Banon P., Bethsabée. Le secret de la reine de Jérusalem, Paris, Pr. Renaissance, 2008, 23x14, 326 p., 20 €. ISBN 978-2-7509-0421-0
Pages 295h à 300h
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/nrt.312.0295h
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/nrt.312.0295h
1 La reine Bethsabée, mourante, raconte son histoire et confie ses remords à sa co-épouse Abishag, la Sulamite, dernière femme du roi David défunt. Le roman nous apprend que, si Bethsabée a conspiré contre Adonias (à qui, après la mort d’Absolon, revenait la succession de David) au profit de son propre fils Salomon, c’est pour venger son grand-père Ahitophel le Gilonite (qui s’est suicidé, meurtri par la trahison de Hushai) en offrant le trône à un descendant de son clan. Salomon a fait tuer Adonias, qui songeait à épouser Abishag … Le dévoué eunuque Joceh, un des rares personnages fictifs introduits par l’A., libère Bethsabée de son chagrin obsessionnel : son premier enfant, adultérin, qu’elle croyait mort, offert en sacrifice expiatoire par le cruel prophète Nathan, est vivant : Joceh l’a sauvé. Nous suggérons au lecteur un retour aux textes bibliques (2 Samuel 15-17 et 1 Rois 1-2), moins mélodramatiques, dont l’A. s’inspire et autour desquels il ne brode qu’avec respect. — P.-G.D.