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Pages 113 à 129
Citer cet article
- TRAVERS DE FAULTRIER, Sandra,
- Travers de Faultrier, Sandra.
- Travers de Faultrier, S.
https://doi.org/10.3917/otra.054.0113
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- Travers de Faultrier, S.
- Travers de Faultrier, Sandra.
- TRAVERS DE FAULTRIER, Sandra,
https://doi.org/10.3917/otra.054.0113
Notes
-
[1]
Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête, Arles : Actes Sud, 2014.
-
[2]
Ibid., p. 13.
-
[3]
Ibid., p. 63.
-
[4]
Ibid., p. 63.
-
[5]
Eschyle, Les Euménides, traduction Olivier Py, Arles : Actes sud-papiers, 2008, p. 93.
-
[6]
Axel Honneth, La Reconnaissance, Paris : Gallimard, 2020, p. 12.
-
[7]
Paul Ricoeur, Parcours de la reconnaissance, Paris : Stock, 2004, p. 109.
-
[8]
Daniel Mortier, Métamorphoses des mythes : cristallisations et inflexions, in Daniel Mortier, Ariane Ferry, Laurence Villard, Eds., Saint-Martin-d’Hères : UGA éditions, 2022, préface.
-
[9]
Jean-Michel Maulpoix, du lyrisme, Paris : Éditions Corti, 2000, p. 290.
-
[10]
Mireille Delmas-Marty, Alain Supiot, Prendre la responsabilité au sérieux, Paris : PUF, 2015.
-
[11]
Kamel Daoud, op. cit., p. 13.
-
[12]
Ibid., p. 23.
-
[13]
Olivier Abel, Préface, in Paul Ricoeur, Vivant jusqu’à la mort, Paris : Seuil, 2007, p. 7.
-
[14]
Jean-Paul Honoré, Un Lieu de justice, Paris : Arléa, 2021, p. 54.
-
[15]
Sandra Lucbert, Personne ne sort les fusils, Paris : Seuil, 2020, p. 40.
-
[16]
Sandra Travers de Faultrier, Afin que du réel advienne, quand droit et littérature dialoguent…, Paris : Mare et Martin, 2021.
-
[17]
Michel Lichtlé, Balzac, le texte et la loi, Paris : PUPS, 2012, p. 322.
-
[18]
Sandra Travers de Fautrier, « Procès de procès », La Revue droit et littérature, 2020, n° 4, p. 440-444.
-
[19]
Florian Pennanech, Poétique de la critique littéraire, Paris : Seuil, 2019.
-
[20]
Kamel Daoud, op. cit., p. 15.
-
[21]
Ibid., p. 16.
-
[22]
Esther Benbassa, La Souffrance comme identité, Paris : Fayard, 2007.
-
[23]
Laurence Tardieu, La Confusion des peines, Paris : Stock, 2011.
-
[24]
Kamel Daoud, op. cit., p. 42.
-
[25]
Cornélius Castoriadis, La Montée de l’insignifiance, Paris : Seuil, 1996, p. 110.
-
[26]
Lucie Campos, Fictions de l’après. J.M. Coetze, I. Kertész, W.G. Sebald, Paris : Garnier, 2012, p. 234.
-
[27]
Catherine Coquio, Le Mal de vérité ou l’utopie de la mémoire, Paris : Armand Colin, 2015, p. 275.
-
[28]
Kamel Daoud, op. cit., p. 126.
-
[29]
Esther Benbassa, La Souffrance comme identité, Paris : Fayard, 2007, p. 159.
-
[30]
Kamel Daoud, op. cit., p. 11.
-
[31]
Jean-Yves Mollier, Interdiction de publier, Joinville-le-Pont : Double ponctuation, 2020, p. 151.
-
[32]
Patrice Jean, L’Homme surnuméraire, Monaco : Éditions du Rocher, 2018, p. 238.
-
[33]
Ibid., p. 245.
-
[34]
Kamel Daoud, op. cit., p. 108.
-
[35]
Jean-François Hamel, Revenances de l’histoire, Paris, Minuit, 2006, p. 7.
-
[36]
Ibid., p. 50.
-
[37]
Yves Citton, Renverser l’insoutenable, Paris, Seuil, 2012.
-
[38]
Yannick Haenel, Notre solitude, Paris : Les Échappées, 2021, p. 167.
-
[39]
Paul Audi, Réclamer justice, Paris : Galilée, 2019.
-
[40]
Hans Joas, Comment la personne est devenue sacrée, Genève : Labor et Fides, 2016, p. 212.
-
[41]
Pierre Manent, Montaigne, la vie sans loi, Paris : Flammarion, 2021, p. 357.
-
[42]
Ibid., p. 273.
-
[43]
Kamel Daoud, op. cit., p. 41.
-
[44]
Paul Audi, Qui témoignera pour nous, Albert Camus face à lui-même, Paris : Verdier, 2013, p. 125.
-
[45]
Ibid., p. 199.
-
[46]
Arthur Desnouveaux, Antoine Garapon, Victimes, et après ?, Paris : Gallimard, Tract n° 10, 2019.
-
[47]
Ibid., p. 37.
-
[48]
Ibid., p. 37.
-
[49]
Jean-François Hamel, op. cit., p. 7.
-
[50]
Jean-Michel Maulpoix, op. cit., p. 290.
-
[51]
Ibid., p. 290.
-
[52]
Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme, Paris : Éditions de l’encyclopédie des nuisances, Éditions IVREA, 2002.
-
[53]
Paul Audi, Réclamer justice, Paris : Galilée, 2019.
-
[54]
Kamel Daoud, op. cit., p. 129.
-
[55]
Cornélius Castoriadis, op. cit., p. 111.
-
[56]
Kamel Daoud, op. cit., p. 153.
Meursault, contre-enquête, parce qu’il parle la langue d’une insistance entêtée qui dévitalise les existences sur lesquelles elle se greffe, parce qu’il « parasite » une œuvre avec laquelle se tisse une intertextualité essentielle, parce que, sans faire place à la prosopopée, un mort fait le siège des années, convoque massivement des éléments constitutifs du fantastique.
Auteurs, personnages, publics, tous sont convoqués par l’absence-présence d’un fantôme qui instaure une confusion des places. Et le texte-plainte à comprendre aussi bien comme une peine sans fin que comme une action juridique réclamant réparation, est un texte-hommage hanté. Écriture qui fait honneur à la lecture, le roman, habité par l’identité comme souffrance (I) et par la souffrance comme identité (II), interroge le mode d’existence du passé.
Catégorie esthétique qui met en jeu des procédés narratifs et rhétoriques, le genre fantastique peut accueillir le roman de Kamel Daoud qui déstabilise les limites des personnages (l’auteur peut devenir personnage) et du réel (un personnage mort peut devenir un interlocuteur, le public peut devenir un acteur responsable). Univers fictif de l’œuvre camusienne, univers fictif du roman de Daoud et univers réel auquel serait arrimé le lecteur contemporain, sont mis en dialogue forcé au cœur d’une lecture/écriture dirigée par l’auteur. La question de l’identité qui congédie tout procès en invraisemblance tant la représentation de la réalité donne forme et évidence au subjectif et à l’émotionnel, ne s’épuise pas dans le nom (1), convoquant manifestement la responsabilité sous toutes ses formes (2)…
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