Djerbal Daho, Lakhdar Ben Tobbal, t. 1, Mémoires de l’intérieur, Alger, éditions Chihab, 2021, 399 p. isbn 978-9947-39-406-. Djerbal Daho, Lakhdar Ben Tobbal, t. 2, La conquête de la souveraineté. Alger, éditions Chihab, 2022, 303 p. isbn 978-9947-39-411-3
- Par Guy Pervillé
Pages 293 à 303
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- PERVILLÉ, Guy,
- Pervillé, Guy.
- Pervillé, G.
https://doi.org/10.3917/om.418.0293
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- Pervillé, G.
- Pervillé, Guy.
- PERVILLÉ, Guy,
https://doi.org/10.3917/om.418.0293
Notes
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[1]
Voir Yves Courrière, Le temps des léopards, Paris, Fayard, 1969, p. 176-190, et mon article historiographique « Du nouveau sur le 20 août 1955 et l’Appel de Constantine » (2013) sur mon site : http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=305
-
[2]
Cité minière où furent massacrés 36 personnes, sur les 117 victimes civiles européennes du 20 août 1955.
-
[3]
Mohammed Harbi, 1954, la guerre commence en Algérie, Bruxelles, Complexe, 1984, p. 183, et L’Algérie et son destin, Croyants ou citoyens. Paris, Arcantère, 1992, p. 128.
-
[4]
Dans les pages 268-269, L. Bentobbal analyse la singularité de la wilaya II par rapport à toutes les autres, le refus de donner plus d’autorité aux militaires qu’aux représentants du peuple : « Si celui qui porte les armes devient l’élément principal, cela débouche sur un État dont les fondements reposent sur la force pure et non sur la loi ».
L’historien algérien Daho Djerbal avait eu l’occasion de recueillir, grâce à l’ancien agent de liaison de la wilaya 2 Mahfoud Bennoune, le témoignage oral de son ancien chef le militant et dirigeant du FLN Lakhdar Ben Tobbal (1923-2010) et de le rédiger entre 1980 et 1986 ; mais toutes les tentatives d’édition en Algérie et en France avaient échoué, puis Lakhdar Ben Tobbal et ses héritiers s’y étaient opposés. Trente-cinq ans après, Daho Djerbal a pris sur lui de publier ce document essentiel pour lequel celui-ci avait donné son accord en 1986 : « Après avoir attendu 35 années que la famille Bentobbal m’accorde la possibilité de publier l’entretien, j’ai pris la responsabilité de rendre public ce témoignage et de le transmettre au peuple algérien, aux moudjahidine et à leurs descendants à qui il était destiné quand nous avions pris la décision, Slimane Lakhdar Bentobbal, Mahfoud Bennoune et moi-même de restituer ce témoignage comme source orale pour l’écriture de l’histoire de la guerre de libération ». Il faut saluer le courage qui a poussé le rédacteur de ce livre à le sortir enfin de l’ombre pour le mettre à la disposition d’un large public en Algérie et ailleurs.Ce livre tant attendu, et connu durant des années par quelques citations seulement, surprend dès les premières pages par la qualité exceptionnelle de la réflexion de Lakhdar Bentobbal qui donne tout son sens à son témoignage. Né dans une famille modeste de la petite ville de Mila dans le Constantinois, il analyse très finement la dureté des rapports sociaux et familiaux dans son milieu, à tel point que l’oppression coloniale y est beaucoup moins présentée que la révolte de la jeune génération : « Le combat qu’a mené cette jeunesse-là n’était donc pas seulement un combat contre la France, c’était avant tout un combat contre soi-même, contre les coutumes familiales qui les emprisonnaient, contre leur propre ville, contre le despotisme des potentats locaux…
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