoirs » (Gamba, 2015)
  • [14]
    Le mécanisme REDD + (réduction des émissions liées à la déforestation, à la dégradation, à la conservation et à la croissance des stocks de carbone forestiers et à la gestion durable des forêts), mettait en valeur le transfert de technologie, la formalisation du Fonds vert pour le climat (créé à Copenhague puis ratifié à Durban) comme mécanisme financier de la Convention). Le Brésil était en faveur du Fonds, mais à la COP19 à Varsovie, il s’est associé à d’autres pays pour défendre le paiement en fonction des résultats.
  • [15]
    Pays développé et pays en développement
  • [16]
    À l’époque, l’auteur était conseiller de l’Union rurale démocratique (UDR), un parti qui réunit des parlementaires, de grands producteurs et propriétaires terriens, des libéraux et des personnes hostiles à la conservation de l’environnement.
  • [17]
    Respectivement 9 et 700 Euros, au cours d’avril 2019

Quelles priorités ont été définies par le gouvernement pour la période 2019- 2022 et quelles sont les perspectives de réduction des problèmes environnementaux au Brésil ? Nous analyserons dans cette perspective le changement de direction des actions à 180° par rapport à celles prises par les gouvernements précédents depuis le retour de la démocratie, en 1989, bien qu’elles aient connu quelques revers, en particulier ces dernières années.
La problématique environnementale fait partie du programme du gouvernement brésilien depuis 1988, résultat d’années de mobilisation des défenseurs de l’environnement, et elle a été inscrite dans la Constitution brésilienne. Bien que cela ne soit pas une priorité, certaines politiques publiques spécifiques telles que celles portant sur la biodiversité, les ressources en eau, les déchets solides, le changement climatique (Mello-Théry, 2017) progressaient lentement. Les avancées légales étaient claires, mais la conscience des responsabilités de chacun (gouvernement, secteur productif, société) patinait et dans les questions minières, aucun progrès n’a été obtenu, sauf dans des situations extraordinaires.
Le pays a pris une position active pour démontrer ses efforts dans la gestion des problèmes sociaux et environnementaux depuis 1988, année où il avait proposé de devenir le pays hôte de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) en 1992. Une position fondée sur le multilatéralisme et prise pour montrer une volonté de jouer un rôle plus influent sur la scène internationale, afin de devenir membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies…


Date de mise en ligne : 02/09/2019

https://doi.org/10.3917/oute2.056.0179

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